Category: cassette

New Canadiana :: Clara Engel – The Bethlehem Tapes

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Dark lulls of quiet repose drift like so many memories in the night. Cathedrals echo with the pitter patter of a soft voice as it speaks of the space that exists between the spaces that take up the shape and form of the sounds we see behind closed eyes. The revenants that lilt from such great heights are far too misremembered to dare touch down once more. Rather, they stay in the rafters as their whispers and musky laughter fall onto the heads below, present again in the moment as they once were.

De sombres accalmies de repos tranquille dérivent comme autant de souvenirs dans la nuit. Les cathédrales résonnent du tapotement de la douce voix qui raconte l’espace existant entre les espaces ayant la taille et la forme des sons que l’on voit les yeux fermés. Les revenants qui se dandinent de ces hauteurs vertigineuses ont bien trop sombré dans l’oubli pour oser redescendre une fois de plus. Ils restent plutôt dans les poutres d’où leurs murmures et leurs rires musqués tombent sur les têtes plus bas, présents encore pour un moment tels qu’ils l’ont déjà été.

Clara Engel – Trembling Dust

Clara Engel – Skywalk to Crescent Town

New Canadiana :: Kye Plant – Sober & Alone EP

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A soft breeze sneaks in an open window, turns the pages of the notebook on the bedside table, and lifts the solemn words out into the ether. Sing along with the sorrow. Nothing remembered is lost forever. Kye Plant’s solo harmonies echo an important reminder: there’s absolutely nothin’ wrong with feelin’ weird.

Une douce brise se faufile par la fenêtre ouverte, tourne les pages du cahier de notes sur la table de chevet et en soulève les mots solennels dans l’éther. Chantez en harmonie avec le chagrin. Aucun souvenir n’est perdu à jamais. Les mélodies des solos de Kye Plant répètent un important rappel : il n’y a absolument rien de mal à se sentir étrange.

Kye Plant – The Gender Binary is a Jail Cell

Kye Plant – Columbines

New Canadiana :: Aleem Khan – U R B A N A C H A M P A I G N

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There are so many options. P E O R I A F A N T A? A K R O N P E R R I E R? Aleem Khan has already decided: U R B A N A C H A M P A I G N. The bottle that’s been kept hidden in the back of the fridge. Playful, self-assured, and inviting, it’s the sort that can make you feel warm while still being plenty cool. When the final sip, that free-as-can-be closer, holds its 9.5 minute reign, there is only one sparkling beverage, one mid-sized, mid-western locale.

Il y a tellement d’options. P E O R I A F A N T A? A K R O N P E R R I E R? Aleem Khan a déjà décidé: U R B A N A C H A M P A I G N. La bouteille cachée dans l’arrière du frigo. Espiègle, confiante et invitante, c’est le genre qui peut te rendre chaud tout en étant froid. Quand la dernière petite gorgée, un fond libre comme l’air, prend son règne de 9,5 minutes, il ne reste qu’une boisson pétillante, un endroit au midwest de taille moyenne.

Aleem Khan – U R B A N A C H A M P A I G N

Aleem Khan – C A M E O

New Canadiana :: Naked Chillen – Born To Be Hustler

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In a sinful city by the sea, angels check their wings at the door. Morose melody lingers in the air of an Art Deco dining hall like the smoke of a million cigarettes. Diamond eyes stare from afar as you look up and down the late-night menu. They know. Your misgivings will be brought to light in the darkroom. Penthouse can become pavement in an instant. Strap yourself in, Casanova. Time to find out if that twin-turbo engine is fast enough to facilitate your safe escape from this pastel hell.

Dans une ville pécheresse près de la mer, les anges laissent leurs ailes à la porte. Une mélodie morose persiste dans l’air d’une salle à manger Art déco, telle la fumée d’un million de cigarettes. Des yeux en diamants fixent de loin alors que vous regardez de haut en bas le menu nocturne Ils savent. Vos appréhensions vont être révélées dans la pièce sombre. Un appartement-terrasse peut se transformer en trottoir en un instant. Attache-toi, Casanova. Il est temps de savoir si cette machine à double turbo est assez rapide pour faciliter une évasion sans danger de cet enfer pastel.

Naked Chillen – Romance

Naked Chillen – Yeshimebet Dubale

New Canadiana :: Virtual Flannel – Loop City

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Wary of the blasé beatsmith? Never fear, with OP-1 in hand, your bedroom-bap saviour is here! On a decade of seasick janky jams, Virtual Flannel serves up cassette tape charcuterie, bite-sized vertiginous vamps that dish out more damage than a whole backpack full of thrown stones. Call it chicken soup for the bit-crushed soul.

Vous vous méfiez du rythmeronnier blasé? Soyez tranquilles, avec OP-1 en main, votre sauveur de chambre-bap est ici! Sur une décennie de morceaux de mal de mer tellement branchés, Virtual Flannel sert la charcuterie de cassette, les petites bouchées de vamps vertigineuses qui encaissent plus de dommages qu’un sac à dos entier rempli de pierres lancées. On dirait que c’est le bouillon de poulet pour l’âme écrasée par le bit.

Virtual Flannel – W84U

Virtual Flannel – 8 E’s

New Canadiana :: Loving – Loving

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Trembling jelly words waiting to be scooped up with a plastic spoon. An apology repeated firmly and frequently. Postpunk played on 45 rpm, coated in honey, the needle dragging.

Supine guitar melodies flex their ankles underneath a bleached rim. Carefully selected sentences shift horizontally, mimicking stacked papers lifting their skirts in the wind.

A car crash played in reverse, glass triangles regathering like ants around a nest, front wheels racing backwards from an aquamarine, frothing crest. Once bitten, twice contemplative.

A copper penny placed in the palm of a warm hand like a promise; the most unreliable currency; the most likely to be forgotten on the ground.

Les mots tremblants de gelée qui attendent d’être ramassés avec une cuillère en plastique. Des excuses qu’on présente et répète avec fermeté, souvent. Du postpunk joué à 45 tr/min, enrobé de miel, l’aiguille traînant.

Les mélodies allongées de guitare fléchissent leurs chevilles en dessous d’un rebord pâle. Les phrases soigneusement choisies se déplacent horizontalement, en imitant les paquets de feuilles qui soulèvent leurs jupes dans le vent.

Un accident de voiture joué à l’envers, des triangles de verre qui se rassemblent comme les fourmis autour d’un nid, les roues avant qui courent en arrière d’une crête bleue-verte moussante. Une fois mordu, deux fois plus songeur.

Un penny en cuivre mis dans la paume d’une main chaleureuse comme une promesse; la devise la moins fiable; celle qui est la plus probable de rester oubliée sur le sol.

Loving – Forgot Again

Loving – Sweet Fruit

New Canadiana :: Crack Cloud – Crack Cloud

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Suspending thick, substantial bass in acidic solutions of jagged, angular guitar strokes and stabilizing percussive rhythms, Crack Cloud achieves an emulsive substance, like mayonnaise, on their self-titled EP. Radiating, the scattering of sonic droplets throughout Crack Cloud’s EP gives it a Tyndall hue. The dispersive and continuous phases of the album coalesce on the boundary track Cap//Cloak, with its initial post-punk whip and its wind out drone, the preceding and following elements focus and reflect inward and out.

En suspendant la basse épaisse et solide dans les solutions acides de coups de guitare dentés et angulaires et de rythmes équilibrants de percussion, Crack Cloud atteignent une substance émulsionnable, comme la mayonnaise, avec leur EP éponyme. Rayonnant, les gouttelettes soniques éparpillées à travers l’EP de Crack Cloud lui donnent une couleur Tyndall. Les phases dispersives et continues de l’album se fondent dans le morceau hybride Cap//Cloak, avec son fouettement initial de post-punk et le drone de sa fin, les éléments précédents et suivants se focalisent et réfléchissent vers l’intérieur et l’extérieur.

Crack Cloud – Time Unsubsidized

Crack Cloud – Cap//Cloak

New Canadiana :: Un Blonde – Good Will Come To You

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Mythologies aren’t reserved for dusty volumes, or shallowing scriptures on windswept sandstone; new legends are being furtively created by your next door neighbour, in their noisey downtown apartments, long after you’ve gone to bed. Good Will Come To You, the second in a trilogy of exploratory folk-gospel by Montréal’s elusive Jean-Sébastien Audet offers just that. Laying naked at the crossroads of Art&B, spirituals, and Jobim, Un Blonde is reaching into the deep pockets of tradition, but pulling up his own currency. A cow-licked Phil Elverum, heartbroken, layering endless guitars as he builds The Glow Pt. 2; D’Angelo, possessed, determined to break the backbone of harmonic possibility as he croons 16-tracks deep on Voodoo; David Longstreth, strangling impossible chords from his Stratocaster with his middle finger aimed at Yale. This isn’t comparison, so much as orientation. Triangulate your compass, and let it lead you to a new mythology; just trust your judgement.

Les mythologies ne sont réservées ni pour les tomes poussiéreux, ni pour les textes sacrés qui déteignent sur le grès battu par le vent; les nouvelles légendes sont en train d’être créées en catimini par votre voisin d’à côté, dans son appartement bruyant du centre-ville, bien après que vous vous serez couché. Good Will Come To You, le deuxième dans une trilogie de folk-gospel exploratoire de l’élusif Jean-Sébasiten Audet de Montréal vous offre justement cela. Allongé nu au carrefour de l’Air&B, du spirituel et de Jobim, Un Blonde met les mains dans les poches profondes de la tradition, mais il en tire sa propre monnaie. Un Phil Elverum avec une rosette et un coeur brisé, qui étale des guitares interminables pendant qu’il construit The Glow Pt. 2; D’Angelo, possédé, résolu à casser l’épine dorsale de la possibilité harmonique quand il chante 16 morceaux de Voodoo profond; David Longstreth, qui étrangle les accords impossibles avec son Stratocaster en faisant un doigt d’honneur à Yale. Ceci n’est pas une comparaison, c’est plutôt une orientation. Triangulez votre boussole, et laissez-la vous mener à une nouvelle mythologie; faites-vous confiance.

Un Blonde – Staying in Line

Un Blonde – Trust Your Judgement

New Canadiana :: Dories – Outside Observer

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You once watched the world go by from the backseat. Now, you grip the wheel as an embittered young adult, as you make your way to a friend’s wedding, or perhaps another final exam, or maybe a late-night flight to the end of the world. The starfire syncopation of streetlights and Pantone-perfect Mile End row houses sears your sleep-deprived eyes like flank steak on the grill (and boy does that metaphor make you wish you could break the ramen routine just this one time). You’re being waved through. Drive into the darkness; it is only the pretext to a new day.

Autrefois, tu regardais passer le monde sur le siège arrière. Maintenant, tu serres le volant en tant que jeune adulte aigri, pendant que tu te diriges vers le mariage d’un ami, ou peut-être un autre examen final, ou un vol de nuit vers la fin du monde. La syncope scintillante des lampadaires et des maisons Pantone-parfaites en rangée du Mile End calcine tes yeux en manque de sommeil comme une bavette sur le grill (et ouf que cette métaphore te donne envie de rompre la routine du ramen juste une seule fois). Tu es en train d’être invité à passer. Tu roules dans l’obscurité; ce n’est que le prétexte d’une nouvelle journée.

Dories – Arms & Legs

Dories – Real Estate

New Canadiana :: Old Girl – Objet a

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The beach is cold. Your coat is too loose, almost as if standing next to you. Just a lover who, instead of wrapped around you, is fatigued with anger. Tangibly hollow “in the mystery of singularity among the litter of a sunless afternoon having eaten without tasting.”. Surrounded by out-of-tune waves, you walk away, fold the letter into two — your beast’s famous line: “We finally figured it out / how to fuck each other while also making love.” You walk around the broken church. Firm thumb, pressing down, the shameless stamp’s reminder: “the fantasy is not to be dismissed or will we live without knowing what we missed.”

Il fait froid à la plage. Ton manteau est trop ample, presque comme s’il est debout à côté de toi. Juste un amant qui au lieu de t’envelopper, est épuisé par la colère. Manifestement creux “dans le mystère de la singularité parmi les déchets d’un après-midi sans soleil, ayant mangé sans avoir goûter.” Entouré d’ondes fausses, tu t’en vas, plies la lettre en deux — le slogan accrocheur de ta bête: “On l’a finalement compris / comment se baiser pendant qu’on se fait l’amour aussi.” Tu marches autour de l’église brisée. Un pouce ferme, appuyant, le rappel éhonté du timbre: “il ne faut pas rejeter le fantasme ou on va vivre sans comprendre ce qu’on a manqué.”

Old Girl – Beast

Old Girl – Not the Marrying Type