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New Canadiana :: Guy Dallas – Words Like Violence

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We enter the longest hallway at an abrupt keel to the darkness on the other side of nine-to-five. Subterranean house four-counts with a delinquent rolling eighth. Stillness in the pitch passageway, as hundreds of human beings thrash in ecstasy or despair. The underworld divides into simultaneous movement/stasis. Translucent layers collide, revealing architectural narratives orbiting slowly through the smoke. Melodic taut steel springs and mercenary vocal samples drive our well-oiled bodies into endless production. Moving our hands in frenetic flurries, we tense and bend to the merciless handclap. The jack, the roll, the keep-pushing-on.

Nous pénétrons dans le plus long des couloirs, avec un chavirement brusque dans la noirceur à l’envers du neuf à cinq. Des maisons souterraines abritent des mesures à quatre temps et des mesures à huit temps délinquantes. C’est le calme dans les couloirs rythmiques, alors que des centaines d’humains commencent à se débattre d’extase ou de désespoir. Les Enfers se divisent, à la fois en mouvement et immobiles. Des couches translucides entrent en collision, révélant des récits architecturaux qui gravitent lentement à travers la fumée. Des ressorts tendus d’acier mélodiques se cassent et des échantillons vocaux mercenaires conduisent nos corps bien huilés dans une production sans fin. Bougeant nos mains en rafales frénétiques, nous nous crispons et nous plions aux impitoyables applaudissements. La prise, le roulement, le mouvement continuel.


Guy Dallas – Words Like Violence


Guy Dallas – Dagyaldem

New Canadiana :: Solvent – New Ways: Music from the documentary I Dream of Wires

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I Dream of Wires connects your guzintas to the history and current state of modular synthesis. Solvent’s Jason Amm has created the soundtrack, a gurgling-and-sputtering showcase of the synthesized diaspora in its sequenced and modulated forms. Hooked-On melodies share the upper-spectrum with white noise clouds, while the ping-pong motorik of bass and VCBeats provide the infinite-possibility landscape. Basking in a transistor sun with a bucket of patch cables on the wavetable never sounded so good.

I Dream of Wires connecte vos appareils à l’histoire et à l’état actuel de la synthèse modulaire. Jason Amm de Solvent a crée une bande-son, une diaspora synthétique présentée sous forme de séquences modulées. Des mélodies accrocheuses se partagent le paysage avec des nuages de bruits de fond, alors que le motorik rebondissant de la basse et des VCBeats fournit un arrière-plan aux possibilités infinies. Se prélasser sous un soleil-transistor avec un seau de câbles à nos côtés ne nous a jamais semblé aussi attirant.


Solvent – Themogene (I Dream of Wires Theme)


Solvent – Pattern Recognition

New Canadiana :: Fog Lake – Virgo Indigo

Fog Lake - Virgo Indigo

As Fog Lake, St. John’s local Adam Powell makes music that is forthrightly gentle; a lone signal transmitted from the continent’s far east, packaged with a subdued, lowercase aesthetic and song titles such as “fading away” and “dream gate”. Save for a few instrumental forays, however, Virgo Indigo resonates more folk than ambient, reaching deep within rather than outwards to achieve its transcendence. Each picked string rings clearly through damp attic air as Powell spins short, affecting stories of lost love and solitude, bedroom ballads for the lonely and the wistful. Like reading the diary you never kept by incandescent lamplight, or hearing a forgotten tale brought winsomely back to life. Keep this one close.

Sous le nom Fog Lake, Adam Powell de St-John fait de la musique franchement douce : un signal solitaire transmis de la côte Est du continent, enveloppé d’un esthétique feutré et modeste, et dont les chansons portent des titres comme « fading away » et « dream gate ». Pourtant, à part quelques incursions instrumentales, Virgo Indigo possède un son plus folk qu’ambiant, puisant au plus profond de son intérieur plutôt qu’à l’extérieur pour atteindre sa transcendance. Chacune des cordes résonne clairement à travers l’air humide du grenier, alors que Powell raconte de petites histoires émouvantes d’amours perdus et de solitude, des ballades de chambre à coucher pour ceux qui se sentent seuls et mélancoliques. C’est comme lire le journal intime que vous n’avez jamais écrit à la lumière incandescente de la lampe ou encore écouter un récit oublié ramené à la vie. Gardez celui-ci près de vous.


Fog Lake – Dream Gate


Fog Lake – Lost Love Letters

New Canadiana :: She’s – Tape

She's - Tape

Dusky backyard sing-a-longs about life’s mundane minutiae sound so profound through the lens of Montreal’s She’s. Snippets of stoner scripture wisdom shine through the fuzz. Each track reads like a different chapter in The Book of Garage Rock, making easy converts of any listener. Bound together, this tape is an unforgettable tome.

Des chants en choeur d’arrière-cour sombre qui parlent des menus détails de la vie semblent tellement profond vus à travers l’objectif du groupe She’s de Montréal. Des bribes de sagesse tirées du texte sacré des stoners brillent à travers le fuzz. Chaque chanson se lit comme un chapitre du «Livre du rock de garage», convertissant facilement tous les auditeurs. Reliée, cette cassette est un tome inoubliable.


She’s – The Hologram is Dissipating


She’s – Girls Who Don’t Do Drugs

New Canadiana :: Only Wolf – Chemicals

Only Wolf - Chemicals

The subtleties bound in this New Age ambient-folk sends Only Wolf on whisked meanderings through the air-firm fogginess. Mistaken for the turning of the ol’ buttermilk sky, sheets are drawn over dawn’s weary countenance as the phrasings of our divided nebulosities collect in oaken bowls placed under cracks, collecting the reechoes that diminute from the firmament’s blinking eyes. Reticent declivities break from the eddies that rain down as spaced-out vocal timbres, gathering in our luminous chests and metamorphosing as transcendental fireflies. They escape from our mouths in all the colours of imagined alchemical exclamations.

Les subtilités de ce folk ambient New Age envoient Only Wolf dans de vives flâneries à travers un brouillard gazeux. Croyant voir le jour se lever sur un ciel babeurre, on tire les draps sur l’allure lasse de l’aube alors que les expressions de nos nébulosités divisées sont recueillies dans des bols de chêne placés sous les fentes, où se ramassent les réverbérations qui sont réduites par les clignements d’yeux du firmament. Des pentes réticentes naissent des éboulements de timbres vocaux défoncés, se rassemblant dans nos poitrines lumineuses et se métamorphosant en lucioles transcendantales. Elles s’échappent de nos bouches dans toutes les couleurs de nos exclamations alchimiques imaginées.


Only Wolf – Babycakes


Only Wolf – Danette

New Canadiana :: She Divides – Gold EP

She Divides - Gold EPShe Divides - Gold EP

Silken veils blow inside a cavernous concrete room, revealing and denying in calculated curves. A voice, melted chocolate in viscosity, wafts through, drawing you into the fabric maze of reverbed guitar. Mono synth cuts through, afternoon light obscured by buildings, playfully jumping from window to window. The cityscape of mathematical rhythm remains distant but clear through the layer. The music of She Divides is an imaginary place of mystery and surprise hidden from the eye.

Des voiles soyeux soufflent dans une pièce de béton caverneuse, se révélant et s’opposant dans des courbes délibérées. Une voix qui a la consistance du chocolat fondu flotte, vous attirant dans le labyrinthe tissé par les réverbérations de la guitare. Le synthétiseur se fait entendre alors que les édifices dissimulent la lumière de l’après-midi qui passe ludiquement d’une fenêtre à l’autre. Le paysage urbain de rythmes mathématiques demeure distant, mais se fait toujours entendre clairement. La musique de She Divides est un lieu imaginaire de surprises et de mystères cachés.


She Divides – Revenir


She Divides – Gold

New Canadiana :: inland island – MONOCULTURE…

inland island - MONOCULTURE...

Have you ever fallen asleep with the radio on, and found your dreams dictated by the strange sounds of a late night experimental program? inland island’s second full length, MONOCULTURE…, may inspire the same phenomenon in the casual listener. Not without warning, though — the opening track clearly introduces Arthur Rosignol’s experimental leanings, with captured sounds preceding a dreamy folk tune. What follows are heart-tugging acoustic songs sprinkled with almost equal parts background noise as pulsing melody. The album culminates with the triumphant “Bugs in the Mums Reprise”, sure to shake you from the sentimental stupor you had no doubt succumbed to.

Vous êtes vous déjà endormi la radio allumée, en découvrant que vos rêves étaient dictés par les sons étranges d’une émission expérimentale nocturne? MONOCULTURE…, le deuxième album complet de inland island, inspirera sans doute le même phénomène chez l’auditeur non averti. Pas sans avertissement cependant, puisque la chanson qui ouvre l’album nous fait découvrir les inclinaisons expérimentales d’Arthur Rosignol à l’aide des enregistrements sonores qui précèdent une chanson folk onirique. La suite est composée de chansons acoustiques sentimentales saupoudrées presque également de bruits de fond et de mélodies palpitantes. L’album se termine avec la triomphante « Bugs in the Mums » qui vous secouera certainement de la stupeur sentimentale à laquelle vous aviez sans doute succombé.


inland island – Fortuna


inland island – Bugs in the Mums Reprise

New Canadiana :: No.Negative. – Album Blanc II

No.Negative. - Album Blanc II

For those who played a little too much of the Soupcans “lights off” game, some familiar faces are ready to throw you back into fright or flight mode. No.Negative. bring both intensity and intelligence to this punk platter of burnt riffs spawned from the elated heat of a frenzied pit. Bizarro meditations of flailing limbs pulling in all the negative energy a person can hold. Possessed shredders offering nihilistic praise to a decaying deity. Is there some sort of minimum rage policy in Montréal these days?

Pour ceux qui ont un peu trop joué à « Dans le noir » des Soupcans, des visages familiers s’apprêtent à vous remettre en mode de survie. No.Negative. amènent de l’intensité et de l’intelligence à cette assiette punk de riffs brûlés nés de la chaleur exaltée d’une fosse frénétique. Les méditations bizarres de membres qui s’agitent dans tous les sens attirent toute l’énergie négative qu’une personne peut contenir. Des guitares possédées offrent des éloges nihilistes à une divinité en décomposition. Y a-t-il un genre de politique de rage minimum à Montréal ces jours-ci?


No.Negative. – Feelin’ the Heat


No.Negative. – Ft. N. Cage

New Canadiana :: No Bodies – No Bodies

No Bodies - No BodiesNo Bodies - No Bodies

Prismatic curtains of the brightest bright clouds dampen eyes as octagonal lovepop lamentations tie the bows of warbly wanderlustings to manically lysergic footsoldiers. No Bodies march in time to the turning of the incandescent leaves that fall from the outstretched arms of our benevolent empyrean guardians. In tune with the Shangri-la soundspace of John C. Lilly’s cetacean sensationalism, No Bodies are both tune and trip, expelling a carefree lovery from their lurid synapticisms. These sounds lap to the pulse of an Easternly tide found in the bottom of pockets damp with the seeping colours of the deepest recesses of our cerebral joviality.

Les nuages les plus brillants forment des rideaux prismatiques et humectent nos yeux alors que des lamentations lovepop octogonales passent de gazouillements expansifs à fantassins frénétiquement lysergiques. No Bodies défilent au rythme du changement des feuilles incandescentes qui tombent des bras tendus de nos bienveillants divins gardiens. En harmonie avec le paradis sonore du sensationalisme cétacé de John C. Lilly, No Bodies sont à la fois la mélodie et la chute, exhalant par leurs synapses criardes un amour insouciant. Ces sons clapotent au pouls d’une marée de l’est, trouvée au fond de nos poches rendues humides par les couleurs qui suintent des plus profonds recoins de notre jovialité cérébrale.


No Bodies – Tell Me Who You Love


No Bodies – Forgotten Song

New Canadiana :: The Poles – Merman / Pest

The Poles - Merman / The Pest

The jury is out on whether 180 gram vinyl sounds better than your standard platter. But in the case of The Poles’ pleasingly hefty debut 7”, there’s a chance the extra weight is necessary to stably support the Vancouver sludgemongers’ crushing grooves. Side A’s barnacled jammer “Merman” breaks up the laments of a shrieking ancient mariner with almost too-pretty atmospheric strumming, the terror culminating in a stinging guitar solo at the bridge. Side B’s “Pest” rides a meaty bassline and red-eyed laments to a conjunctivitic chorus. A spectre is haunting Terminal City. The uprising of the Poletariat is here.

On délibère encore à savoir si les vinyles de 180 grammes ont un meilleur son que les disques ordinaires. Mais dans le cas du premier 7” agréablement lourd de The Poles, il est possible que le surplus de poids soit nécessaire afin de soutenir adéquatement les rythmes dévastateurs de ces vendeurs de Sludge de Vancouver. Sur la face A, la chanson au thème aquatique « Merman » vient rompre les lamentations perçantes d’un vieux marin avec des grattements de guitares atmosphériques presque trop jolis, avant que la terreur ne prenne fin dans un solo de guitare cinglant lors de la transition. Sur la face B, « Pest » se laisse porter par de la basse bien juteuse et se lamente sur un refrain contagieux. Un spectre hante Terminal City. La révolte du « Poletariat » est arrivée.


The Poles – Merman


The Poles – Pest