we are northernly


New Canadiana :: POM – POM EP

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The Internet. Digital echoes become reflections of ourselves from the ideals (and flaws) of our bodies in the form of endless retweets, reactions and likes. This is nothing new, but POM find the beauty and horror lying in this relationship rallying to infinity. The syncopated rhythms of POM’s instrumentals feel coolly calculated, but underscored by it all is the incongruent marriage of the real and the programmed. Its incompatibility knows no limits, but there is a thrill in the known and unknown beauty created by the shifting powers of control. “Take time to look inside – you’re mine”.

L’Internet. Les échos numériques deviennent les reflets de nous-mêmes, les idéaux (et les travers) de nos corps sous forme de gazouillis partagés, de réactions et de « J’aime » sans fin. Ça n’a rien de nouveau; POM a découvert la beauté et l’horreur se cachant derrière cette relation d’échanges à l’infini. Le duo semble avoir calculé de sang-froid sa musique instrumentale aux rythmes syncopés. Cependant, le tout met en évidence le mariage incongru du réel et du virtuel, de l’improvisation et de la programmation. Cette incompatibilité ne connaît aucune limite, mais un délicieux frisson réside dans la beauté connue et inconnue créées par le pouvoir changeant de l’emprise. « Prends le temps de regarder à l’intérieur; tu es à moi »

POM – Echo

POM – I Don’t Know

New Canadiana :: Cheap High – Subterranean Suburbia

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Winter nights vectoring towards Vancouver, phone dead, music loud over smoke being sucked out the window, airdrumming the cold from your hands. This band calls themselves suburban, but at least two of the members have been playing around the city for seven years. Cheap High have existed for about three. _Subterranean Suburbia_ is their first full-length and marks the debut of Dipstick Records – so you can be sure the onslaught is measured and explosive. Good thing, because it’ll probably be a long time before I change the CD in my car.

Les nuits hivernales se dirigent vers Vancouver. Ton cellulaire est mort. De la musique puissante écrase la fumée, qui s’échappe par la fenêtre ouverte. Tu réchauffes tes mains en jouant du airdrum. Ce groupe se dit banlieusard, mais au moins deux de ses membres jouent en ville depuis sept ans – et Cheap High existe depuis trois. _Subterranean Suburbia_ est leur premier album complet, et il inaugure Dipstick Records. Donc, l’assaut est assurément calculé et explosif. C’est une bonne chose, parce que je ne changerai pas le CD dans ma voiture avant un bon moment.

Cheap High – Time and Space

Cheap High – Tooth and Nail

New Canadiana :: Bone Marrow – A Spiritual Blur / Someone New EP

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You sent yourself a text message last night: “Seeking aural healing. Receiving heaven. Swallowed whole.” You must have interfaced with an angel last night. 1080p eyes probe the velvet dark. The room shifted overnight, or maybe just when you got home; piles of clothes heaped on keyboards, jeans weighing down oscillator keys, an organ flipped over and screaming. The phone screen glows, a cheap jellyfish sending tentacles into contact lists. Your long nails catch on the fibres of the blanket, pulling out synthetic fabric in squiggly fibres. It reminds you of shredding dandelions at the lake, feet swinging like Red Rover, slipping on wet wood, splinters gathering in palms, your peach body disappearing into indigo depths.

Tu t’es envoyé un message texte hier : « Recherche guérison auditive. Reçois le paradis : engloutissement total. » Tu as dû communiquer avec un ange hier soir. Des yeux en 1080p qui sondent le velours de l’obscurité. La pièce a changé cette nuit, ou peut-être juste quand tu as ouvert la porte de la maison. Des piles de vêtements jonchant des claviers, des jeans appuyant sur les touches d’un oscillateur, un orgue renversé qui se lamente. L’écran du cellulaire brille – une méduse en toc étirant ses tentacules à travers la liste de contacts. Tes longs ongles s’accrochent dans une couverture, tordant ses fibres synthétiques. Ça te rappelle les pissenlits s’effilochant au lac. Tes pieds se balançant comme pour Red Rover, qui glissent sur du bois mouillé; les échardes qui s’accumulent dans tes paumes. Ton corps de pêche qui disparaît dans les profondeurs indigo.

Bone Marrow – Lost, pt.II

Bone Marrow – A Kiss Goodbye

New Canadiana :: Benjamin Muñoz – Dear Ennui

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The chalky timbre of TUMS rattling in their bottle, the infinite drum roll of heavy rainfall: the right poly-rhythms have a way of both soothing us and sparking contemplation. With its heavy industrial past—echoes of primitive robots stamping out die-cast auto parts—Hamilton seemed destined to be Canada’s home of arrhythmic pop. Benjamin Muñoz cobbles warm, percussive electro, where tumbling woodblocks spoon seamlessly with avant-garde jazz-breaks. Delayed pianos dovetail sampled vocals forging sweater-weather melodies. Easily at home among Berlin’s Leaf Label, or Caribou’s debut explorations as Manitoba, Dear Ennui offers daydream voyages on pleasantly unpredictable oceans, slave to rogue waves, and bound by no anchor.

Le timbre crayeux d’un flacon de TUMS que l’on secoue, le roulement de tambour perpétuel d’une pluie battante: les bons motifs polyrythmiques apaisent et invitent à la contemplation. Avec son lourd passé industriel -lors duquel retentissait la résonance de robots primitifs martelant des pièces d’automobile moulées – Hamilton semblait destiné à être le foyer canadien du pop arythmique. Benjamin Muñoz nous concocte de l’électro percutante et chaleureuse dans laquelle s’harmonisent le wood-block et les interludes jazzy avant-gardes. Des mélodies de temps frisquet issues de l’accord entre des notes tardives de piano et des échantillons vocaux. Bien à sa place aux côtés de la maison de disque berlinoise Leaf Label, ou de Caribou à ses débuts, sous le pseudonyme Manitoba; Dear Ennui offre une rêverie de voyages sans ancre sur des eaux imprévisibles, esclave aux vagues scélérates.

Benjamin Muñoz – Anchors

Benjamin Muñoz – The Bonds That Fail Us

New Canadiana :: Atrum Machina – Machine Breathing

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Atrum Machina’s sonic shadows lurk amidst a graveyard of flickering neon signage and cracked plasmic tubing. Parasitic worms lurch themselves into gutters cratering the stale concrete. Here, damage and rot are imminent as industrial structure gives form to a mycotoxic playground. The evolutionary circuit opens, then closes. Beyond the rusted fence-links, stifled machinations seep from a grey warehouse. The fossil transmissions of Machine Breathing weave a blanket of warm static – as the heartbeat falters, oscillations slow.

Les ombres acoustiques d’Atrum Machina rôdent parmi un cimetière d’enseignes aux néons vacillants et de tubes plasma craquelés. Des vers parasites rampent dans les caniveaux cratérisant le béton plat. Ici, les dommages et la pourriture sont imminents alors que la structure industrielle donne forme à un terrain mycotoxique. Le circuit révolutionnaire s’ouvre, puis se referme. Au-delà du grillage rouillé, des machinations étouffées suintent d’un entrepôt gris. Les transmissions fossiles de *Machine Breathing* tissent une couverture d’électricité statique chaude. À mesure que le pouls faiblit, les oscillations ralentissent.

Atrum Machina – Grow (Trophus)

Atrum Machina – V S-1