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New Canadiana :: Johnny de Courcy and the Death Rangers – Johnny de Courcy and the Death Rangers

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Johnny de Courcy and the Death Rangers’ self-titled album skips open with “Panoramic View”, a song that blows the sticky sweet bubbles laced with gasoline that cover their music. The band has a blown out rock ‘n’ roll flair providing momentum for their inclination towards folk-punk and legendary storytelling. De Courcy’s deliberately enunciated lyrics give him the gravity of a narrator, describing the life he’s witnessed with a sympathetic urgency. His words emphasize individuality and uncertainty, recalling the feeling of being a teenager playing rock star in front of the mirror while waiting for the moment of comeuppance. There’s a vulnerability here that’s compelling, strange and completely charming.

L’album éponyme de Johnny de Courcy and the Death Rangers’ s’ouvre sur « Panoramic View », une chanson qui souffle les bulles sucrées et collantes arrosées d’essence qui recouvrent leur musique. Le groupe a un style rock ‘n’ roll gonflé qui donne un élan à leur penchant pour le folk-punk et pour la narration légendaire. Les paroles délibérément énoncées de De Courcy lui donne le sérieux d’un narrateur, décrivant la vie dont il a été témoin avec une urgence compatissante. Ses mots soulignent l’individualité et l’incertitude, rappelant ce que c’est que d’être un adolescent qui joue à la rock star devant son miroir en attendant de recevoir ce qu’il mérite. Il y a une vulnérabilité irrésistible ici, étrange et entièrement charmante.

Johnny de Courcy and the Death Rangers – Panoramic View

Johnny de Courcy and the Death Rangers – Cherry Lane

New Canadiana :: The Backhomes – Only Friend

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Only Friend, the debut album from The Backhomes, engulfs you in a cathartic soundscape akin to stepping out of a dark winter cave into the first sunny days of pure blue sky. When the needle catches the groove, the heat waves begin. With just a couple of guitars and some pedals, this duo – featuring a former member of The Besnard Lakes and a talented visual artist – is able to create a wall of sound that could smother a cathedral. Each song is crafted with the delicacy and dedication of master musicians; they know exactly what they want to sound like, and always hit that level, live or recorded. The Backhomes pulled the opposite move of most Vancouver Island bands, throwing away the bohemia of Montreal to ride the slow waves. Until they came to town, this seemed like another Victoria one-way street. Their perfection and precision is a sharp contrast to the usual lo-fi pop-rock the Capital City is known for and this has allowed The Backhomes a quick rise to the top of the scene — a position well earned and deserved.

Only Friend, le premier album de The Backhomes, vous précipite dans un paysage sonore cathartique, comme si vous émergiez d’une sombre caverne hivernale sous le ciel bleu des premiers jours ensoleillés. Dès que l’aiguille trouve le sillon, les vagues de chaleur commencent. Avec seulement deux guitares et de quelques pédales, ce duo, qui met en vedette un ancien membre du groupe The Besnard Lakes et une talentueuse artiste visuelle, réussit à créer un mur de son qui pourrait recouvrir une cathédrale. Chaque chanson est composée avec la délicatesse et le dévouement de musiciens au sommet de leur art : ils savent parfaitement quel son ils veulent donner à leur musique et ils l’atteignent à chaque fois, qu’ils soient en spectacle ou en studio. The Backhomes s’opposent à la plupart des groupes originaires de l’Île de Vancouver en délaissant le style bohème de Montréal pour surfer les vagues lentes. Avant leur arrivée en ville, tout semblait être une rue à sens unique de plus à Victoria. Leur perfection et leur précision tranchent nettement avec le pop-rock lo-fi pour lequel la capitale est reconnue, et ceci aura permis à The Backhomes de grimper rapidement au sommet de la scène — une position bien méritée.

The Backhomes – You Gotta Move

The Backhomes – Changing Me

New Canadiana :: Man Your Horse – Marrel of Bonkeys

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Vancouver’s energetic instrumental duo Man Your Horse feverishly induce an aural palindrome-esque experience on Marrel of Bonkeys. Julian Marrs — of Marrs Pedals fame — layers off meteoric explosions of intricate and agitated guitar lines, while hard-hitting Scott Petrie meets him in full force on the kit. This is a no-holding-back, uninterrupted puzzle of twisting and morphing tones and rhythms. A landscape riddled with animalistic peaks of distortion and dynamic exploration. Get into it.

Man Your Horse, l’énergique duo instrumental de Vancouver, provoque fébrilement une expérience auditive palindrome-esque sur son album Marrel of Bonkeys. Julian Marrs – de Marrs Pedals – étale des explosions météoriques de lignes de guitare complexes et agitées, pendant que le percutant Scott Petrie le rejoint en force à la batterie. Voici un puzzle ininterrompu et sans retenue de sonorités et de rythmes sinueux en transformation. Un paysage rempli de sommets de distorsion bestiaux et d’exploration dynamique. Plongez-y.

Man Your Horse – Babes

Man Your Horse – May The Horse Be With You

New Canadiana :: Juvenile Hall – Magazine Collage

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This is one kisser-smacker of an album. Melodic triple-vox jump like boot-wearing freaks on top of straight-up punk bar-chord riffs. Heavy bass and bash-em-around drums push every song straight into the mosh pit. This album is 100% power-punk for when you just feel like jumping around, bashing your head on your friends, and getting ferocious about everything — from the fact that you don’t live in California to the creeps on the goddamn patio. Put on your heaviest leather jacket, pull your hair in front of your face, peek your eyes through your bangs for maximum glare, and clomp around town listening to Magazine Collage.

Cet album est un coup de poing au visage. Trois voix mélodieuses sautillent comme des fous qui portent des bottes, par-dessus des riffs de punk pur aux accords barrés. De la basse lourde et des rythmes de batterie qui cognent poussent chaque chanson directement dans le mosh pit. Cet album est power-punk à 100%, parfait quand vous avez juste envie de sauter partout en vous cognant la tête contre vos amis et d’être féroce à propos de tout — depuis le fait que vous ne vivez pas en Californie, jusqu’aux sales types sur le fichu patio. Mettez votre manteau de cuir le plus épais, peignez vos cheveux vers l’avant, lancez à tout le monde votre regard le plus noir à travers votre frange et marchez lourdement à travers la ville en écoutant Magazine Collage.

Juvenile Hall – California Cut-Offs

Juvenile Hall – Paste

New Canadiana :: Dead Soft – Teen Fiction

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Bear with me — some aesthetics act like infections. You might have caught it years before it expressed itself (n.b. I don’t mean to compare this band or album in any way to a herpes breakout). When Dogtown and Z-Boys came out in 2001 (! — fuck) the adolescent population was quickly infected. Lying dormant for 12 years, it’s expressed in this album’s instant nostalgia for summers past. Unlike the original Z-Boys, this summer won’t be recorded on Kodachrome, but with Instagram through heavy vintage filters. Take a spin and you’ll pine for the facsimile of your own lost Dogtown summer, whether you’ve had one or not.

Écoutez bien, certaines esthétiques sont comme des infections. Peut-être l’avez-vous contractée des années avant que ses effets ne se déclarent (notez bien que je n’essaie en aucune façon de comparer ce groupe ou leur album à une poussée d’herpès). Lorsque Dogtown and Z-Boys est sorti en 2001 (câlisse déjà?!), la population adolescente a rapidement été contaminée. En dormance pendant 12 ans, le film ressurgit à présent à travers la nostalgie instantanée de cet album pour les étés passés. Contrairement aux Z-Boys de l’époque, cet été ne sera pas immortalisé sur Kodachrome, mais bien à grand renfort de filtres vieillots sur Instagram. Une simple écoute et vous rêverez de mettre la main sur un fac-similé de votre propre été Dogtown perdu, que vous en ayez eu un ou pas.

Dead Soft – End

Dead Soft – Sometimes I Forget

New Canadiana :: War Baby – Jesus Horse

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This might be one of those rare instances when a band can immediately invoke comparisons to Nirvana and not totally suck. In fact, the parallels are almost a disservice. War Baby lay down grungy jams on Jesus Horse that would make mainstream ’90s commercial radio throwback stations a thousand times more tolerable. Listening to this record on repeat will make your hair grow long and greasy at an alarming rate. This Vancouver-based trifecta of power invoke undeniable levels of thrash. Jon Reddit’s guitar and vocals are hypnotic summonings from a dark cave. Aaron Weiss’ bass lines patch into your spinal cord and induce uncontrollable nods of appreciation. Kirby Fisher caps the sonic assault by smashing the songs into your eardrums. All of this was somehow harnessed at The Noise Floor, home to some of the west coast’s best recordings of the last few years, among which Jesus Horse definitely belongs.

Voilà peut-être l’une des rares occasions où un groupe suscite instantanément des comparaisons avec Nirvana sans être totalement à chier. De fait, le parallèle lui fait presque du tort. War Baby nous offre sur Jesus Horse des jams grunge ayant le pouvoir de rendre mille fois plus tolérable n’importe quelle station de radio commerciale prisonnière du son mainstream des années 90. Écouter cet album en boucle rendra vos cheveux gras et les fera pousser à un rythme alarmant. Basé à Vancouver, ce triumvirat de puissance atteint des sommets incomparables de thrash. La guitare et la voix de Jon Reddit s’élèvent comme des incantations hypnotiques d’une sombre grotte. Les lignes de basse d’Aaron Weiss s’immiscent jusqu’à votre épine dorsale pour vous faire hocher incontrollablement la tête d’appréciation. Kirby Fisher mène l’assaut sonique en vous martelant les pièces directement sur vos tympans. D’une façon ou d’une autre, toute cette énergie a réussi à être canalisée depuis The Noise Floor, berceau de certains des meilleurs enregistrements de la côte ouest des dernières années, auxquels s’ajoute assurément Jesus Horse.

War Baby – Melting Witch

War Baby – Black Swan

New Canadiana :: Hemogoblin // Bertha Cool – Split 7″

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Who doesn’t love music that makes being a badass sound good? Screw showers or brushing your teeth. This Hemogoblin / Bertha Cool split is heavy as shit. With their droning male / screaming female vocals and a shoegaze sound, Bertha Cool gives you that metalhead scowl while you bob your head to the heavy riffs. And Hemogoblin is just unrelenting. This duo pulls off some big sounds and really awesome vocal melodies. Some really great wailing throughout this whole 7”.

Qui n’aime pas la musique qui détaille les mérites d’être un mauvais garçon? Rien à cirer de prendre une douche ou de se brosse les dents. L’album que se partagent Hemogoblin et Bertha Cool est super heavy. Avec leurs bourdonnements mâles et leurs voix féminines criardes sur un fond de musique shoegaze, Bertha Cool vous donne un air de métalleux alors que vous bougez la tête au son des riffs lourds. Et Hemogoblin est tout simplement implacable. Ce duo accouche de bons sons et de mélodies vocales impressionnantes. Ce 7’’ est bourré de gémissements vraiment superbes.

Hemogoblin – Hand Sanitizer Cocktail

Bertha Cool – Rat King

Cameo :: Janelle Hollyrock on Various Artists – Emergency Room Vol. 1

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The Emergency Room was a former fish-processing factory turned back alley recording/performing/practice space in Vancouver’s notorious drug- and rat-infested Downtown Eastside. Originally started in 2006 by Keith Wecker of Sex Negatives while hosting shows in Emily Carr University’s underground garage with Justin Gradin of Random Cuts and recording engineer Jordan Koop of Twin Crystals, the ER moved to East Hastings in ’07 and for a little over a year became the hub of Vancouver’s art punk community. When I reviewed this LP for my zine back in 2008 I wrote that the growing popularity of “the ER as a secret, illegal venue is at risk of imploding at any minute” and to get it “before this souvenir becomes an artifact.” And sure enough the Emergency Room did end up shutting down soon after this comp was released. But while secret venues and warehouse spaces pop up in East Van just as often as they’re closed down, the ER was the first to leave behind a vinyl compilation of what went down.

Optimistically titled “Vol. 1”, the comp features eight bands who performed or recorded at the space in its first year including Defektors, Petroleum By-Product, Vapid, White Lung, Mutators, Twin Crystals, Nü Sensae, and Sick Buildings plus a 20-page stitch-bound photo book of bands who played the space like Montreal’s AIDS Wolf and others. At the time, Mutators had toured North America and were arguably the most well known outside Vancouver, but that spot’s now definitively taken up by the Pitchfork-approved White Lung, who back in 2008 had only released one 7” (“Local Garbage” on Ryan Dyck of B-Lines’ label Hockey Dad).

Five years later, I like this comp even more than when it came out. It opens with two straight ahead garage-punk tracks from Defektors (misspelled as Defectors on the sleeve) before offering two more by Petroleum By-Product, who were still going by The Petroleum By-Products at the time and only just beginning to tweak their sound away from a focus on garage-pop towards the minimal-synth-driven New Wave sound they’ve achieved in the last few years. Side A wraps up with Mish Way screaming over White Lung’s raw, frenetic “Therapy” right after Vapid burst off the vinyl with two energetic pop-punk blasts, “Sex Stain” and “Die”. After taking a two-year break, Vapid are finally playing shows again, now with The Tranzmitors’ Bryce Dunn on drums and a new LP coming out this summer on Nominal / Deranged Records.

On the flipside is Mutators’ harsh and experimental “Instinct” and “VVV”. Their dark screamo is as intense and confusing as early ’80s Vancouver noise band Tunnel Canary. Listening to Twin Crystals and Nü Sensae I can almost taste the cigarette smoke and smell the stale beer and vomit that epitomized shows at the ER. Yet it’s the fucked up, scary noise of Sick Buildings’ “The Commuter” that tips this LP from just a crazy good compilation of songs to a snapshot of Vancouver’s underground DIY ethos.

As important as 1979’s Vancouver Complication LP featuring DOA, Subhumans, U-J3RK5 and other seminal Vancouver punk bands, Emergency Room Vol. 1 wasn’t just capturing Vancouver’s weird punk scene at its pinnacle, it was a jumping off point for a lot of these bands. It’s a testament to them that, except for the two sadly defunct noise bands Mutators and Sick Buildings, all are not only still performing but deservedly getting reviewed and approved outside Vancouver. Limited edition vinyl of 924, and I still see this around in record stores. Pick it up if you find it!

Janelle Hollyrock runs Mongrel Zine, a fanzine and record label out of Vancouver, with her partner Bob Scott.

The Emergency Room était situé dans une ancienne usine d’apprêtage de poisson transformée en lieu d’enregistrement, de spectacle et de pratique dans l’est du centre-ville de Vancouver infesté de rats et où circule de la drogue. Ouvert en 2006 par Keith Wecker de Sex Negatives lorsqu’il animait des spectacles dans un sous-sol de la Emily Carr University aux côtés de Justin Gradin de Random Cuts, et de l’ingénieur aux enregistrements Jordan Koop de Twin Crystals. La ER a ensuite déménagé à East Hastings en 2007 et après un peu plus d’un an, est devenue le lieu par excellence de la communauté punk de Vancouver. Lorsque j’ai écouté ce LP pour mon zine en 2008, j’ai alors écrit que la popularité grandissante de “la ER, un lieu secret, illégal, peut prendre fin à tout moment” et qu’il fallait se procurer le vinyle “avant que ce souvenir ne devienne un artéfact.” Évidemment, la Emergency Room a dû fermer ses portes quelques temps après la sortie de cette compilation. Lorsque le lieu gardé secret accueillait des artistes en son sein et gagnait en succès dans l’est de Vancouver juste avant la fermeture, la ER a été le premier lieu de spectacle à accoucher d’une compilation vinyle sur des raisons de sa fermeture.

Titrée avec optimisme “Vol. 1”, la compilation réunit huit groupes qui se sont produits ou qui ont enregistré pendant la première année du studio, dont: Defektors, Petroleum by-Product, Vapid, White Lung, Mutators, Twin Crystals, Nü Sensae et Sick Buildings; de plus a été publié un album photo de 20 pages des groupes qui s’y sont produits, comme le groupe Montréalais AIDS Wolf et bien d’autres. À cette époque, les Mutators étaient en tourné en Amérique du nord et étaient sans doute le groupe le plus connu à l’extérieur de Vancouver, mais cette place est depuis tenu par White Lung, encensé par le site Pitchfork. White Lung, en 2008, avait seulement sorti un tube de 7” (“Local Garbage” sur Ryan Dyck de B-Lines du label Hockey Dad).

En effet, cinq ans plus tard, j’aime encore plus cette compilation qu’à sa sortie. Elle débute avec deux chansons underground d’un son sec punk de Defektors (mal écrit sur l’étui comme ceci : Defectors), suivent deux autres chansons produites par Petroleum By-Product, qui à l’époque s’appelaient encore The Petroleum By-Products et venaient tout juste de sampler leur son (différent de sons pop-garage) par le biais du synthétiseur minimaliste produisant du son new wave qu’ils ont produit les dernières années. La face A emballe par la voix de Mish Way qui crie sur ce cru frénétique de White Lung, “Therapy”, qui suit Vapid, lequel fait exploser le vinyl avec deux tubes énergiques pop punk, “Sex Stain” et “Die.” Après s’être offert une pause de deux ans, Vapid se produit en spectacle de nouveau, accompagné maintenant du membre de The Tranzmitors, Bryce Dunn au tambour, un nouveau LP sortira cet été sur le label Nominal / Deranged Records. Sur l’autre face de l’album, se trouve Mutators avec respectivement des tubes rigoureux et expérimental “Instinct” et “VVV”. Leur cri sinistre est aussi intense que confus comme celui du groupe bruitiste de Vancouver du début des années 1980 Tunnel Canary. En écoutant Twin Crystals et Nü Sensae, je peux presque goûter à la saveur de cigarette et sentir le gout de mauvaise bière et de vomi ressentis lors des spectacles à l’ER, mais c’est le foutu et effrayant bruit de la chanson «The Commuter» de Sick Buildings qui fait basculer ce LP de bonne compilation enthousiasmante vers un éthos fait-le-toi-même de l’underground vancouvérois.

Aussi important que Vancouver Complication de 1979, le LP rassemble DOA, Subhumans, U-J3RK5 et d’autres groupes punk séminaux de Vancouver. Emergency Room Vol. 1 ne rassemblait pas seulement l’étrange genre punk de Vancouver à son sommet, mais permettait à plusieurs de ces groupes de s’exprimer. C’est un souvenir pour ces groupes, à l’exception des deux défunts groupes bruitistes Mutators et Sick Buildings, en ce sens que tous ne faisaient pas que se produire en spectacle mais méritaient à juste titre de se faire connaitre et de se faire acclamer hors de Vancouver. Une édition limitée du vinyl de 924 est toujours disponible, et je la vois souvent dans des magasins de disque. Quand vous la verrez, achetez-la!

Janelle Hollyrock dirige Mongrel Zine, un fanzine et label hors de Vancouver, avec son partenaire Bob Scott.

Twin Crystals – Trinity

Defektors – Burning Light

Mutators – Instinct

New Canadiana :: N. 213 – Face

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Scanning radio frequencies and intermittent transmissions are the secret clubhouses of N.213. Nic Hughes, of Shearing Pinx and Isolated Now Waves fame, sets out solo, sharing fuzz, prose and distortion. Face’s textural diversity will make any audiophile incessantly beg for passwords to secret downloads. The title track sounds like Gregorian choral odes sung through soup cans and strings, while “Tape Decay” feels like the artful recontextualizing of wind-rumble distortion on a Zoom. The tape’s penultimate closure come from the Ginsbergian rattlings of “The World’s People”, haunting, confusing, and delighting eager ears.

N.213. Nic Hughes, de Shearing Pinx et Isolated Now Waves, fait cavalier seul sous le nom N.213, partageant le fuzz, la prose et la distorsion. Après avoir fait l’expérience de la diversité texturale de Face, les audiophiles voudront à tout prix connaître les mots de passe des téléchargements secrets. La chanson éponyme rappelle des chants grégoriens chantés dans des boîtes de conserve reliées par des bouts de ficelle, alors que “Tape Decay” est plutôt une remise en contexte habile du son déformé du souffle du vent sur un enregistreur Zoom. L’avant-dernière chanson est “The World’s People”, dont les râles ginsbergiens hantent, déroutent et délectent les oreilles avides./p>

N.213 – The World’s People

N.213 – Face

New Canadiana :: Snoqualmie – Skyland Mtn.

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Victoria’s perennial nice guy and longtime scene stalwart, Blake Enemark, has one last parting gift for the Island Capital before real life takes him to the mainland — Skyland Mtn. Forsaking his usual lyric-based work, this ultra-grippable, never digitized cassette features hypno-ambient guitar work, found-sound and dying organs. These meditations harness the creative tentacles of Enemark and fellow bush beater Simon Haisell. The duo’s genre explorations range from caravan orchestra to alt-country noise rock. In a perfect parallel universe, Snoqualmie would have scored the soundtracks for The X-Files or Twin Peaks. One day you may find yourself adrift in that infinite expanse, but as long as you have this album looping through your space helmet, it’ll be beautiful instead of terrifying.

Blake Enemark, éternel bon gars de Victoria et pilier de la scène musicale, offre un cadeau d’adieu à l’Île-Capitale, avant que la réalité ne le ramène sur le continent — Skyland Mtn. Sur cette cassette jamais numérisée et digne d’être collectionnée, Enemark renonce à son habituel style lyrique au profit de guitares hypno-ambiantes, de bruits en tous genres et d’orgues agonisantes. Ces méditations exploitent les tentacules créatives de Enemark and de Simon Haisell, co-animateurs de l’émission de radio Beating Around The Bush. Les explorations musicales du duo sont variées, allant d’un orchestre de roulotte à un son rock-country alternatif. Dans un monde parallèle idéal, Snoqualmie aurait écrit la bande-son de X-Files ou de Twin Peaks. Un jour vous vous retrouverez peut-être à la dérive dans cette étendue sans fin, mais pourvu que vous ayez cet album en boucle dans votre casque d’astronaute, ce sera beau à couper le souffle plutôt que terrifiant.

Snoqualmie – Ascension