we are northernly


New Canadiana :: armahain – being human

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You’ve been lying in bed a lot lately, putting it all off and endlessly refreshing. You spend time in the backseats of cars at night and your friends talk without you up front. Someone you haven’t seen in a long time says something achingly, sincerely kind about you. You can’t remember the last time you blushed like this. If there are synths, they are shifting glaciers. If there are drums, they are stuttering teenagers. If you go walk alone it’s all better and worse at the same time. “I’m doing well; things are going great.”

Tomorrow is the day you will wake up and be productive, you swear.

Tu t’allonges beaucoup sur ton lit dernièrement, fermant tout et restant frais. Tu passes du temps sur la banquette arrière des voitures la nuit et tes amis parlent sans toi à l’avant. Quelqu’un que tu n’as pas vu depuis longtemps dit quelque chose de douloureusement, sincèrement gentil à propos de toi. Tu ne peux pas te rappeler de la dernière fois que tu as rougie ainsi. S’il y a des synthétiseurs, ils sont des glaciers qui bougent. S’il y a des batteries, ils sont des adolescents qui bégayent. Si tu vas marcher seul, tout est mieux et pire à la fois. « Je m’en sors bien; les choses vont bien. »

Demain c’est le jour où tu vas te réveiller et être productif, tu le jures.

armahain – kaksi

armahain – seitsemän

New Canadiana :: Seri Oko – Seri Oko

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Since the dawn of electric light we have deliberated wildly about what may lurk in freshly rendered darkness, the space ransacked of radiation by the flick of a switch. This narrative replays in the basements and attics of the city’s industrial graveyards, when the house lights go down and phantasm reigns. Upon this shade Seri Oko casts their billowing proclamation: sending it sinuating with layers of feedback to the darkest reaches of the room. Gutted, we surface, with visions of silky rapture thwarted by metallic hum.

Depuis l’aube de la lumière électrique nous avons réfléchi furieusement à ce qui peut rôder dans l’obscurité fraîchement retournée, l’espace ravagée de radiation par l’effleurement d’un interrupteur. Cette narration rejoue dans les sous-sols et les greniers des cimetières de villes industrielles quand les lumières de la maison s’éteignent et le fantasme règne. Sur ce ton, Seri Oko jette leur proclamation gonflante, l’envoyant sinuer avec des couches de réactions dans les confins les plus noirs de la pièce. Estomaqués, nous faisons surface avec des visions d’extases soyeuses déformées par un fredonnement métallique.

Seri Oko – Iridescence

Seri Oko – Treading Water

New Canadiana :: Look Sacré – Nécromensonge

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If it sounds “like a ton of bricks”, how do you dance to it? With a sledgehammer? Post-punk rhythms waltz in Nécromensonges, and send us to the floor with every new turn of the grid. It’s like a merry-go-round playing with gravity: it pushes you to the ground, then up in the air you become all light, your head empty of blood. It’s there that the poetry of Look Sacré consumes itself (the blood has returned to your feet); you feel your way along between the corpses and the loose soil, full of images which you touch without eyes. Bring your hippest phantoms…

Si ça sonne « comme une tonne de briques », ça se danse comment? Avec une massue? Les rythmes post-punk valsent dans Nécromensonges, et nous renvoient au plancher à chaque nouveau tour de quadrille. C’est comme un manège jouant avec la gravité : ça t’appuie au sol, puis tu deviens tout léger dans les airs, la tête vide de sang. C’est là que la poésie de Look Sacré se consomme (le sang est rendu dans les pieds); on erre à tâtons entre les morts et la terre meuble, plein d’images qu’on touche sans les yeux. Amenez vos fantômes les plus hip…

Look Sacré – Nécromensonge

Look Sacré – Ben Oui

New Canadiana :: Paranerd – Writ EP

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We’ve always been inclined to dance together in circles. Mind you, our feet barely shuffle, and our bopping heads merely impose our knees to dip whilst clurbing. The thought of being streaked with ultraviolet light by ceiling projectors is tempting enough to check in, but tonight we’re really better off vibin’ from each other’s houses. Our jiving abilities are overcome by our own reveries, induced by the fluidity of oonts, tweaks and burbles. There are disparate segments of syncopated, burst mode riddums that clatter in sequences. A singular, spacey squelch that typifies a launch into hyperspace and sweeping cut off frequencies for full velocity.

Nous avons toujours été enclins à danser en rond ensemble. Mais attention, nos pieds traînent à peine et nos têtes rebondissantes ne font qu’imposer à nos genoux de se ployer pendant que nous sortons en boîtes. L’idée de se faire strier de lumières ultraviolettes par des projecteurs au plafond est assez tentante pour participer, mais ce soir nous ferions mieux de prendre du bon temps à partir de nos maisons. Nos habilités à giguer sont vaincues par nos propres rêveries, induites par la fluidité des boom boom, des altérations et des gazouillis. Il y a des segments disparates de rythmes en mode rafales syncopés qui se fracassent en séquences. Un bruit de succion singulier qui caractérise un lancement dans l’hyperespace et un balayage coupent les fréquences pour atteindre une pleine vélocité.

Paranerd – Wakcz

Paranerd – Walxc

New Canadiana :: Industrial Priest Overcoats – Gone.Nativity

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Industrial Priest Overcoats thrashes together a scrap heap of pulsing drums and unyielding riffs to create something broken, but functional. A feeling both foreign and familiar, like when it’s 3:29am and you’re alone in a park wanting to create something meaningful. A million exclamation points at the end of a night spent alone inside your own thoughts, wondering if anyone will look hard enough to see what you see. Sometimes we try to capture a feeling too knotted to untangle.

Industrial Priest Overcoats rossent ensemble un amas de ferraille de tambours battants et de riffs rigides pour créer quelque chose de brisé, mais fonctionnel. Un sentiment autant étrange que familier comme quand il est 3 h 29 du matin et que vous êtes seul dans un parc voulant créer quelque chose de significatif. Un million de points d’exclamation à la fin d’une nuit passée seul dans vos propres pensées vous demandant si quelqu’un va regarder assez attentivement pour voir ce que vous voyez. Parfois, nous essayons de capturer un sentiment trop emmêlé pour être dénoué.

Industrial Priest Overcoats – TW33KERSA!NTZ(unite)

Industrial Priest Overcoats – StR33t C0NCEPt!0N