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New Canadiana :: Le Poisson d’Argent – Youth EP

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Le Poisson d’Argent orchestrate a carnival of sounds that fall together to create a beautifully disjointed melody. A ferris wheel rocks back and forth but does not spin; the paint of the merry-go-round has gone grey and cracked from the elements. The amusement has seeped out of the park. But there is magic in these memories. Sneaking in to forgotten places early in the morning, dreaming of what once was. Closing your eyes, you can hear the rumblings of a roller coaster, vendors calling, and the looped cackles from the horror house. Youth is a memory of sounds, bringing back a simpler time while walking boldly in the future.

Le Poisson d’Argent orchestre un carnaval de sons qui s’emboitent pour former une mélodie joliment déglinguée. Une grande roue qui se balance d’avant en arrière, mais qui ne tourne pas, la peinture du carrousel qui a été déteinte et craquelée par les éléments : le parc a perdu tout amusement, mais les souvenirs restent magiques. Se faufiler dans cet endroit oublié tôt le matin pour rêver de ce qui a déjà été; fermer les yeux, puis entendre le grondement des montagnes russes, le cri des vendeurs, le ricanement en boucle des maisons hantées. La jeunesse, c’est se souvenir des sons pour réanimer un passé plus simple tout en marchant résolument vers l’avant.


Le Poisson d’Argent – Boredom


Le Poisson d’Argent – Tree

Inferred Views :: Sounds You Love / Sounds You Hate

Sounds You Love / Sounds You HateSounds You Love / Sounds You Hate

Hearts beat. Footsteps echo. Fingers tap. A gentle hum can carry across a room. All of these sounds transform the landscape of the human body and help us relate to and understand each other. If you were to close your eyes, the world would simply disappear, covering you in a blanket of sound. But what if you could tap into the sounds from different places? What if half a world away, you could hear rural Canada covered in snow: the crunch of ice beneath tires, the crackling of dry branches rubbing together in the wind, the bark of a dog across a frozen field? What if you closed your eyes and instead of seeing a place, you heard it?

Vancouver New Music has launched a Canada-wide sound curation project entitled Sounds You Love / Sounds You Hate. By creating a Google-mapped archive of sublime intonations from across the country, Sounds You Love / Sounds You Hate breathes life into the diaphragmatic curiosities that keep us stumbling for an explanation in our natural and sonorous world. Vancouver Sound Design maps the sounds that define a particular place. In much the same way that sepia glyphs are memorially imprinted by apertures and flashing filaments, Soundscape Design harnesses frames of sound and fragments of time.

Giorgio Magnanensi, artistic director for Vancouver New Music, is one of the key organizers for Sounds You Love / Sounds You Hate. He describes His favourite Vancouver sound is a screeching train; metal against metal, tearing through the silence of a ferry terminal at night.

“One night i was in Horseshoe Bay, on the west side of the city near the ferry terminal. There is a train ramp on a very steep curve on the hill. When the wheels hit this curve, there is very strong friction on the metal track. A friend told me there was a fantastic sound every night at midnight… a screeching, high pitched sound of the metal wheels scratching intensely on this steep curve of the track. Some people would say that this is an obnoxious, annoying sound… but I thought it was very eerie, very electronic, very unreal to me.”

Sounds You Love, Sounds You Hate allows participants to develop a new musical definition that is unshackled from traditional compositional constraints such as time signature, rhythm and melody.

Voices, wails, tumults, and melody are the phonic fingerprints that smear our glassy countenance: auditory affectations that direct, influence, and empower our belief and faith in sound as a creative force.

Vancouver New Music is asking participants to provide a sound byte alongside location coordinates to be published in an online sound map. Files will be accepted until September 20th, after which the sound map will be prepared for exhibition from late September into October.

Des battements de cœur. L’écho d’un pas. Des doigts qui tambourinent. Un ahem discret peut s’entendre à l’autre bout d’une pièce. Ces sons transforment tout le paysage qu’est le corps humain, ils nous aident à nous rapprocher des autres et à les comprendre. Si vous fermiez les yeux, le monde disparaîtrait complètement, vous enterrant alors sous une couverture de sons. Mais si l’on pouvait puiser dans les sons d’endroits lointains, à l’autre bout du monde ? Si on pouvait entendre la campagne canadienne recouverte de neige : le crissement de la neige sous les pneus, le craquement de branches sèches se frottant l’une contre l’autre par le vent, les aboiements d’un chien répercutés par un champ glacé… Si vous fermiez les yeux, et plutôt que de voir un endroit, vous l’entendiez?

L’organisme Vancouver New Music a lancé un projet de conservation des sons intitulé Sounds You Love / Sounds You Hate à la grandeur du Canda. En créant sur Google Map des archives de sonorités canadiennes sublimes, le projet cherche à donner vie aux particularités diaphragmatiques qui, dans notre environnement sonore naturel, nous font arrêter pour en chercher la provenance. Vancouver Sound Design cartographie les sons qui définissent un endroit précis. Soundscape Design collecte des fragments de sons et de temps, de la même façon que les photographies passent à la postérité par le biais d’ouvertures et de filaments incandescents.

Giorgio Magnanensi, le directeur artistique de Vancouver New Music, est l’un des principaux organisateurs du projet Sounds You Love /Sounds You Hate. Il raconte que le son qu’il aime le plus de tout Vancouver est le cri strident d’un train qui freine, métal contre métal, déchirant le silence nocturne à son arrivée en gare.

« Une nuit, j’étais à Horseshoe Bay, tout près de la gare maritime à l’ouest de la ville. Il y a une colline à cet endroit, et une rampe qui fait une courbe très serrée. Quand le train arrive à la courbe, la friction sur le rail de métal est très intense. Un ami m’avait dit qu’il entendait un son fantastique chaque soir à minuit, le cri perçant produit par le frottement des roues métalliques contre les rails dans la courbe. Certains pourraient dire que c’est un bruit énervant et désagréable, mais je le trouve féérique, il a quelque chose de très irréel, de très électronique pour moi. »

Le projet permet aux participants d’élaborer une nouvelle définition de la musique qui n’est pas restreinte par les contraintes de composition traditionnelles, comme la mesure, le rythme et la mélodie.

Les voix, les gémissements, le tumulte et la mélodie sont les empreintes digitales phoniques qui s’étendent sur le verre de notre expression, des imitations auditives qui dirigent, influencent et renforcent notre croyance en la force créatrice du son.

Vancouver New Music demande aux gens de lui faire parvenir des clips sonores accompagnés des coordonnées du lieu afin de les publier sur la carte de sons en ligne. Les fichiers seront collectés jusqu’au 20 septembre, date à laquelle la carte sera préparée en vue de l’exposition qui aura lieu au mois d’octobre.

Ex Libris :: Do Not Resuscitate: The Marvelous Beauhunks [Stephen C. Wright]

Weird_Canada-Marvelous_Beauhunks-frontThe Marvelous Beauhunks

The Marvelous Beauhunks barely existed. What did exist was a full speed coaster of loop-di-loops, corkscrews and break-neck turns into the early nineties during the era of CFNY’s The Spirit of Radio. Amplifiers buzz on the pages where words exist like lyrics detailing the story of The Marvelous Beauhunks, “the best looking band in the world.” The best friends of misfits, the Beauhunks were powerful pop infused with the soul of their british icons. They inhaled cigarette smoke and exhaled a passion that almost took Toronto by storm. Almost. Stephen Wright, drummer of the Beauhunks past and present, curates the autobiography with a strange beat, illustrating the short-lived span of the Marvelous Beauhunks with first hand accounts, set lists, and press clippings from the time that they were almost the next big thing. The music scene is detailed in true rock and roll fashion, the Toronto venues of the present, gracing the pages of the past.

The Beauhunks climbed quickly and fell hard. The book is a crash of cymbals, a fight to the finish, but a passionate pop-rock performance and a memoir of the band you wish you had heard. Do not resuscitate.

Les Marvelous Beauhunks ont à peine existé. Leur existence a été une montagne russe de boucles, de vrilles et de virages à toute allure au début des années 90, à l’époque de l’émission The Spirit of Radio sur la station CFNY. Le bourdonnement des amplificateurs retentit dans les pages où des mots qui ressemblent à des paroles de chansons racontent l’histoire des Marvelous Beauhunks, « le plus beau groupe du monde ». Meilleurs amis des marginaux, les Beauhunks jouaient du pop percutant infusé de l’âme de leurs héros britanniques. Ils respiraient de la fumée de cigarette et expiraient une passion qui a presque pris Toronto d’assaut. Presque. Batteur passé et présent des Beauhunks, Stephen Wright produit l’autobiographie sur un rythme étrange et illustre la courte vie des Marvelous Beauhunks avec des récits de première main, des set lists et des découpures de journaux du temps où ils ont presque été les prochaines stars. La scène musicale est décrite dans un genre fidèle au rock’n’roll, et les salles de spectacle torontoises du présent ornent les pages du passé.

Les Beauhunks ont atteint rapidement le sommet et sont redescendus brutalement. Ce livre est une collision de cymbales, une lutte pour atteindre la ligne d’arrivée, mais une performance pop-rock passionnée et les mémoires d’un groupe que vous auriez aimé connaître. Ne pas réanimer.

The Marvelous Beauhunks

Ex Libris :: Newtown [A.G. Pasquella]

Newtown [A.G. Pasquella]Newton (thumb)

A fascist, incompetent leader. His barely-loyal crew. A girl and her gang of do-gooder misfits. A.G. Pasquella’s Newtown is the love child of human history and a fast-paced, late night cartoon sitcom. The characters are in a race against their own human condition: some trying to put a stop to humanity, some trying to save it. It is not a standard reflection of the typical good vs. evil binary, but an exploration of the gray matter that drifts through space and through our very lives. Newtown is a spaceship, filled with sentient, capable machines and is itself a thinking entity. With it, Pasquella exposes the downside to technological determinism and the dangerous belief in a “pure” race of creatures. He strips away the layers of what makes us human, and keeps the serious nature of the message light with witty, telling humour and extravagant characters.

Un chef fasciste et incompétent. Son équipage peu loyal. Une fille et sa bande d’âmes charitables marginaux. Newtown, par A.G. Pasquella, est l’enfant illégitime de l’histoire de l’humanité et un sitcom de dessin animé de fin de soirée au rythme soutenu. Les personnages font partie d’une course contre leur propre condition humaine: quelques-uns tentent de freiner l’humanité, d’autres tentent de la sauver. Ce n’est pas la réverbération habituelle opposant typiquement le bon et le mauvais binaire, mais l’exploration d’une matière grise dérivant dans l’espace et dans nos vies mêmes. Newtown est un vaisseau spatial rempli de machines conscientes et compétentes et constitue une entité pensante en soi. Par l’entremise de ce vaisseau, Pasquella expose l’inconvénient du déterminisme technologique et la croyance dangereuse en une race « pure » de créatures. Il enlève les couches de ce qui nous rend humains et maintient avec légèreté la nature sérieuse du message en utilisant un humour révélateur et plein d’esprit ainsi que des personnages extravagants.

Newtown (back cover)