Category: 12″
New Canadiana :: Gashrat – Downs
- Gashrat
- Downs
- (Hot Releases)
- Montreal, QC
- ::web/sounds::
From the rat scabies of Jesse Locke:
Montreal’s Tara Desmond has rolled the bones for The Pink Noise, costumed Cool Fest faves Porn Persons and clothes-shedding skuzz-blues duo Interracial Love Triangle. She’s hobnobbed in a haze as her J.C. Loco alter-ego and now steers the stumble-punk barrage of Gashrat. Following a self-dubbed cassette and a spot on the stacked Plastic Factory comp, their squealy jams find a second home on wax from North Carolina’s Hot Releases. Don’t let this one skitter away.
De la scabiose de rat de Jesse Locke:
(Traduit par Emily Traichel)
Tara Desmond de Montréal a joué de la batterie pour The Pink Noise, les favoris de Cool Fest costumés Porn Persons et le duo sale-blues dévêtu Interracial Love Triangle. La tête dans les nuages, elle a côtoyé des artistes dans la peau de son alter-ego J.C. Loco et dirige maintenant la frénésie stumble-punk de Gashrat. Après avoir lancé leur cassette auto-intitulée et avoir décroché une place sur la compilation chargée de Plastic Factory, ils trouvent une seconde patrie pour leurs tounes grinçantes en format enregistré avec les Hot Releases de la Caroline du Nord. À ne pas RATer.
New Canadiana :: Richard Ritalin & Racism – Witch Hunter Blues
- Richard Ritalin & Racism
- Witch Hunter Blues
- (Bruised Tongue)
- Ottawa/Toronto, ON
- ::web/sounds::
From Talia Jacob, once upon a time, in a land far, far away…
Richard Ritalin & Racism’s fifteen-minute release sweeps you into twisted and tortured far away lands. Through cheeky rhymes and catchy chants, Richard’s matter-of-fact talk-singing spins tall and horrible tales peopled with colourful and macabre characters. RR&R’s fantastical tales of turpitude are indelible. Their rhythm and rhyme are just as haunting as the stories themselves. Do not be surprised when you find yourself involuntarily chanting the depraved and witty lyrics of Witch Hunter Blues.
De Talia Jacob, autrefois, dans un pays très, très éloigné…
(Traduit par Mylène à l’autre bout du monde Quevillon )
La sortie de l’album de Richard Ritalin & Racism – d’une quinzaine de minutes – vous emporte dans une contrée éloignée, tordue et torturée. La conversation chantée et terre-à-terre de Richard relate des contes horribles peuplés de personnages colorés et macabres, en utilisant des rythmes insolents et des chants accrocheurs. Les récits de RR&R remplis de turpitudes sont ineffaçables. Leurs rythmes ainsi que leurs rimes sont aussi obsédants que les histoires elles-mêmes. Ne soyez pas surpris si vous constatez que vous psalmodiez involontairement les paroles perverses et pleines d’esprit de Witch Hunter Blues.
New Canadiana :: Pat Jordache – Steps
- Pat Jordache
- Steps
- (Banko Gotiti Records)
- Montreal , QC
- ::web/sounds::
From the summer-pop vibes of Sara Bortolon-Vettor:
Dancing mania is precisely what happens when listening to Pat Jordache’s Steps. We are invited to explore his world, a chaotic orchestral playground. Synths rise and fall like peaks and valleys. Guitars represent the sun and the groove guides us with commanding beats and luscious bass. The voice is always changing, representing characters who carry the album’s narrative – a pursuit for utopia. Do we watch the flowers grow or do we move to oil city? What is your paradise?
Des ondes de pop estivale de Sara Bortolon-Vettor:
(Traduit par les glaçons en sueur de Julie Mayer)
La manie dansante est précisément ce qui se passe lorsqu’on écoute Steps de Pat Jordache. On est invité à explorer son monde : un terrain de jeu orchestral et chaotique. Les synthés montent et descendent comme monts et vallées. Les guitares représentent le soleil et le groove nous guide d’un rythme ferme et d’une basse aguicheuse. La voix de l’artiste ne cesse de changer afin de représenter les personnages qui portent le récit de l’album : la poursuite de l’utopie. Regardons-nous les fleurs pousser ou déménageons-nous vers pétroville? Quel est votre paradis?
New Canadiana :: Iceberg Ferg – Waiting On
- Iceberg Ferg
- Waiting On
- (Self-Released)
- Victoria, BC
- ::web/sounds::
From the blissful zone of Johnnie Regalado:
Known for its unwavering support of local artists, Victoria rallies behind anyone willing to put themselves out there. Few musicians in the community possess the raw emotional vulnerability of Iceberg Ferg and few musicians have received (and deserved) the undying appreciation and support from the entire scene. Every Iceberg Ferg live set is like watching a living legend and gripping this record is like finding an historical artifact. Ferg’s songs could easily be cultivated from a lost tapes collection of legendary guitar slingers; however, the production on Waiting On sprinkles a touch of that reverby, post-punk darkness the island has been producing in deluge. With collaborations from brothers, biological and emotional, this record is both a maturing musician’s milestone and the kind of victory an entire community can rally upon. Let the vast vocal range and ferociously precious pickings of Iceberg Ferg send you into that blissful zone.
De la zone de bonheur complet de Johnnie Regalado:
(En direct de la zone, avec Alexis Maurice)
Connue pour son soutien immuable à ses musiciens locaux, Victoria se rallie à quiconque voulant se jeter dans l’arène. Peu d’entre eux dans la communauté possèdent une aussi pure vulnérabilité émotionnelle qu’Iceberg Ferg et n’ont reçu (et mérité) une appréciation et un soutien sans bornes de la part de toute la scène. Chaque concert d’Iceberg Ferg donne l’impression de voir une légende vivante et tenir son disque est comme mettre la main sur un artéfact historique. Les chansons de Ferg pourraient provenir d’une collection perdue de légendaires maîtres guitaristes; par contre, la production sur Waiting On saupoudre une pincée de cette sombre réverbération post-punk que l’île a produit en déluge. Avec des collaborations de frères, biologiques et émotionnels, cet album est une marque dans le parcours d’un artiste qui arrive à maturité, mais aussi une sorte de victoire derrière laquelle toute une communauté peut se ranger. Laissez la vaste gamme vocale et le si précieux féroce jeu de guitare d’Iceberg Ferg vous envoyer dans votre zone de béatitude.
New Canadiana :: Doldrums – The Air Conditioned Nightmare
- Doldrums
- The Air Conditioned Nightmare
- (Sub Pop Records)
- Montreal, QC
- ::web/sounds::
From the hotfooted dances of Mike Roy:
Slowly chugging along the conveyor belt, you are neatly packaged and placed inside your own version of the American Dream™. All is gleaming, shiny and wholesome – but something sinister is lurking beneath the surface. Domestic bliss. Mundane conversations. The conveyor belt contorts and transforms into a Mobius strip. The sirens signal that something is wrong. The electricity pulsates through you, but the noise grows louder until everything halts. But really, nothing stopped – it was all just a beautiful, air-conditioned nightmare.
Du pas de danse accéléré de Mike Roy:
(Traduit à la chaîne par Nicolas Coutlée)
Circulant au ralenti sur le convoyeur, vous êtes soigneusement emballé et placé dans votre propre version du Rêve américain™. Tout est brillant, reluisant, sain – mais quelque chose de sinistre se cache sous la surface. Bonheur domestique. Conversations banales. Le convoyeur se contorsionne et devient ruban de Möbius. Les sirènes hurlent, quelque chose ne tourne pas rond. Mais alors que l’électricité vous traverse et que le vacarme devient insupportable, tout prend fin. Or rien ne s’est arrêté – tout ça n’était qu’un merveilleux cauchemar climatisé.
New Canadiana :: B.A. Johnston – Shit Sucks
- B.A. Johnston
- Shit Sucks
- (Mammoth Cave Recording Co.)
- Barrie, ON
- ::web/sounds::
From the very, very broke Mike Roy:
If you’re familiar with the gospel according to B.A., then you already know what’s in store for Shit Sucks. His tenth record utilizes simple acoustics and 8-bit blips circa 1982 to help you realize there’s nothing wrong with buying the no-name brand of chips. The universals about shitty cats, skinny jeans, Fort Mac and drinking on your parents’ dime are all too real, and not just because I had my mom wire me $20 last week so I could go to the bar. Long live King B.A. as he adds another jewel into his BK Crown.
Du très, très paumé Mike Roy:
(Traduit par Jessica Grenier)
Si tu connais déjà l’évangile selon B.A., tu sais ce que Shit Sucks te réserve. Son dixième enregistrement utilise une acoustique simple et des sons 8 bits sortis directement de 1982 pour te montrer qu’au fond, c’est correct d’acheter des chips No Name. L’universalité des chats merdiques, du Fort Mac, des skinny jeans et des bières achetées sur le bras des parents n’est que trop réelle – et je ne dis pas ça parce que j’ai demandé à ma mère de me virer 20 $ la semaine passée pour pouvoir aller au bar. Longue vie à B.A., le roi qui ajoute ici un autre joyau à sa couronne.
New Canadiana :: The Cyrillic Typewriter – Best Suit
- The Cyrillic Typewriter
- Best Suit
- (Jaz Records)
- Vancouver, BC
- ::web/sounds::
From the meandering musings of Mark Anthony Brennan:
The Wind stretches itself across the Pacific like a sugar glider in flight. Fingers like tendrils probe far beyond the curve of the horizon.
It sighs a squall. Storms squirm deep in its throat.
The Earth shrugs in discontent. The Wind cannot absorb it all, so it precipitates in response.
Des méditations errantes de Mark Anthony Brennan:
(Traduit par les patagiums flasques de Nicolas Coutlée)
Le vent souffle sur le Pacifique comme un phalanger volant dans les airs. Ses doigts comme des vrilles sondent l’envers de l’horizon.
Il aperçoit un [grain](http://fr.wikipedia.org/wiki/Grain_(m%C3%A9t%C3%A9orologie)). Les orages s’engouffrent en tourbillonnant au fond de sa gorge.
La Terre se ride momentanément en signe de mécontentement. Le vent ne peut tout absorber, alors il se met à pleuvoir en réponse.
New Canadiana :: We Need Secrets – Melancholy and the Archive
- We Need Secrets
- Melancholy and the Archive
- (Noyes Records)
- Halifax, NS
- ::web/sounds::
- buy @ wyrd distro
From the Cold Clutches of Kelly MacNeil:
The archives are brimming, teeming with the lessons from antiquity. We ask, is this still us? Birth Was The Death Of Him, Let Me In is etched in the deadwax with a tumultuously steady hand. Melancholy and the Archive possesses that same hand and with it pushes and pulls sonic elasticity near the brink of pure chaos. We Need Secrets must have touched many conifer trees. A hand covered in sap is slowly withdrawn, and causes a moment of suspension, an inkling of harmony. The goo holds the flesh and the bark together, if you possess that unshakably steady hand.
Des poignes froides de Kelly MacNeil:
(Du retour d’entre les morts de Nicolas Coutlée)
Les archives débordent, elles grouillent des leçons de l’Antiquité. Mais est-ce bien nous encore? Sur le sillon de départ, gravé d’une main sûre dans le tumulte, on peut lire Birth Was The Death Of Him, Let Me In (la naissance fut sa mort, laissez-moi entrer). De cette même main, Melancholy and the Archive repousse et étire l’élasticité sonique jusqu’au bord du chaos pur. We Need Secrets s’est probablement frotté à de nombreux conifères. Une main enduite de sève se retire lentement, créant un moment de suspens, un soupçon d’harmonie. La glu retient ensemble l’arbre et l’écorce, si votre main est aussi sûre et inébranlable.
New Canadiana :: Astral Swans – All My Favourite Singers are Willie Nelson
- Astral Swans
- All My Favourite Singers are Willie Nelson
- (Madic Records)
- Calgary, AB
- ::web/sounds::
From the mismatched puzzle pieces of Mike Roy:
Though no stranger to musical endeavours after work in groups like Extra Happy Ghost!!!, Matthew Swann’s latest project Astral Swans finds him assembling a colourful musical pastiche made up of influences, desires and universal turmoil. This construction of layered traits of 90s sludge rock à la Eric’s Trip and 60s folk rock akin to the Doors meshes expertly with Swann’s anxiety-ridden lyrics, painting a portrait of the beauty when nature doesn’t notice you at all. Swann is careful to never let these external forces consume him; his creation is a timeless being far more beautiful than history relays.
Des morceaux de casse-tête disparates de Mike Roy:
(Traduit par Jessica Grenier)
Habitué à la création musicale depuis qu’il a travaillé avec des groupes comme Extra Happy Ghost!!!, Matthew Swann présente son plus récent projet, Astral Swans, pour lequel il a composé un pastiche musical multicolore de divers désirs, influences et tourments universels. C’est un amalgame de traits de sludge rock des années 90 à la Eric’s Trip et de folk rock des années 60 à la the Doors, parfaitement entremêlés par les paroles anxiogènes de Swann – qui dépeignent la beauté, lorsque la nature ne porte pas attention. Swann s’assure de ne jamais laisser ces forces externes le consumer : sa création est hors du temps, plus belle encore que ce que raconte l’histoire.
New Canadiana :: Bovine Eyes – Permanent Damage
- Bovine Eyes
- Permanent Damage
- (Flange Patrol)
- Montreal, QC
- ::web/sounds::
From the ripe fruit of Magnus Tiesenhausen:
Beneath Drexciyan waves, the laser grid expands. Permanent Damage is a cinematic succession of stellar map levels. Outlander-style leads and disco shimmer give way to night-vision promenades, sprawling badlands. Arpeggiations provide secret strength to the smooth silver cruisers. A wireframe sinkhole draws us near, only to collapse into a tumult of synth drums. Bovine Eyes, our guide through the interior wasteland, deftly navigates poison gas traps and prismatic crevices, shows us where to find the ripe fruit. Skiffs of sand from the wheels sting our eyeballs and form tiny crystalline tears along our runny noses.
Du fruit mûr de Magnus Tiesenhausen:
(Traduit par Jessica Grenier)
La grille du laser s’étend sous les vagues Drexciyanes. Permanent Damage est la succession cinématique des différents niveaux d’une carte stellaire. Les fils conducteurs rappelant Outlander et les scintillements disco laissent place à des promenades en vision nocturne dans une étendue de badlands. Les arpègements impulsent une force secrète à la fluidité des croiseurs d’argent. L’armature d’un gouffre nous aspire avant de s’effondrer dans un tumulte de batteries synthétisées. Bovine Eyes, notre guide pour traverser cette terre intérieure dévastée, évite habilement les pièges de gaz empoisonné et les fissures prismatiques pour nous montrer où se trouve le fruit mûr. Les roues projettent des grains de sable qui nous piquent les yeux, formant des cristaux de larmes chaque côté de nos nez qui coulent.










