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New Canadiana :: Blonde Wig – Smiling Maze

Blonde Wig - Smiling Maze

Aaron Webster wafted westward with the mind-massaging overdrive of his loop-based project The Party Upstairs, but he’s been slipping out bed-headed pop as Blonde Wig since 2010. On Smiling Maze, liquefied strums and cardboard box drums lay down the cushion for a pinched nose delivery, like Nick Nicely sitting in a tin can before being tossed into the blue bin. Hand-dubbed over dollar bin tapes by request (mine came complete with Bryan Ferry leakage), this is mail art as auditory autobiography from the mind beneath the wig.

Aaron Webster a flotté vers l’ouest avec l’excès stimulant de The Party Upstairs, son projet de looping, mais depuis 2010, il sort aussi des enregistrements de sous-sols sous le nom de Blonde Wig. Sur Smiling Maze, le grattage liquéfié et la batterie assourdie servent d’arrière-plan à une voix nasale qui rappelle celle de Nick Nicely qui résonne dans une boîte de conserve avant qu’elle soit jetée au recyclage. Délibérément copié sur des cassettes usagées (sur ma copie, on peut entendre Bryan Ferry), cet enregistrement est de l’art postal sous forme d’autobiographie auditive qui nous vient de l’esprit sous la perruque.


Blonde Wig – Working For You


Blonde Wig – Clown

Video :: Spectre – “On the Telephone”

Spectre - "On the Telephone"

The femme fatale. The mysterious briefcase. The panicked payphone call. This video for Spectre’s “On The Telephone” is packed with all the key elements of a critics’ choice thrill ride. Director Kai Davey-Bellin, teaming up with two video vets, utilizes non-linear chops to drive the narrative in this dialogue-free flick. The cinematic intrigue intensifies with repeated views as you slip deeper into this story of deceit and despair.

La femme fatale. La mallette mystérieuse. L’appel paniqué depuis un téléphone public. Le vidéo de la chanson «On The Telephone» de Spectre rassemble tous les éléments clés d’un thriller qui plaît aux critiques. Le réalisateur Kai Davey-Bellin, associé à deux vétérans du vidéo, utilise des techniques non linéaires pour faire avancer le récit dans ce film sans dialogues. L’intrigue cinématographique s’intensifie à chaque visionnement, alors que vous glissez plus loin dans cette histoire de duperie et de désespoir.

New Canadiana :: The Marlees – Marlee’s World

The Marlees - Marlee's World

Whether breezily evoking a weary lo-fi Velvets or the Byrds-influenced strand of downer teenage garage, Marlee coats everything in the kind of murk characteristic of the best past and current NZ/Australian imprints. The near-boogie on the last two tracks suggest the tape a sleepier Marc Bolan might have cut for K with Stephen Pastel producing.

Qu’il évoque avec désinvolture un Velvet lo-fi las ou un garage adolescent déprimé sous l’influence des Byrds, Marlee enveloppe tout des traits glauques des meilleurs sons néo-zélandais et australiens du passé et du présent. Les deux dernières chansons, qui inspirent presque la danse, rappellent ce qu’un Marc Bolan légèrement endormi aurait pu enregistrer pour K avec Stephen Pastel à la production.

The Marlees – Caroline

The Marlees – Montego Bay

New Canadiana :: AT/NU – Psi Grove

AT/NU - Psi Grove

AT/NU is a Montreal-based duo that works like a K-hole excursion to Berghain during a rainstorm that’s more misty than malignant. These psychedelic explorations in off-kilter techno and shimmering soundscapes evoke a particularly vapour-induced vision of a Neptunian dancefloor. “Shift” pop-and-locks under a distant voice beckoning you forward into the digitized flora within, while late-cut “Lodi” takes a more subtle route through organic percussion and lively, digital fauna. The eponymous, two-part suite in the middle is stunning, with its second half providing a melodically satisfying pump that seems to stick to the edges of your headphones as much as it gets stuck in your head.

AT/NU est un duo de Montréal dont la musique rappelle une excursion extracorporelle à Berghain pendant que tombe une pluie torrentielle plus brumeuse que mauvaise. Ces explorations psychédéliques dans le techno tordu et les paysages sonores chatoyants évoquent la vision, sans doute causée par la vapeur, d’un plancher de danse neptunien. «Shift» danse au son distant d’une voix qui vous attire toujours plus loin dans une flore numériséeintérieure, alors que la récente pièce «Lodi» prend un chemin plus subtil à travers des percussions organiques et une faune numérique animée. La suite éponyme en deux parties du milieu est éblouissante, et sa seconde moitié est une injection de mélodies satisfaisantes qui semble coller aux contours de vos écouteurs autant qu’elle vous rentre dans la tête.


AT/NU – Shift


AT/NU – Lodi

New Canadiana :: Wolfcow – This Was Wolfcow

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Greydyn ‘Wolfcow’ Gatti and co. unleash a cacophony of Casio in this cathartic mix of order and catastrophe. Pop melodies are shrouded amidst fuzzy synths as Gatti shout-sings echoing vocals. This is Wolfcow is intentionally clumsy, disjointed and non-thematic, yet linear in style and consistency. Heavy use of reverb makes everything sound slightly out of reach; background sound serving as foreground. The roster of helping hands from Toronto’s finest include Randall Gagne a.k.a. Man Made Hill, Dave Evans of the Soupcans, and Julie Reich of Bile Sister. These 21 tracks in the two-minute range play like a sampling of fuzzy nuggets. Where do they begin? Where do they end? Who is ‘’Old Horrible Hands’’? Where am I?

Greydyn « Wolfcow » Gatti et compagnie produisent une cacophonie de Casio dans ce mélange cathartique d’ordre et de chaos. Les mélodies pop sont enveloppées de synthétiseurs fuzz, et les cris chantés de Gatti résonnent en écho. This is Wolfcow est intentionnellement maladroit, disjoint et sans thème, mais reste pourtant linéaire au niveau du style et de la cohérence. L’utilisation abondante de réverbérations fait que tout semble hors de portée, avec des sons d’arrière-plan au premier plan. L’équipe comprend quelques-uns des meilleurs musiciens et musiciennes de Toronto, dont Randall Gagne alias Man Made Hill, Dave Evans de Soupcans, et Julie Reich de Bile Sister. Ces 21 chansons d’environ deux minutes sont comme un échantillon de pépites fuzz. Où commencent-elles? Où finissent-elles? Qui est « Old Horrible Hands »? Où suis-je?


Wolfcow – Chromes Of Fantasy


Wolfcow – Hot Pooches in Oil

New Canadiana :: No Shoes & One Sock – Meltdown!

No Shoes & One Sock - Meltdown!No Shoes & One Sock - Meltdown!

Longform mood-pieces rise to meet the crescendo of spaced-out galaticisms in this offering from the ever-astral Terrapin Recordings. Elements of post-rock, shoe- and psych-gaze coalesce above the spitting flames of lysergic spirit quests. These are deserts vast and open, air sparse and dry, oases of hallucinogenic fodder flashing and dissipating amidst the spiraling of sights masked as sounds. Chimeric pipe dreams flash with bright lights as dark skies swallow the infinite horizon, marking the great leap to castles in the sky.

De longues chansons atmosphériques s’élèvent pour se mêler à une apogée galactique défoncée dans cette offrande des toujours stellaires Terrapin Recordings. Des éléments post-rock, shoe-gaze et psych-gaze s’unissent au-dessus des flammes étincelantes projetées par des quêtes spirituelles lysergiques. Ce sont des déserts vastes et ouverts où l’air est sec et se fait rare, où des oasis de consommations hallucinogènes apparaissent pour ensuite se dissiper au milieu de visions qui s’élèvent en spirales, déguisées en sons. Des utopies chimériques brillent d’une lumière vive, alors que le ciel noir avale l’horizon sans fin qui marque le grand saut à faire pour atteindre les châteaux qui flottent dans le ciel.


No Shoes & One Sock – Alpha (excerpt)


No Shoes & One Sock – Beta (excerpt)

New Canadiana :: The Beverleys – The Beverleys EP

The Beverleys - The Beverleys EP

Buzz Records’ winning streak continues with this crucial three-song EP. The Henry’s Dress-style blown-out mucky low-end is kinda miraculous given that the trio doesn’t even feature bass (not even one!). Gush to your inner Warped Tour teen about the return of the much-missed boozy Brody Dalle snarl on “Bad Company”, and rejoice that “Dream” reclaims the epic mode of punk songcraft from the legions of post-Tim bozo phonies. Driven by that hardcore sprint, the pit-ready “This Is Not A Union” is an alternative history of grunge in which the ones who like to sing along and like to shoot their guns didn’t win out. If you haven’t had enough, don’t miss their cover of a TO classic.

La série de succès de Buzz Records continue avec cet essentiel EP de trois chansons. L’explosion crasseuse bas de gamme dans le style de Henry’s Dress est plutôt miraculeuse puisque le trio n’utilise pas de basse (même pas une seule!). Extasiez-vous sur le retour du grognement bien arrosé à la Brody Dalle qui vous a tant manqué avec votre adolescent intérieur pendant « Bad Company », et réjouissez-vous que « Dream » récupère l’art épique de la chanson punk auprès des légions d’imposteurs post-Tim. Poussée par ce sprint hardcore et prête pour la fosse, la chanson « This Is Not A Union » est l’histoire alternative du grunge, dans laquelle ceux qui aiment chanter en choeur et ceux qui aiment tirer leurs fusils ne triomphent pas. Si ce n’est pas assez pour vous, ne manquez pas leur cover d’un classique de Toronto.

The Beverleys – Dreams

The Beverleys – Bad Company

New Canadiana :: Flash Palace – Ceiling All

Flash Palace - Ceiling All

Warm-wave syncopation and ambient washery commix at the point where petrichor becomes mistaken for the redolence of dream-smoke delirium. Soft echoes bounce off swaying arms symptomatic of space seekers gathering en masse; dirigible minds at the confluence of arteries where grey areas expand between the here and there. These tepid waters lap against the granulated microcosms of brain-gelled banks as cranial overstimulation pushes us further into the deepening depths of calm-Kraut while the impressible features of cotton-soft cataclysms are worn as guards against mechanosensation-al listlessness.

Des syncopes fiévreuses et des vagues ambiantes se rencontrent là où l’on confond le petrichor avec l’odeur d’un délire aux contours oniriques. De doux échos rebondissent sur des bras qui ondulent, un symptôme de ces grands rassemblements où se réunissent ceux qui [recherchent l’espace(http://weirdcanada.com/2014/03/new-canadiana-each-other-being-elastic/). Des esprits dirigeables là où les artères se croisent, là où les zones grises se dilatent entre ici et là-bas. Ces eaux tièdes lapent les grèves gélatineuses de microcosmes granuleux, alors que le surplus de stimulations crâniennes nous pousse plus loin dans les profondeurs profondes du calm-Kraut, pendant que les particularités impressionnables de cataclysmes doux comme du coton sont portées comme des armures contre la lassitude mécanique des sens.

Flash Palace – Some Set Sun

Flash Palace – Uoi

New Canadiana :: The Silver Skeleton Band – Snake Highs

The Silver Snake Band - Snake HIghs

Nick Dirksen and the gang have returned with another collection of ghoulish shanties that cast spells on your corporeal functions and drive you to dance. Next thing you know, you’re throwing back strange brews with Dante at his Inferno beach party to welcome the recently deceased. These dudes surely surf the same lysergic waves as Dennis Wilson and the dark side of the Beach Boys, as their cult of nostalgia worships and apotheosizes the shadowy transgressions of the venerated past.

Nick Dirksen et sa bande sont de retour avec une nouvelle collection de chansons de marin macabres qui jettent un sort sur vos fonctions corporelles et qui vous poussent à danser. Tout à coup, vous êtes sur la plage en train de boire des boissons étranges avec Dante, à un party de bienvenue pour les récemment défunts. Ces gars surfent sans doute sur les mêmes vagues lysergiques que Dennis Wilson et le côté sombre des Beach Boys, alors que leur culte nostalgique adore et glorifie les transgressions obscures d’un passé vénérable.

The Silver Skeleton Band – Isolation

The Silver Skeleton Band – Silver Samba

New Canadiana :: LATHE – II

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This live, two-song cassette takes its time warming up to you, never trying to overwhelm with sparse, string-bending riffs and subdued drums, hazily evocative of latter-day Earth. That’s not to say it hangs back in the shadows, too timid to communicate with strangers. It listens patiently, is comfortable with silences, chooses its words thoughtfully. And anyway, once the ice is broken, it’s clear that Lucas Huang (guitar/voice) and Liam Cole (drums) are deep in fervent conversation, and would rather not be disturbed.

Cette cassette de deux chansons enregistrées live vous réchauffe lentement, sans jamais essayer de vous submerger avec ses riffs épars qui tordent les cordes et sa batterie feutrée, qui évoquent vaguement les derniers jours de Earth. Cela ne veut pas dire qu’elle se tient dans l’ombre, trop gênée pour approcher les étrangers. À l’aise dans le silence, elle écoute patiemment et choisit ses mots avec soin. Et de toute façon, une fois la glace brisée, il devient clair que Lucas Huang (guitare/chant) et Liam Cole (batterie) sont absorbés par une conversation passionnante et qu’ils préféreraient ne pas être dérangés.

LATHE – Aoth Towr

LAHTE – Nobody’s Fault but Mine