Tag: British Columbia

New Canadiana :: Diane – Phantoms

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Green Burrito’s Midas touch continues with the scuzz-lite starkness of Diane. On their debut cassette, the terrible trio crams six songs into 12 frenetic minutes, only slowing their roll on the Kim Gordon-inspired — and perhaps knowingly name-dropped — “Bad Sister”. Throughout the remainder of Phantom, they pogo like Lollapalooza ’93 against a backdrop of bored vox, buzzy guitars and the occasional surprise drum break. Dig!

La touche magique de Green Burrito se poursuit avec la pureté écœurante et éclairée de Diane. Sur leur album, le remarquable trio joue six chansons de 12 minutes intenses, en ralentissant simplement le rythme sur “Bad Sister”, inspirée de Kim Gordon, peut-être intentionnellement cité. Sur Phantom, ils sautillent comme à Lollapalooza ’93, à l’encontre des opinions embarrassantes, ils font vrombir leurs guitares et surprennent par un jeu de batterie. Impressionant!

Diane – Religion

Diane – Bad Sister

New Canadiana :: Shawn Mrazek Lives! – Thought He Was Dead

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Calling himself ‘Shawn Mrazek Lives!’, the drummer from The Evaporators and The Doers has recorded a solo album that sounds like the audio equivalent of going on a trip to the country, swimming in the lake, drinking cheap beer and talking with your friend, Shawn. Mrazek is a sometimes teasing, sometimes moody, yet always gentle narrator, possessing a voice cut with a punk edge. His bright, sparkling instrumentals are well complemented by cameos from a generous handful of the Western music community’s most brilliant musicians. Thought He Was Dead revels in the deeply personal, like a night swim in the river or a long walk with just yourself on a grey and gold fall afternoon.

Sous le nom de ‘Shawn Mrazek Lives!’, le batteur de The Evaporators et The Doers a enregistré un album solo qui est l’équivalent audio d’aller faire un tour en campagne, de se baigner dans le lac et de boire de la bière pas chère en parlant avec ton ami Shawn. Mrazek est parfois moqueur, parfois de mauvaise humeur, mais demeure toujours un narrateur doux qui possède une voix coupée au punk. Ses morceaux instrumentaux sont éclairés et étincelants, mis en valeur par les contributions de quelques-uns des plus brillants musiciens de la communauté artistique de l’Ouest. Thought He Was Dead est profondément personnel, comme une baignade nocturne dans la rivière ou une longue promenade solitaire un après-midi d’automne aux teintes grises et or.

Shawn Mrazek Lives! – Man In The Glass

Shawn Mrazek Lives! – The Forest Inside My Heart

New Canadiana :: Capitol 6 – No One Came

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The name Capitol 6 is probably a nod to a certain collective of legendary elephantine Athenians (GA, not GR). It’s a lofty comparison and a little presumptuous, but it has some merit — the lineage checks out. The band’s ex-label Light Organ cite “contemporary paisley-punks” like The Fresh & Onlys as influences, but this track is more tie-dyed than it is acid-washed, and the most obvious stylistic link is to their mid-90s neo-psych forbearers. Seriously, the central refrain mostly consists of the word “freeeeeee” repeated over and over. It doesn’t even matter if they’re taking the piss; this is sunny, easy stuff, and it makes it hard to take anything too seriously. It’s a soundtrack for getting up early to wake and bake only to pass out in a lawnchair 15 minutes later. It’s not that it’s unambitious — it’s just comfortable with kicking back.

Le nom Capitol 6 est sans doute un clin d’œil à un certain collectif légendaire d’éléphantesques athéniens (de Géorgie, pas de Grèce!). C’est une comparaison ambitieuse, et même un peu présomptueuse, mais qui en a pas moins un certain mérite – la lignée correspond. Light Organ, l’ancien label de groupe, cite des influences “paisley-punks contemporains” comme The Fresh & Onlys, mais ce titre est plutôt délavé que lavé à l’acide, et la comparaison stylistique la plus évidente est avec leurs ancêtres neo-psych des années 90. Sans plaisanter, le refrain principal consiste surtout du mot «freeeeeeee » répété encore et encore. Même si ils se moquent, ça n’importe pas; c’est de la musique insouciante et facile, ce qui rend difficile de prendre quoi que ce soit trop au sérieux. C’est une bande-sonore pour se lever tôt le matin et se rouler un joint, seulement pour s’endormir sur une chaise longue 15 minutes plus tard. Ce n’est pas que ce soit une chanson sans ambitions — c’est juste qu’elle est confortable à prendre les choses comme elles viennent.

Capitol 6 – No One Came

New Canadiana :: White Poppy – Drifter’s Gold

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White Poppy has channelled summer sweetness, T’ai Chi slow motion peace and teenage wandering nostalgia into her new tape, Drifter’s Gold, released on Constellation Tatsu. A soothing flowerhaze dream made of McGuire-esque delayed guitars, emotional spectral vocals floating in a cloud of reverb, and fragile melodies. “Green & Growing”, the opening track, feels like the cottonhead drony folk of Juana Molina and creates photosynthesis for the mind, absorbing beauty. “Who Are You” has an abstract feel that makes you want to cry (both with a strange sadness and deep joy), a melody echoing the good old days of Kings of Convenience.

Blurry pop summerwave tones wrapped in an iridescent splash of reverb, Drifter’s Gold feels like a mid summer chilling when the body is dozing and you have absolutely no responsibility at all except being alive, and alert to everything life has to offer. These songs, and the kaleidoscopic diamond eyes video for “Daydreaming”, are a first vision of a LP to follow this August on Not Not Fun.

White Poppy a canalisé la douceur éblouissante de l’été, la lenteur paisible du T’ai Chi et les errances nostalgiques de l’adolescence dans sa nouvelle cassette, Drifter’s Gold, sortie sur Constellation Tatsu. Un doux rêve de fleurs brumeuses parsemé de guitares mcguiresques en délais miroitants, de voix spectrales évaporées dans une bruine de réverbération et de mélodies fragiles. La première pièce de l’album, “Green & Growing”, fait penser au folk ronronnant (qui donne l’impression d’avoir la tête dans un nuage de coton ouateux) de Juana Molina, et produit une photosynthèse de l’esprit, absorbant la beauté. “Who are you” fait vibrer cette corde étrange, ce sentiment qui fait pleurer à la fois de tristesse et d’une profonde joie, la mélodie de guitare faisant écho à la belle époque de Kings of Convenience.

Pièces instrumentales brumeuses, tonalités summerwave pop baignant dans une vague fraîche de reverb iridescent, Drifter’s Gold se ressent comme une journée en plein milieu de l’été, lorsque le corps somnole et qu’on a aucune responsabilité à part celle d’être en vie et alerte à ce que la vie a à nous offrir. Ces chansons, ainsi que le vidéo en yeux de diamants kaléidoscopiques pour la chanson Daydreaming forment une première vision d’un LP qui sortira en août sur l’étiquette Not Not Fun.

White Poppy – Who Are You

White Poppy – Silver Eyes

New Canadiana :: C.Diab – Interludes

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These petrichoral arrangements moan and stutter and sing, summoning Cascadia in dripping canopies and tectonic slow-dance. Working primarily with bowed guitar, C.Diab deposits tones in layers, building sedimentary dronescapes, wistful core samples of moments and moods gone by. Split into four parts, “In Seven” is a rainy improvisation featuring Colby Sparks and Nam Shub jam-mate Bill Young, weaving a thread through the album and wrapping the whole in an unsettling, ritual atmosphere. Starting off side B, “The Valley and Its Night” brings it all back home with beachfire-warm fingerpicking. Interludes is a limited-run, must-grip deep listening experience for the innerspace wayfarer.

Cet album, telle une odeur plaisante des premières pluies, est grinçant, saccadé et bourdonnant. Il lance un appel à la Cascadie par des sons qui simulent des auvents qui gouttent et des slows tectoniques. Jouant principalement de la guitare frottée, C.Diab empile les tons et produit une ambiance de drone sédimentaire, de carottage mélancolique qui laisse passer le temps et les états d’âme. Scindé en quatre parties, “In Seven” est une pluie d’improvisations, dont la collaboration de Colby Sparks et de Bill Young, compagnon de jam de Nam Shub, permet d’enfiler son style à travers l’album et d’envelopper le tout dans une atmosphère troublante et rituelle. Depuis la face B, “The Valley and Its Night” nous ramène aux sources, grattant de la guitare sur la plage, près d’un feu de camp. Interludes, sorti en quantité limitée, est une expérience saisissante et profonde pour les voyageurs intérieurs.

C.Diab – Other Time

C.Diab – Stone

New Canadiana :: Gal Gracen – Blue Hearts In Exile

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Seven chill communications from Role Mach janglist Gal Gracen make up Blue Hearts in Exile. Alternating between instrumentals and songs – electrified guitar exotica and wavering, soulful proclamations of love – this cassette creates the perfect atmosphere for a romantic night-time beach picnic or basement couch makeout party. “Love Fantasy, My Beautiful Girl” chugs along with an earworming bassline, while “Sylvan Tragedy” glistens with sleazy, falsetto melancholia. These are soft ‘n sexy jams for summer ’13’s Casanovan conquests.

Sept transmissions décontractées par Gal Gracen (projet solo de Patrick Geraghty de Role Mach) constituent Blue Hearts in Exile. En alternant instrumentaux et chansons – entre l’exotisme électrisant de la guitare et les déclarations d’amour chancelantes et émouvantes – cette cassette crée l’ambiance parfaite pour un pique-nique romantique au clair de lune sur la plage ou pour les câlins sur le canapé du sous-sol. La ligne de basse qui transporte “Love Fantasy, My Beautiful Girl” reste ancrée dans la tête, et “Sylvan Tragedy” scintille d’un curieux falsetto mélancolique. La bande sonore douce et sexy des conquêtes casanoviennes de l’été 2013.

Gal Gracen – Infinity

Gal Gracen – Sylvan Tragedy

New Canadiana :: Babysitter – Tape 666

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Don’t let the name fool you. Babysitter has no business being around children. They’re loud. They’ve got riffs. They’ve got lots of hair. They can be as bizarre as they can be beautiful and it’s all wrapped up in recordings so fuzzed out they hum. Tape 666 is a deranged ride (a six-sided triple cassette, to be specific) through the minds of wizards – pissed wizards who dig grunge, like to trip out and have one hell of a pop sensibility. Just lean back, close your eyes and see what dark corners and strange places these tapes will take you.

Ne vous laissez pas tromper par le nom. Babysitter n’est pas pour les enfants. Ils jouent fort. Ils ont des riffs. Ils ont du cheveu en masse. Aussi bizarre que sublime, leur son est tellement saturé qu’il en bourdonne. Tape 666 est une ballade déroutante (six faces réparties sur trois cassettes, pour être précis) au cœur de l’imaginaire de sorciers – des sorciers dérangés qui tripent sur le grunge, qui hallucinent fort et qui démontrent toute une sensibilité pop. Asseyez-vous confortablement, fermez les yeux et observez dans quelles contrées sombres et mystérieuses ces cassettes vous amèneront.

Babysitter – Way High on the Highway

Babysitter – Dead to Me