Tag: 2015

New Canadiana :: Virgins – Everyone Lost.

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Be still, don’t breathe. Doomsday is anthropogenic and takes the form of bio-cybernetic revolt. The planet is threatened and engages to resurrect its biomechanical engines of destruction from its underground dormancy to obliterate humankind. It’s the found percussion of hard struck cathedral bells and the incline of a chain hill wooden roller coaster on Everything Dies that mimics dialogue and AI takeover. The droning, Tripod-bass growls are impending. Seismic strides can be mistaken for the sunken heart throbs of those who are enduring a post-apocalyptic world.

Immobile, pas un souffle. L’apocalypse est anthropique et prend des airs de révolte biocybernétique. La planète est menacée et s’apprête à ressusciter de leur dormance souterraine ses engins de destruction biomécaniques pour anéantir l’humanité. La percussion retrouvée des cloches de cathédrale sonnées violemment et la pente d’une chaîne de montagnes russes de bois sur Everything Dies mimiquent les dialogues et conquêtes de l’IA. Le bourdonnement et les grognements de basse à Trépied survolent le tout, menaçants. Les éclats sismiques ressemblent à s’y méprendre aux battements de coeur en noyade de ceux qui perdurent dans un monde post-apocalyptique.

Virgins – The Air We Are Breathing (Be Still)

Virgins – Everything Dies

New Canadiana :: Terra – Couldn’t Save This

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A herald abdicates his duties to become a harbinger. He gives an exit speech of honest introspection and narrates his inner conflicts to the hearkening convergence of the rank and file. His oratory is tonally commanding and it’s mastered with a silver tongue. People discern the vocalized afflictions. It is sheathed like a cupped mic to make a bull horned public address of incurable conditions.

Un héraut renonce à ses responsabilités afin de devenir un annonciateur. Il tient un discours de sortie d’une honnête introspection et narre ses conflits internes jusqu’à la convergence prêtant l’oreille du rang et du fichier. Son oratoire adopte un ton autoritaire et est maîtrisé avec une grande éloquence. Les gens distinguent les afflictions vocalisées. C’est recouvert comme un microphone enveloppé pour faire une allocution publique audacieuse à conditions irrémédiables.

Terra – Couldn’t Save This

Terra – Incurable Condition

New Canadiana :: JFM – Free Hell

Six decades of Marvin Berry‘s static activity leaves his skeletal remains in a state of statue. Run a time lapse and watch his hands ossify into a debilitating age of contractured claws to bind an eternal grip around his handset. Pry the landline from his cold dead hands and listen to the receiver closely. Don’t mistake it for a dial tone. Jesse Frank Matthews will take you on a journey of a sample-rich miscellany titled Free Hell. Start your descent into this segueing sound collage by dancing to the familiar realms of industrial electro body with a hydraulic lift backdrop. Pan into reverse truncated vocals over a stovetop boil melting BPM breakbeat and carry onward.

Les six décennies d’activité statique de Marvin Berry cèdent ses ossements dans l’état d’une statue. Au fil d’un laps de temps, observez ses mains scléroser en une ère débilitante de griffes contracturées qui serre éternellement dans sa poignée son téléphone. Forcez la téléphonie fixe de ses mains froides mortes et écoutez attentivement le récepteur. Ne le trompez pas pour une tonalité de numérotation. Jesse Frank Matthews vous emmènera en voyage à travers un mélange de prélèvement riche intitulé Free Hell. Débutez votre descente dans ce collage sonore incessant avec une danse au royaume du corps électro industriel devant un fond d’ascenseur hydraulique . Faites un panoramique sur les chants tronqués inversés au-dessus d’une cuisinière aux gros bouillons qui fait fondre les battements par minute du breakbeat et continue vers l’avant.

JFM – Reposition

JFM – Happiness

New Canadiana :: Quaaludes – This Is Your Future We’re Talking About

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Let Quaaludes be your entry portal into a nascent seam of emotive punk. Hailing from Montreal, Quaaludes tips their hat to the clean, trebly noodles of the American Midwest. Antigua twinkles like a Kinsella-scordatura sequel. The brass yearns softly while hoarse throated, coveted monologues are spilt with buff emotion over beefy jagged rhythms. Sporadic, jerking rim shots with mind manipulating tempo changes add underlying complexity to the spindling dragon dance of bright and pretty dual instrumentation of slides and harmonic bends.

Que Quaaludes soit votre portail d’entrée vers une couture naissante de punk émotif. Originaire de Montréal, Quaaludes lève son chapeau aux improvisations informelles, aiguës et claires du Midwest américain. Antigua brille telle la suite d’une scordatura à la Kinsella. La trompette soupire doucement pendant que des monologues à la gorge enrouée se déversent avec une émotion musclée sur des rythmes costauds en dents de scie. De sporadiques rimshots accompagnés de changements de tempo qui manipulent l’esprit ajoutent une complexité sous-jacente à la tournoyante danse du dragon qu’est la brillante et jolie instrumentation double composée de glissements et virages harmoniques.

Quaaludes – Mr. Transisitor

Quaaludes – Antigua

New Canadiana :: Genderdog – Neurosis Party

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Genderdog’s waggish debut under Hockey Dad Records is an introvert’s anthem for the neurotic masses. Worry-warted in nature but contemplative of self-doubt, Neurosis Party is a social train wreck’s weeping cry out for help. With a mirthful insanity exacerbated by a failure to cope with life’s stresses; it closes with abrupt, comical, apathetic chatter between split personalities. Transpiring into a neurosis party is beyond the breaking point. It’s surpassing the despondent, unfocused gaze of the thousand yard stare; and insidiously emerges into a permanent delirium of full blown hallucination.

Les débuts facétieux de Genderdog avec « Hockey Dad Records» sont l’hymne d’un introvertie pour les masses névrosées. De sa nature inquiète, mais contemplative dans son ’incertitude, * Neurosis Party* est le cri à l’aide désespéré d’une catastrophe sociale. Le groupe possède une folie insouciante qui est exacerbée par l’échec d’affronter les stress de la vie. La cassette se termine avec un bavardage brusque, comique et apathique entre des doubles personnalités. Se concoctant en une fête de névrosés et allant bien au-delà du point de rupture. Elle dépasse un regard flou et découragé de mille mètres et sort insidieusement dans un délire d’hallucinogène permanent.

Genderdog – Neurosis Party

Genderdog – 2Blessed 2B Stressed

New Canadiana :: Man Meets Bear – Huronian Cadence

The photo of collaborating artist Experimental Housewife standing in Lake Huron is reminiscent to Man Meets Bear’s cover art. Songwriter Soren Brothers wears his art on his sleeve, bridging his composition with his dedicated hours to limnology with visual transparency.

Huronian Cadence is an ethereal voice resting on nylon string. Soft textures of Latin and classical folk invoke images of a crash test dummy awaiting the ravage of a jersey barrier of heavy modulation. “Go Wild” is particular with cartoonish wails, becoming scratchier and alluring with high gain vocals. Other tracks feature a gated and compressed percussion, adding a closed dimension to the roofless, ambient siren call of Soren Brothers from across the lake.

La photo de l’artiste collaboratrice Experimental Housewife se tenant dans le Lac Huron rappelle les pochettes d’album de Man Meets Bear. Le chansonnier Soren Brothers joue son art à coeur ouvert, et fait le pont avec ses longues heures dédiées à la limnologie avec transparence visuelle.

Huronian Cadence est une voix éthérée posée sur un fil de nylon. De douces textures latines et de folk classique invoquent les images de mannequins de crash test en attente du ravage que leur causera une barrière jersey de lourde modulation. “Go Wild” est particulière, avec ses gémissements cartoonesques, devenant de plus en plus éraflée et allusive avec les voix traitées avec intensité. Les autres morceaux contiennent une percussion filtrée et compressée qui ajoute une dimension fermée au chant de sirène ambiant et sans toit de Soren Brothers venant de l’autre côté du lac.

Man Meets Bear – Owen Sound

Man Meets Bear – Go Wild

New Canadiana :: Wizards – SDRAZIW

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Bending out a few solo notes harder than any twelve year old ever could with his mountain bike’s kickstand, Wizards croon immensely gothic. The guitar will meow and wisp dreamscapes. By the near end, Wizards will dispel your last impressions of that beauty.

SDRAZIW is a documented piece of Wizard’s experimentation in action. Drifting away from the surf and shores of their EP and pulling towards the psych and ambient taproot, Wizards drop a collection of songs that stand individual, non adherent, riotous.

En extirpant des notes plus tonitruantes qu’un enfant de douze arrive à le faire avec la béquille de son vélo de montagne, Wizards sonne gothique. La guitare miaulera et vous transportera aux pays des songes. Vers la fin, Wizards dissipera les dernières impressions de cette beauté.

SDRAZIW est la trace laissée par Wizard en pleine expérimentation. S’éloignant du surf et des rivages de leur EP et s’approchant des racines du rock psychédélique, Wizards nous offre une collection de chansons uniques et planantes.

Wizards – Party Pooper

Wizards – Marble Giants

New Canadiana :: Space Bros. – In the Dreamtime of the Saucer People

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Space Bros. made a cosmic wormhole. You’re chewed up, you’re spit out, you don’t know where the hell it took you but it’s busy with people and activity. You’re entering into a new world. ‘‘IDSP’’ relays the observations of an outsider’s wander through an unfamiliar city in perpetual night. Set in the not-so-distant future, the city is dynamic, it’s fast paced and you are the outsider. The detuned and vibrating synthesizers make the dreary night hours of this big and futuristic city sound thriving. The afterhours are alive; you can hear the dissonant vocal samples. They sound like muffled intergalactic discotheque muzak that leaked from the venues’ walls and onto the streets. Beneath you there’s an underpass of swooshing polyphonic sounds of light bikes and hover crafts. The city is moving fast and drains its power crystals night and day. The result is making everything hum like an old GE refrigerator. Even the atmosphere sounds high voltage.

Space Bros. ont fait un trou de ver cosmique. Tu es mâché, tu es recraché, tu ne sais pas où diable cela t’a mené, mais ça grouille de monde et d’activités. Tu entres dans un nouveau monde. « IDSP » relaye les observations d’un être extérieur lors d’une déambulation à travers une ville pas familière au cœur d’une nuit surréelle. Se déroulant dans le futur pas si lointain, la ville est dynamique. Elle va vite et tu es l’être extérieur. Les synthétiseurs désaccordés et vibrant transforment le son des longues heures nocturnes de cette grande ville futuriste en excitantes floraisons. Les heures supplémentaires sont vivantes ; tu peux en entendre les échantillons de voix dissonantes. Elles sonnent comme une muzak de discothèque intergalactique étouffée qui aurait fuité depuis les murs des salles vers la ville. Au-dessous, il y a un passage de sons polyphoniques soufflant provenant de lumières de motos et d’aéroglisseurs. La ville bouge rapidement et aspire ses cristaux de pouvoir nuit et jour. Le résultat est que tout hum comme un vieux réfrigérateur General Electrics. Même l’atmosphère a l’air sous haut voltage à l’oreille.

Space Bros. – Cosmic Window

Space Bros. – Tonight

New Canadiana :: Virgins – Depressions EP

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Depressions sounds old and hisses like AM radio in the evening. The bent circuits lend themselves to paranormal phenomena. The white noise and interference sounds like pareidolic screams. Maybe it’s a recording of the discarnate people from the otherside. Depressions could be disguised as one of a hundred home recorded tapes of EVP, lost in the archives of a ghost hunter’s basement. The ending of Radio Silence is a bone chilling lo-fi recording. It resembles black box auditory footage. With the last moments of activity recorded, the screams become nasal and shape shift in and out with the missiling pitch of a descending commercial airliner.

Depressions sonne vieux comme le crachotement d’une radio AM en soirée. De pareils circuits tordus se prêtent aux phénomènes paranormaux. Des cris paréidoliques surgissent du bruit de fond et des interférences. Serait-ce les voix d’êtres désincarnées de l’au-delà? Depressions passe pour l’un de ces centaines d’enregistrements maison de voix électronique, perdus dans les archives du sous-sol d’un chasseur de fantômes. Pièce lo-fi à vous glacer le sang, la finale de « Radio Silence » s ’apparente au contenu sonore d’une boîte noire. Sur les derniers moments captés, les cris deviennent nasaux et se transforment en un va-et-vient suivant la trajectoire tonique d’un avion commercial en pleine descente.

Virgins – Radio Silence

Virgins – Your Eyes (Are Cryin’)