Category: british columbia
New Canadiana :: TV Ugly – UCLA Yankee Cola
- TV Ugly
- UCLA Yankee Cola
- (Alarum Records)
- Vancouver, BC
- ::web/sounds::
From the late night reflections of Eleanor Wearing:
Stay out late. Sleep in. As days and weeks melt together, faces and sounds carve out permanent space in your memory. Hold them there, as reminders of sweltering July heat when winter rains threaten to turn you into a human teabag. Ditch the fancy art show. Go to trash party island instead. All your friends are there. The party goes late, and nothing good happens before midnight.
Des réflections nocturnes et tardives d’ Eleanor Wearing:
(Traduit par cocktails monotones Marie-Pier Chevrier)
Dehors toute la nuit. Grasse matinée. Au fil des jours et des semaines qui se confondent, les visages et les sons se creusent une place permanente dans votre mémoire. Gardez-les y, un doux rappel de la chaleur étouffante de juillet lorsque les pluies hivernales menaceront de vous transformer en poche de thé humaine. Fuyez les événements artistiques distingués. Choisissez plutôt les débauches insulaires et festives. Tous vos [amis]](https://dumbband.bandcamp.com/) y sont. On y fête tard, et rien de bon n’arrive avant minuit.
New Canadiana :: Shake! Sampler III – Shake! Records
- Various Artists
- Shake! Sampler III
- (Shake! Records)
- Victoria, BC
- ::web/sounds::
From the competing frequencies of Katie Jensen:
A junk store window gleaming with treasures. Dented jangle-pop cans burnished with gritty, syrup-stained rims. Sunbleached beach towels with familiar stains. A tambourine rattling coquettishly; the shopkeeper’s purring pet. Tinted glasswear played like cowbells: hollow and true. A wooden bowl with a wide-mouthed brim, drooling with overflowing keys. Unopened letters. Leftovers from someone else’s life.
A tiny handheld radio blares an anthem of discordant, slacker post punk. Twist the dial but stay between frequencies. Hover here. Hold your breath.
Des fréquences en compétition de Katie Jensen:
(Traduit par Julie Mayer)
La vitrine d’un bazar, étincelante de trésors. Des cannettes de jangle pop cabossées, polies, aux contours rugueux et maculés de sirop. Une serviette de plage blanchie par le soleil, couverte de taches familières. Un tambourin cliquète d’une manière aguicheuse; l’animal domestique ronronnant du commerçant. De la verrerie teintée jouée à la manière des cloches à vache : un son creux et vrai. Un bol en bois au large bord, dégoulinant de clés qui débordent. Des lettres non lues. Les restes appartenant à la vie de quelqu’un d’autre.
Une petite radio portative braille un hymne de slacker post punk discordant. Tourne la molette mais reste entre les fréquences. Fais du surplace ici. Retiens ton souffle.
New Canadiana :: Novel – Discrete Noise
- Novel
- Discrete Noise
- (Shake! Records)
- Victoria, BC
- ::web/sounds::
From the junk drawer of Katie Jensen:
A messy bedroom, a bitten nail gnawed down to the half moon. Fragments of receipts crushed into origami. Scattered crumbs forming pointillistic portraits in unflattering nudes and terracottas. Half-finished journals scrawled with cryptically chronicled entries, buried between mattresses; the memories poked into squishy folds of grey matter.
Discordant, angular guitars kick sheets off the bed, scattering beach sand. Crooning, pastiched vocals quaver into a warped mirror. It throws back a grinning doppleganger dancing within a flimsy cage of glass and plywood.
Saucy drums interrupt the poorly-attended pity party like a mother knocking on the door. They won’t go away until they’ve made their point.
Du tiroir fourre-tout de Katie Jensen:
(Traduit par le brioché au caramel de Julie Mayer)
Une chambre en désordre, un ongle rongé jusqu’à la lunule. Des bouts de reçus réduits en origami. Des miettes éparses formant des portraits pointillistes dans des tons chair et terracotta peu flatteurs. Des journaux à moitié finis barbouillés d’entrées chroniquées de façon mystérieuse, enfouis entre les matelas; des souvenirs rentrés avec les doigts dans les replis spongieux de matière grise.
Les guitares discordantes et angulaires arrachent les draps du lit, répandant du sable de plage. Les voix pastichées chantonnantes tremblotent dans un miroir déformant. Ce dernier renvoie un sosie souriant qui danse dans une frêle cage faite de verre et de contreplaqué.
Des tambours inopportuns interrompent la séance d’apitoiement peu courue telle une mère frappant à la porte. Ils ne partiront pas avant d’avoir fait passer leur message.
New Canadiana :: Doomking – A Mark of Something No Longer in Existence
- Doomking
- A Mark of Something No Longer in Existence
- (Self Released)
- Victoria, BC
- ::web/sounds::
From the reductionistic recollections of Mark Anthony Brennan:
Haziness. Clouds drifting around the mind. A dream. A taste, sweet but soured, wells up in the back of the throat and tickles the underside of the brain. A memory. A time when beauty expressed itself so much sharper. The memory of a dream. Floating in a gauzy swirl of happiness. Of undiluted love. Of confident hope. The dream of a memory.
Des souvenirs réducteurs de Mark Anthony Brennan:
(Traduit par Aliké Harel)
Nébuleux. Les nuages roulent autour de la tête. Un rêve. Une saveur, douce mais aigrie, refoule dans la gorge et titille l’arrière-cerveau. Un souvenir. Une époque où la beauté s’exprimait au grand jour. Le souvenir d’un rêve. Flotte dans un tourbillon vaporeux de bonheur. D’amour non dilué. D’espoir certain. Le rêve d’un souvenir.
New Canadiana :: Hush Pup – Waterwings
- Hush Pup //
- Waterwings
- (Shake! Records)
- Toronto, ON // Victoria, BC
- ::web/sounds:: //
From the suspended animation of Katie Jensen:
Fingers glide over turquoise synths, drifting across keys like a swimmer floating; movement and paths directed by currents unseen. Anxiety unwraps its tentacles, imparting shallow indents cleansed by healing waters. Synth droplets find their home in a crystalline puddle. The kick drum releases a shimmering splash of chiptunes.
Ethereal vocal tones reverberate eagerly, bouncing off hallowed walls with warmth and character.
Light reflections triangulate like shifting wrinkles, seeking negative space.
A bass beckons beneath the surface with a crooked finger. It plucks golden notes and drops them; they swirl and undulate, hitting the floor. No wishes will be granted today.
De l’animation suspendue de Katie Jensen:
(Traduit par Aliké Harel)
Les doigts voguent sur les synthés turquoise et naviguent les touches comme un nageur à la dérive; dont les mouvements et le chemin sont tracés par un courant invisible. L’anxiété tentaculaire se dévrille et créent des remous purifiés par l’eau de guérison. Les gouttelettes synthétisées retournent au bercail au creux d’une flaque d’eau cristalline. La caisse propulse une gerbe de chiptunes scintillantes.
Fébriles, les voix éthérées retentissent et ricochent sur les murs vénérables, empreintes de chaleur et pleines de verve.
Les réflexions lumineuses se triangulent comme des sillons mouvants en quête d’espace négatif.
D’un doigt crochu, une contrebasse vous invite sous la surface. Elle pince les notes et les laisse tomber, celles-ci virevoltent et percutent le sol. Aucun souhait ne sera exaucé aujourd’hui.
New Canadiana :: Leon Patriz – Nice Try
- Leon Patriz
- Nice Try
- (Paradise Meadows)
- Vancouver, BC
- ::web/sounds::
From the friscalating dusklight of Sam Joseph:
The farewell cries of a Pacific Coast town in its death throes, captured like fireflies in a peanut butter jar. Twin peaks of Malkmusian symphony and cynical folk lullaby emanate from mess halls and cantina bandstands. This was once a nice place to live. And after this final, triumphant orchestra, it will belong to the bears once again.
De la brunante frigorifique de Sam Joseph:
(Traduit par Aliké Harel)
Une ville de la Côte Ouest au seuil de la mort crie ses adieux, prise au piège comme des lucioles dans un pot de beurre d’arachides. Le double sommet à la fois symphonie à la Malkmus et ballade folk empreinte de cynisme résonne depuis la scène à la tablée des officiers et à la taverne. This was once a nice place to live. Et après le final triomphant de l’orchestre, les ours règneront à nouveau.
New Canadiana :: Jonathan Scherk – Catalogue 1-12
- Jonathan Scherk
- Catalogue: 1-12
- (Self-Released)
- Vancouver, BC
- ::web/sounds::
From the grinning tooth of Katie Jensen:
You’re at a party and it isn’t much fun. Clusters of secrets dangle from the ceiling. Pinched conversationalists poke their noses into everyone’s business. On the snack table, pressed against the farthest wall, is a punch bowl brimming with dark, celestial liquid. You shuffle over and clumsily ladle a cupful into a crystal goblet and take a trepidatious sip. All four limbs melt against the cream wall, running down in gooey streaks. The most embarrassing items in your handbag spill out first. Someone steps in your puddle and tracks it across the shag carpet. They laugh and wipe their feet. Your mother always said you were a mess.
De la dent souriante de Katie Jensen:
(Par les mots en coulisses d’ Aliké Harel)
Tu te trouves à un party plutôt emmerdant. Des grappes de secrets oscillent suspendues au plafond. Les bavards au bec pincé se mêlent des affaires de tout le monde. Sur la table de grignotines plaquée sur le mur du fond se trouve un bol de punch comble d’un liquide noir et céleste. Tu te faufiles tout près, verses une louche avec maladresse dans un verre de cristal et tu sirotes une gorgée furtive. Les quatre membres fondent sur le mur couleur crème et les coulées visqueuses dégoulinent au sol. Ton sac à main se renverse et le contenu le plus gênant s’en échappe. Quelqu’un pile dans ta flaque et laisse des traces de pas sur le tapis touffeté. Ils rient et s’essuient les pieds. Ta mère disait toujours que tu attirais la poisse.
New Canadiana :: Choice Grips
- (illustration by: Andrea Manica)
- ,
From the Lizard Cove:
In our ongoing pursuit to encourage, document, and connect creative expression across Canada, we cut through waves upon waves of ethereal sounds, wyld shreddery, and brooding drones. It is magnificent. Some of the best grips escape our grasping fists. We list them here:
S.M. – Pheromone Heave (London, ON)
The Famines – Too Cool & Other Songs (Montréal, QC)
p0stm0rtem – Beautiful Pain (Toronto, ON)
བདུད – བདུད (Guelph, ON)
Everything Is Geometry – 2015 (Vancouver, BC / Fredericton, NB)
TELOZKOPE – Grape Steam (Winnipeg, MB)
young truck – Maximum Average (Toronto, ON)
Floridas – Background Themes (Victoria, BC)
The Red Daggers – All Empires Fall (Ottawa, ON)
James Wyatt Crosby – O.T.O.T.W. (Toronto, ON)
From the Lizard Cove:
Notre quête constante visant à encourager, à mettre en contact et à décrire les pratiques d’expression créatrice au Canada nous fait traverser vague après vague de sons éthérés, de shreds déchaînés et de sinistres bourdonnements; et c’est magnifique. De véritables joyaux échappent parfois à nos mains avides. Ils sont énumérés ici:
S.M. – Pheromone Heave (London, ON)
The Famines – Too Cool & Other Songs (Montréal, QC)
p0stm0rtem – Beautiful Pain (Toronto, ON)
བདུད – བདུད (Guelph, ON)
Everything Is Geometry – 2015 (Vancouver, BC / Fredericton, NB)
TELOZKOPE – Grape Steam (Winnipeg, MB)
young truck – Maximum Average (Toronto, ON)
Floridas – Background Themes (Victoria, BC)
The Red Daggers – All Empires Fall (Ottawa, ON)
James Wyatt Crosby – O.T.O.T.W. (Toronto, ON)
New Canadiana :: Stefana Fratila – Efemera
- Stefana Fratila
- Efemera
- (Trippy Tapes)
- Vancouver, BC
- ::web/sounds::
From the function space of Sara Frank:
It’s summer, and the ghost from your childhood home has gotten out again. Efemera steals through your curtains with the crushing sunlight, pollinating gauzy fields inside your clammy afternoon dreams. Elegiac reverberations ooze from the trees. Old sorrows ablate with the rain. You can’t remember putting the record on, but it’s playing anyway.
Par l’espace-fonction de Sara Frank:
(Traduit par la conscience ruisselante Émily Traichel)
C’est l’été, et le fantôme de la maison de votre enfance s’est échappé de nouveau. Efemera se glisse à travers vos rideaux avec l’écrasante lumière du jour, pollinisant les champs vaporeux de vos rêves fiévreux d’après-midi. Des réverbérations élégiaques suintent des arbres. Les vieux chagrins se dissipent avec la pluie. Vous ne vous souvenez pas d’avoir mis le disque en lecture, mais voilà qu’il joue.
New Canadiana :: Sarah Davachi – Barons Court
- Sarah Davachi
- Barons Court
- (Students of Decay)
- Vancouver, BC
- ::web/sounds::
From the sea-drenched island of Katie Jensen:
A long time ago, the island was born. It crept into the ocean with a tiny splash and paddled out into the blue depths. Salt crusted its craggy lips, forming razor sharp stalactites atop the shiny green eyelids of palm fronds.
The earth shifted its shoulders. Thick, bullying waves crashed into the shoreline, nipping granular bites and regurgitating a frothy mass. Ominous clouds muted the sun with discordant, deliberate bowstrokes. The wind wrote twin poems and tucked them between a stand of crooked trees.
Quietly and without complaint, the island pivoted with the earth, but it did not change partners.
De l’île baignée par la mer de Katie Jensen:
(Par le clapotis des mots d’Aliké Harel)
Il y a de cela très longtemps, l’île vint au monde. Elle se glissa dans l’océan en laissant entendre un faible clapotis et nagea dans le bleu des profondeurs. Le sel se cristallisa sur ses lèvres burinées et des stalactites acérées se formèrent sur ses paupières vertes et luisantes en frondes de palmier.
La terre tourna les épaules. De grosses vagues coriaces s’écrasèrent sur les berges, les égrainèrent à petites bouchées et régurgitèrent une masse écumeuse. Les nuages menaçants étouffèrent le soleil avec des coups délibérés d’archet dissonant. Le vent écrivit des poèmes jumeaux et les blottit au creux d’une forêt d’arbres tortueux.
En silence sans se plaindre, l’île tourna avec la terre, mais ne changea pas de partenaire.








