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Video :: New Love Underground – “Prom Night Break Up”

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It’s hard not to fawn over the cloying melodrama of New Love Underground’s “Prom Night Break Up”. They use the forest to frame quick and poignant shots weaving in and out of a synth dream ballad. Nearly four minutes of bouncing between catharsis and nostalgia; a contrast we know and love. Regardless of how your prom night turned out, there is a schmaltz about this video that we can all relate to.

Difficile de ne pas lécher les bottes du mélodrame mièvre qu’est Prom Night Break Up de New Love Underground. Le duo utilise la forêt afin de cadrer des clichés instantanés poignants qui se faufilent à travers une ballade onirique sur synthétiseur. Cette dernière représente près de quatre minutes de rebondissements entre la catharsis et la nostalgie; un contraste familier qu’on aime. Peu importe comment s’est terminé votre bal de finissants, il y a, dans cette vidéo, un sentimentalisme auquel on peut tous s’identifier.

Video :: Valery Gore – Knife Dream (Devon Henderson Remix)

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“Knife Dream” has been reworked. The jazz foundation is gone and replaced with a minimalist bass/synth/drum sound. The familiar warmth and quavering vulnerability in Gore’s voice are now absent. It’s a distillation. The song is stripped down, revealing a strange resonance at its core. To match this distillation, the video presents us with a world that has no connection to ours. This is no discernable place, culture or time. It is neither Eastern nor Western, but then again it is both. The familiar is removed, leaving the viewer with nothing to relate to but the very strangeness of the visions.

« Knife Dream » a été retravaillée. Les fondations jazz ont disparu et laissent place à une trame minimaliste composée de basse, de synthé et de batterie. La chaleur familière et la vacillante vulnérabilité de la voix de Gore se sont évaporées. On a affaire à une distillation. Dépouillée, la chanson révèle l’étrange attrait en son cœur. Pour illustrer cette distillation, la vidéo nous présente un monde sans lien aucun avec le nôtre. On ne reconnaît ni lieu, ni culture, ni époque. Pas plus oriental qu’occidental, mais les deux à la fois. Le familier effacé, le spectateur se retrouve sans repère, confronté à l’étrangeté même de ces visions.

Video :: Colliding Canyons – Tsaxis

Colliding Canyons’ parasitic visionary dial tones are infectious. As a friendly host, they crawl under your skin to create a symbiotic relationship that multiplies into various melodic shapes. This new microscopic disease will recycle the vital organisms you let shrivel up and die.

Les tonalités parasitaires et visionnaires de Colliding Canyons sont contagieuses. Elles rampent sous votre peau d’hôte accueillant et y établissent une relation symbiotique d’où prolifèrent les formes mélodiques les plus variées. Cette nouvelle maladie microscopique recyclera les organismes vitaux que vous laissez se désagréger et mourir.

Video :: Nicholas Brotman – Snow Suuun

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Like some 1910’s Bergsonian meditation on experiential time, Nicholas Brotman’s “Snow Suuun,” breaks down befuddled, intellectual abstraction into stunning, aesthetic immediacy. Hypnotic minimalist rhythms, ground, a textured, melodic wash. Light moves. Shadows move. Even the great grey negotiator between the two, moves. Sound and vision come together, and fall apart. Dazzling views, self ordered from chaos. “Snow Suuun” is a qualitative spectacle. One assembled from warped elegance, alluring ornamentation, and spontaneous beauty.

Telle une méditation bergsonienne des années 1910 sur le temps de l’existence, « Snow Suuun » de Nicholas Brotman décompose l’abstraction embrouillée et cérébrale en une expérience esthétique stupéfiante et immédiate. Un flot mélodique et texturé s’échoue sur des rythmes minimalistes et hypnotiques. La lumière se meut. Les ombres se meuvent. Même cette vaste zone grise intermédiaire se meut. Sons et images s’unissent, et se défont. Vues éblouissantes, s’organisant naturellement à même le chaos. « Snow Suuun » est un spectacle qualitatif, fait d’élégance tordue, d’ornements séduisants, de beauté spontanée(http://www.worcesternews.co.uk/news/11347117.It_s_a_double_rainbow__10_beautiful_pictures_of_last_night_s_natural_wonder/).

Video :: Dirty Frigs – Swampy

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Director Ghostprom cuts up archetypes of late-90s alternative films and laces them together poetically into surreal dream scenes, laid out like an unconscious carnival of bizarre desires, in this Lynchian hommage. Toronto promoter Dan Burke co-stars in Frigs frontwoman Bri Salmena’s pill-induced visions of excess. Like sugarplums, Heretical Objects dance in her head.

Dans cet hommage lynchien, le réalisateur Ghostprom découpe l’archétype des films de la fin des années 1990 pour les agencer poétiquement en scènes oniriques irréelles qui s’étendent comme le carnaval involontaire des désirs étranges. Le promoteur torontois Dan Burke est une des vedettes de ces chimères excessives induites par la voix hallucinogène de Bri Salmena. Dans sa tête, Heretical Objects dansent comme des bonbons.

Video :: Lungbutter – Vile, or the Colours of a Memory

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Cycles. Memories that repeatedly pop up in our mind making us ramble as bodies with no direction. Repetitions. Bodies hypnotised by this voice constantly questioning us. Memories. Colours that fade over old pictures. Circles. What are we searching for? We don’t know, no one knows probably, but we keep moving in circles until we get there.

Un cycle. Des souvenirs qui ne cessent d’apparaître dans nos esprits, en nous faisant divaguer comme des corps sans but. Répétitions. Des corps hypnotisés par les questions constantes de cette voix. Souvenirs. Des couleurs s’effaçant sur de vieilles photos. Ronds. Que cherchons-nous? Nous l’ignorons, personne ne le sait, probablement, mais nous continuons de tourner en rond, jusqu’à y être arrivés.

Video :: The Yips – “Point Dume”

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Slow, long shots of a protagonist marching, waiting, and grasping are interrupted by rapid, stuttery cuts to primal images. Fire, spiders, smoke and more highlight the dynamic and energetic music behind them. A forest can be a quiet contemplative space, but in this video that’s not so.

Des plans longs et lents d’un protagoniste qui marche, qui attend et qui saisit sont interrompus par des coupures stroboscopiques et rapides pour aller à des images primordiales. Du feu, des araignées, de la fumée et autres choses, mettent l’accent sur la musique dynamique et énergique qui joue en fond. Une forêt peut être un moine calme, mais dans ce clip, ce n’est pas le cas.

Video :: Blunt Chunks – “Woman”

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Been holding us underwater, ears full and throbbing. Through the concrete water beads, faded on horizons grey. Gravid vox taming drum machines unquantized. We submit.

Nous sommes maintenus sous l’eau, les oreilles pleines, lancinantes. Un pâle horizon gris, perçu à travers des billes d’eau bétonnée. Une voix pleine apprivoisant une boîte à rythmes inquantifiée. Nous sommes vaincus.

Video :: Jennifer Castle – “Nature”

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As with catchy songs, simple, silly, and stripped down (yet uneasy to decipher) repetition in videos is sometimes the most effective. This dark, dreamy, whimsical, brooding, and hypnotic video featuring sunglasses after dark warrants repeat viewings.

La répétition des images dans une vidéo est le meilleur moyen pour réussir à déchiffrer une chanson accrocheuse, simple, folle et dépouillée. Cette vidéo sombre, rêveuse, étrange, troublante et hypnotique, où les lunettes de soleil sont portées le soir, donne envie de la revoir encore et encore.

Video :: Le Révélateur – Afterimage Selves

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If hearing is locating, listening is losing yourself in the infinity of space. The brain pinpoints, limits, while the ear oscillates, delving into the continuum of gods. Every map locates in fact an open space. Coordinates are also textures. In between lines, figures grow; throughout planes, life forms appear. A rare case in which an ultrasound leads to a birth. Le Révélateur are such landscapes.

Si entendre, c’est localiser, écouter, c’est se perdre dans l’infinité de l’espace. Le cerveau repère, limite; l’oreille, elle, oscille, nous plonge dans le continuum des dieux. Toute carte situe en fait un espace ouvert. Toute coordonnée est aussi une texture. Entre les lignes poussent des figures, à travers les plans, des formes de vie apparaissent. Rare cas où une échographie donne lieu à une naissance. Le Révélateur sont ces paysages-là.

LE RÉVÉLATEUR / AFTERIMAGE SELVES from Sabrina Ratté on Vimeo.