Tag: art-pop

New Canadiana :: Un Blonde – Good Will Come To You

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Mythologies aren’t reserved for dusty volumes, or shallowing scriptures on windswept sandstone; new legends are being furtively created by your next door neighbour, in their noisey downtown apartments, long after you’ve gone to bed. Good Will Come To You, the second in a trilogy of exploratory folk-gospel by Montréal’s elusive Jean-Sébastien Audet offers just that. Laying naked at the crossroads of Art&B, spirituals, and Jobim, Un Blonde is reaching into the deep pockets of tradition, but pulling up his own currency. A cow-licked Phil Elverum, heartbroken, layering endless guitars as he builds The Glow Pt. 2; D’Angelo, possessed, determined to break the backbone of harmonic possibility as he croons 16-tracks deep on Voodoo; David Longstreth, strangling impossible chords from his Stratocaster with his middle finger aimed at Yale. This isn’t comparison, so much as orientation. Triangulate your compass, and let it lead you to a new mythology; just trust your judgement.

Les mythologies ne sont réservées ni pour les tomes poussiéreux, ni pour les textes sacrés qui déteignent sur le grès battu par le vent; les nouvelles légendes sont en train d’être créées en catimini par votre voisin d’à côté, dans son appartement bruyant du centre-ville, bien après que vous vous serez couché. Good Will Come To You, le deuxième dans une trilogie de folk-gospel exploratoire de l’élusif Jean-Sébasiten Audet de Montréal vous offre justement cela. Allongé nu au carrefour de l’Air&B, du spirituel et de Jobim, Un Blonde met les mains dans les poches profondes de la tradition, mais il en tire sa propre monnaie. Un Phil Elverum avec une rosette et un coeur brisé, qui étale des guitares interminables pendant qu’il construit The Glow Pt. 2; D’Angelo, possédé, résolu à casser l’épine dorsale de la possibilité harmonique quand il chante 16 morceaux de Voodoo profond; David Longstreth, qui étrangle les accords impossibles avec son Stratocaster en faisant un doigt d’honneur à Yale. Ceci n’est pas une comparaison, c’est plutôt une orientation. Triangulez votre boussole, et laissez-la vous mener à une nouvelle mythologie; faites-vous confiance.

Un Blonde – Staying in Line

Un Blonde – Trust Your Judgement

New Canadiana :: Mauno – Rough Master

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The stake blazes alight. All around voices like blacksmiths’ strikes sing and smoulder on. Cries of “witchcraft” untangle themselves from the din. Bloodthirst glints like an oil slick across irises. The flames are licking your feet, the sear is symphonic; it feels of soaring strings. All for conjuring up tones that shape-shift and maneuver in and out of the ear like a salt water tide gurgling through a rusted pipe. Night is a muscle; you burn in the flex of it.

Le bûcher s’enflamme. Autour de lui, tel un forgeron qui fait chanter son enclume, fusent des voix. Des accusations de «sorcellerie» jaillissent du tumulte. Des yeux qui pétillent d’une lueur assoiffée de sang, telle une nappe de fioul qui s’étend sur leurs iris. Les flammes te lèchent les pieds, leur brûlure est symphonique; tel des cordes en délire. Tout cela évoque des tons qui se métamorphosent et manœuvrent le canal auditif telle une marée d’eau salée qui gargouille dans un tuyau rouillé. Tu brûles dans le fléchissement du muscle de la nuit.

Mauno – Nothing

Mauno – Burn This

New Canadiana :: Hansmole – Whitest Whiteness

Hansmole

Here sprout rhythms that tidal shift you into the lucidity of cycled seasons. The product of the water colour creature in the closet creeping out to duets on bedroom synth sessions. To weave tales of the struggle between the lightness and the darkness. To espouse the eternal growth and decay. With these twisted sorts of lullabies what dreams will come?

Ici germent des rythmes qui vont synchroniser vos marées à la lucidité du cycle des saisons. C’est le produit de la créature en eau colorée qui sort en rampant d’une garde-robe, pour joindre une session privée de synthétiseurs. Pour tisser des contes sur la lutte entre légèreté et obscurité. Pour épouser la croissance éternelle et la pourriture. Quels rêves naitront de ces berceuses tordues?


Hansmole – New England


Hansmole – Cowichan (Ripeness and Rot)

Review :: False Face – I Tried to Think Like Gaboury b/w Less Ambitious Man

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Kingston’s nihilist pop trio returns with another fantastic challenge to the art-rock consortium. Granulized beds of static carry their symphonic pop to unabridged heights, leaving the atonal guitar tomfoolery behind to deliver insane levels of cascading noise. They’ve once again skirted the unwieldily threat of identifiable genre and stayed true to their adjective hyperbole. Kingston, man!

Le trio nihiliste-pop de Kingston retourne avec un autre défi fantastique pour le consortium d’art-rock. Les couches granulées de parasites transportent leur pop symphonique aux hauteurs intégrales, en dépassant les bêtises atonales de guitare pour produire les niveaux fous de cascades de noise. Une fois de plus, ils ont évité la menace encombrante de genre identifiable et ils sont restés fidèles à leur hyperbole adjectif. Kingston, coudonc!

False Face – Less Ambitious Man

False Face – I Tried to Think Like Gaboury

New Canadiana :: Long, Long, Long – Long, Long, Long

From the ashes of York Redoubt‘s blitzkrieg through Canada’s art-pop continuum, Long, Long, Long have emerged a deliciously sauteed phoenix. More ambitious, weird, angular, and, dare I say, funkier (maybe?) than York Redoubt, Long, Long, Long is a wild continuation of the brilliant stream of pop cognizance festering in Canada’s mathematical east. Long, Long, Long is a marvel of price-per-hook insanity and is brimming with narrative, noise, and every pop sensation known to humankind. I suggest you grip. NOW. A+++(infinity).

De la braise de la blitzkrieg de York Redoubt dans la gamme art-pop du Canada, Long, Long, Long est né en tant que phénix délicieusement sauté. Plus ambitieux, bizarre, anguleux, et (je peux le dire?) plus funky (peut-être?) que York Redoubt, Long, Long, Long est une continuation folle du flot brillant de connaissance pop qui suppure à l’est mathématique du Canada. Long, Long, Long est une merveille d’insanité prix-par-crochet est il déborde de narration, de noise, et de chaque sensation pop connu par l’humanité. Je te conseille de l’acheter. MAINTENANT. A+++(à l’infinité).

Long, Long, Long – Judy Chicago

Long, Long, Long – Drugstore (3am)