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Cameo :: Janelle Hollyrock on Various Artists – Emergency Room Vol. 1

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The Emergency Room was a former fish-processing factory turned back alley recording/performing/practice space in Vancouver’s notorious drug- and rat-infested Downtown Eastside. Originally started in 2006 by Keith Wecker of Sex Negatives while hosting shows in Emily Carr University’s underground garage with Justin Gradin of Random Cuts and recording engineer Jordan Koop of Twin Crystals, the ER moved to East Hastings in ’07 and for a little over a year became the hub of Vancouver’s art punk community. When I reviewed this LP for my zine back in 2008 I wrote that the growing popularity of “the ER as a secret, illegal venue is at risk of imploding at any minute” and to get it “before this souvenir becomes an artifact.” And sure enough the Emergency Room did end up shutting down soon after this comp was released. But while secret venues and warehouse spaces pop up in East Van just as often as they’re closed down, the ER was the first to leave behind a vinyl compilation of what went down.

Optimistically titled “Vol. 1”, the comp features eight bands who performed or recorded at the space in its first year including Defektors, Petroleum By-Product, Vapid, White Lung, Mutators, Twin Crystals, Nü Sensae, and Sick Buildings plus a 20-page stitch-bound photo book of bands who played the space like Montreal’s AIDS Wolf and others. At the time, Mutators had toured North America and were arguably the most well known outside Vancouver, but that spot’s now definitively taken up by the Pitchfork-approved White Lung, who back in 2008 had only released one 7” (“Local Garbage” on Ryan Dyck of B-Lines’ label Hockey Dad).

Five years later, I like this comp even more than when it came out. It opens with two straight ahead garage-punk tracks from Defektors (misspelled as Defectors on the sleeve) before offering two more by Petroleum By-Product, who were still going by The Petroleum By-Products at the time and only just beginning to tweak their sound away from a focus on garage-pop towards the minimal-synth-driven New Wave sound they’ve achieved in the last few years. Side A wraps up with Mish Way screaming over White Lung’s raw, frenetic “Therapy” right after Vapid burst off the vinyl with two energetic pop-punk blasts, “Sex Stain” and “Die”. After taking a two-year break, Vapid are finally playing shows again, now with The Tranzmitors’ Bryce Dunn on drums and a new LP coming out this summer on Nominal / Deranged Records.

On the flipside is Mutators’ harsh and experimental “Instinct” and “VVV”. Their dark screamo is as intense and confusing as early ’80s Vancouver noise band Tunnel Canary. Listening to Twin Crystals and Nü Sensae I can almost taste the cigarette smoke and smell the stale beer and vomit that epitomized shows at the ER. Yet it’s the fucked up, scary noise of Sick Buildings’ “The Commuter” that tips this LP from just a crazy good compilation of songs to a snapshot of Vancouver’s underground DIY ethos.

As important as 1979’s Vancouver Complication LP featuring DOA, Subhumans, U-J3RK5 and other seminal Vancouver punk bands, Emergency Room Vol. 1 wasn’t just capturing Vancouver’s weird punk scene at its pinnacle, it was a jumping off point for a lot of these bands. It’s a testament to them that, except for the two sadly defunct noise bands Mutators and Sick Buildings, all are not only still performing but deservedly getting reviewed and approved outside Vancouver. Limited edition vinyl of 924, and I still see this around in record stores. Pick it up if you find it!

Janelle Hollyrock runs Mongrel Zine, a fanzine and record label out of Vancouver, with her partner Bob Scott.

The Emergency Room était situé dans une ancienne usine d’apprêtage de poisson transformée en lieu d’enregistrement, de spectacle et de pratique dans l’est du centre-ville de Vancouver infesté de rats et où circule de la drogue. Ouvert en 2006 par Keith Wecker de Sex Negatives lorsqu’il animait des spectacles dans un sous-sol de la Emily Carr University aux côtés de Justin Gradin de Random Cuts, et de l’ingénieur aux enregistrements Jordan Koop de Twin Crystals. La ER a ensuite déménagé à East Hastings en 2007 et après un peu plus d’un an, est devenue le lieu par excellence de la communauté punk de Vancouver. Lorsque j’ai écouté ce LP pour mon zine en 2008, j’ai alors écrit que la popularité grandissante de “la ER, un lieu secret, illégal, peut prendre fin à tout moment” et qu’il fallait se procurer le vinyle “avant que ce souvenir ne devienne un artéfact.” Évidemment, la Emergency Room a dû fermer ses portes quelques temps après la sortie de cette compilation. Lorsque le lieu gardé secret accueillait des artistes en son sein et gagnait en succès dans l’est de Vancouver juste avant la fermeture, la ER a été le premier lieu de spectacle à accoucher d’une compilation vinyle sur des raisons de sa fermeture.

Titrée avec optimisme “Vol. 1”, la compilation réunit huit groupes qui se sont produits ou qui ont enregistré pendant la première année du studio, dont: Defektors, Petroleum by-Product, Vapid, White Lung, Mutators, Twin Crystals, Nü Sensae et Sick Buildings; de plus a été publié un album photo de 20 pages des groupes qui s’y sont produits, comme le groupe Montréalais AIDS Wolf et bien d’autres. À cette époque, les Mutators étaient en tourné en Amérique du nord et étaient sans doute le groupe le plus connu à l’extérieur de Vancouver, mais cette place est depuis tenu par White Lung, encensé par le site Pitchfork. White Lung, en 2008, avait seulement sorti un tube de 7” (“Local Garbage” sur Ryan Dyck de B-Lines du label Hockey Dad).

En effet, cinq ans plus tard, j’aime encore plus cette compilation qu’à sa sortie. Elle débute avec deux chansons underground d’un son sec punk de Defektors (mal écrit sur l’étui comme ceci : Defectors), suivent deux autres chansons produites par Petroleum By-Product, qui à l’époque s’appelaient encore The Petroleum By-Products et venaient tout juste de sampler leur son (différent de sons pop-garage) par le biais du synthétiseur minimaliste produisant du son new wave qu’ils ont produit les dernières années. La face A emballe par la voix de Mish Way qui crie sur ce cru frénétique de White Lung, “Therapy”, qui suit Vapid, lequel fait exploser le vinyl avec deux tubes énergiques pop punk, “Sex Stain” et “Die.” Après s’être offert une pause de deux ans, Vapid se produit en spectacle de nouveau, accompagné maintenant du membre de The Tranzmitors, Bryce Dunn au tambour, un nouveau LP sortira cet été sur le label Nominal / Deranged Records. Sur l’autre face de l’album, se trouve Mutators avec respectivement des tubes rigoureux et expérimental “Instinct” et “VVV”. Leur cri sinistre est aussi intense que confus comme celui du groupe bruitiste de Vancouver du début des années 1980 Tunnel Canary. En écoutant Twin Crystals et Nü Sensae, je peux presque goûter à la saveur de cigarette et sentir le gout de mauvaise bière et de vomi ressentis lors des spectacles à l’ER, mais c’est le foutu et effrayant bruit de la chanson «The Commuter» de Sick Buildings qui fait basculer ce LP de bonne compilation enthousiasmante vers un éthos fait-le-toi-même de l’underground vancouvérois.

Aussi important que Vancouver Complication de 1979, le LP rassemble DOA, Subhumans, U-J3RK5 et d’autres groupes punk séminaux de Vancouver. Emergency Room Vol. 1 ne rassemblait pas seulement l’étrange genre punk de Vancouver à son sommet, mais permettait à plusieurs de ces groupes de s’exprimer. C’est un souvenir pour ces groupes, à l’exception des deux défunts groupes bruitistes Mutators et Sick Buildings, en ce sens que tous ne faisaient pas que se produire en spectacle mais méritaient à juste titre de se faire connaitre et de se faire acclamer hors de Vancouver. Une édition limitée du vinyl de 924 est toujours disponible, et je la vois souvent dans des magasins de disque. Quand vous la verrez, achetez-la!

Janelle Hollyrock dirige Mongrel Zine, un fanzine et label hors de Vancouver, avec son partenaire Bob Scott.

Twin Crystals – Trinity

Defektors – Burning Light

Mutators – Instinct

New Canadiana :: AIDS Wolf – Ma vie banale avant-garde

AIDS Wolf - Ma vie banale avant-garde

Recorded in Calvin Johnson’s Dub Narcotic Studio in Olympia, WA, Canada’s most progressively potent gang of art-damaged grumps have created what could be their masterwork. After years of touring Rollins style and unleashing countless slabs upon the mound, AIDS Wolf have pared it down to the bare wires pulsing and robbing us of the horizon. Chloe Lum’s vocals are louder than ever, yet processed in robotic jabs to the eardrums, playful, violent, while Alex Moskos floats and meanders through a valley of oozing moans, all on top of the unrelenting smash provided by Yannick Desranleau. Every time they get into the studio they take it out to the left field for another round of “how insane am I/how insane is the world”, barefoot and lost. Finding new meanings inside the sullen husks of human interaction, focused on the future and destroying the past relatives we had known. Repetition. Repeater. Realized. Where do we go from here?

Enregistré au Dub Narcotic Studio de Calvin Johnson à Olympia, WA, le gang le plus progressivement puissant de grognons d’art endommagés ont créé ce qui pourrait être leur pièce maîtresse. Après des années à faire des tournées dans le style Rollins et à relâcher d’innombrables tranches sur le tas, AIDS Wolf l’on réduit à des fils nus palpitants et nous volant l’horizon. Les vocales de Chloe Lum sont plus fortes que jamais, mais traitées en coups robotiques pour les tympans, enjoués, violents pendant qu’Alex Moskos flotte et serpente à travers une vallée de gémissements suintants, tous sur le dessus du smash impitoyable de Yannick Desranleau. À Chaque fois qu’ils se retrouvent dans le studio ils l’apportent au champ gauche pour un autre tour de ‘’Comment fou suis-je/comment fou est le monde?’’, pieds nus et perdus. Trouvant de nouvelles significations dans les écorces maussades de l’interaction humaine, concentré sur le futur et détruisant les proches du passé que nous avions connus. Répétion, Répéteur, Réalisé. D’où descendons-nous d’ici?

AIDS Wolf – Pop a Candy Drop

AIDS Wolf – Despair Ritual

Tournée Banale :: Tournée Banale Avant-Garde 7 & 8

We’re blowing out the last two episodes of AIDS Wolf‘s venture in tour banality with a double-shotgun blast of inanity. Moskos explores European tour cuisine, a bouncy-castle paradise, and a new age toilet before plotting Drainolith‘s 700th tour. The inane vibes are summarized brilliantly by Episode 8’s exploration of an ant infestation within Chloe’s sugar. It’s a beautiful closure to the wolf’s Europen journey through documentary vérité. Perched high upon our digital chalice we implore those outside the 100-sided die to heed our message: bring us your banality and we shall broadcast it to the world.

PS – This incredible feature would not have been possible without the hard work of Alex Moskos and AIDS Wolf. Thank you so much.

New Canadiana :: Drainolith – You Paid For It b/w Deepwater, PA

Psychic Handshake digs deep within thee outernet to conjure this 7″ from AIDS Wolf git-hub Alex Moskos. Soaked in a bewildering avant-croonery, “You Paid For It” double-declutches into a ramshackle sinkhole of pinball shreddery, multi-throned oscillators and 8-bit digitalis. This transmigration through polyrhythmic hood jams continue as “Deepwater, PA” devolves into clamouring solos of synthetic marvel. A huge dub-tee-eff from all angles. Grip sic widdit.

Psychic Handshake creuse profondement dans l’outernet pour faire apparaître ce 7” du git-hub d’AIDS Wolf, Alex Moskos. Trempé dans l’avant-chantonnement déconcertant, “You Paid For It” double-débraye dans une doline délabrée de shred flipper, d’oscillateurs multi-trône et de digitaline 8 bit. Cette transmigration à travers les bœufs gangsters polyrythmiques continue pendant que “Deepwater, PA” descende pour se transformer en solos bruyants de merveille synthétique. Un immense TABARNAK de tous les angles. S a u t e z d e s s u s .

Drainolith – Deepwater, PA

Drainolith – You Paid For It

Tourneé Banale :: Tourneé Banale Avant-Garde 6

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The first Tourneé Banale Avant-Garde scored by the wolf themselves. Submerge yourself within their cathartic collision between live guitar wrenching and carousel insanity. After a seriously obnoxious wake-up call, the trio embark on an epic shaming of Canada’s Wonderland while descending into a vortex of fluorescent carnival hysteria.

La première Avant-garde de Tournée Banale composé par le loup lui-même. Submerge-vous dans leur collision cathartique entre des guitares arrachantes en direct et de la folie de carrousel. Après un sérieux appel au réveil détestable, le trio embarque sur une honte épique de Canada’s Wonderland pendant qu’ils descendent dans un vortex d’hystérie fluorescente de carnaval.

Tournée Banale :: Tournée Banale Avant-Garde 5

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As desolate, existential waters begin to smother their touring banality, Episode 5 represents a shift into the bizzarre and serene. What is this sojourn through Popol paradise? The infinite sky and its scenic vistas rip through Moskos‘ vacation desires while road-side neglect stagnates their progress. The wolf persevere after gorging themselves on buckets of peanut butter. Cake was served. But why?

Alors que des eaux existentielles désolées commencent à étouffer leur banalité de tournée, l’Épisode 5 représente un changement vers le bizarre et serein. Qu’est-ce que le séjour à travers le paradis Popol? Le ciel infini et ses vues de scènes fend à travers les désires de vacances de Moskos pendant que des négligences de bord de route stagnent leur progrès. Le Loup persévère après s’être gorgé de seaux de beurre de d’arachide. Du gâteau fut servi, mais pourquoi?

Tournée Banale :: Tournée Banale Avant-Garde 4

Danke Shoen, the latest expose on touring banality in our ongoing feature Tournée Banale, shows AIDS Wolf posed with one of the most mundane tasks: keys locked in car. Enjoy in moderation.

Tournée Banale :: Tournée Banale Avant-Garde 3

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The third installment of AIDS Wolf’s picturesque exposure of touring normality focuses on the personal. There are puns, multiple-drummers, and vehicle experimentation. A voyeurs dream of simplistic banality.

Le troisième épisode de l’exposition charmante de la normalité de tournée d’AIDS Wolf se concentre sur le personnel. Il y a des jeux de mots, de multiples batteurs et de l’expérimentation de véhicule. Un rêve voyeur de banalité simpliste.

Tournée Banale :: Tournée Banale Avant-Garde Episode 2

To support the launch of Tournée Banale, our latest feature hi-jacking AIDS Wolf‘s brilliant idea to capture the bleak reality of touring artists, we’re giving you a double dose of AIDS Wolf’s Tournée Banale Avant-Garde. Episode 2 journeys deeper into inter-personal inanity as we bear witness to a complete lapse in communication and mutual understanding.

Tournée Banale :: Tournée Banale Avant-Garde Episode 1

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We’re proud to introduce yet-another feature on Weird Canada: Tournée Banale. Our friends from the wolf have been leading the vanguard of Canadian fringe for years, and their foray into documentary vérité further solidifies their position as monolithic masters of the left-field. Tournée Banale captures the utter inanity of life as a touring musician in eight parts, filmed exclusively on cheap Flip cameras while AIDS Wolf toured Europe this summer. This humbled approach to tour documentation paves the way for artists from all disciplines to revel in the toiling efforts one endures traversing the physical world in the pure pursuit of artistic expression. Join AW’s bleak journey through episode 1: didactic stretches of concrete daylight amidst a casual drone of highway sonarchy. We celebrate this unadulterated view of tour reality. Stay tuned…

Nous fière de vous présenter encore un autre élément sur Weird Canada: Tournée Banale. Nos amis de the wolf ont mené l’avant-garde du groupe marginal Candadien pour des années et leur percée dans le documentaire véritésolidifie encore plus leur position en tant que maître monolithiques sur le champ gauche. Tournée Banale capture complètement l’inanité de la vie en tant que musicien en tournée en huit parties, filmé exclusivement sur une caméra Flip bon marché pendant que AIDS Wolf est en tournée en Europe cet été. Cet humble approche pour guider des documentations pave le chemin des artistes de toutes les disciplines pour se délecter des efforts laborieux qu’une personne endure en traversant le monde physique dans la pure poursuite de l’expression artistique. Rejoignez le voyage morne d’ AW à travers l’épisode 1 : des étendues didactiques de béton de jour parmi un bourdonnement habituel de sonarchie d’autoroute. Nous célébrons la vue naturelle de la réalité des tournées. Restez à l’écoute…