Tag: synth

New Canadiana :: Ell V Gore – Sex Static

Ell V Gore - Sex Static

Ell V Gore is cold, grey and agitated. The debut transmissions of Elliot Jones and co. are crafted with care, precision and attention that matches intention. No fancy colours, no useless waves, only pure efficiency. In these times of reconquest of the industrial wastelands, their songs evoke a darkness predating the year punk broke. The Sex Static platter is delivered in style by Bad Actors who have recently emerged with another beautiful banger. Total grip!

Ell V Gore est froid, gris et agité. Les premières transmissions d’Elliot Jones et sa clique sont manufacturées avec soin, précision et attention intentionnée. Pas de couleur superflue, pas de vagues inutiles, simplement de l’efficacité. En ces temps de reconquêtes des friches industrielles, leurs morceaux évoquent une noirceur précédant l’année où le punk a explosé. L’assiette Sex Static est servie avec style par Bad Actors qui a récemment émergé avec une autre belle bestiole. À empoigner franchement !

Ell V Gore – Lobotomy

Ell V Gore – Death Strings (Los Angeles)

New Canadiana :: A Sacred Cloud – ENSOLEILLÉ, 1972

A Sacred Cloud - ENSOLEILLÉ, 1972

Montreal, that great and bewildering torrent of sprawl and assertion; of grand presence and might. Swallowing, its stomach that mighty crucible that, on occasion, explodes to rebirth what it has consumed in entirely new form: post-rock reborn as futurist ambient drone-rock. Artefacts of cultural and creative convergence at play, its mountains congregating at the point where the old begets the new, and the new adopts the old. Distinctions born of interaction and close-quarters, musical and otherwise.

Released on vinyl from Montreal’s Jeunesse Cosmique and cassette from Etobicoke’s Arachnidiscs, ENSOLEILLÉ, 1972 is subdued in its capacity to serve as cathartic overture, quick and quiet with its breaths, careful… intentional. A Sacred Cloud are the sounds of a community stirring, not to draw attention, but rather to remind itself that it is still there. That amidst the churning of urban sprawl, identities can indeed remain distinct, artistries uncompromised, and genres — those proverbial melting pots of self-expression — are able to adapt to changing climates; global, yet micro-level. Elegiacal and momentous. The tonalities of a place existing within a place. Sunny, 1972.

Montréal, ce grand torrent qui s’affale et s’affirme; de grande présence et volonté. Absorbant, son ventre est un puissant creuset qui, à l’occasion, explose afin de faire renaître tout ce qu’il a consommé dans une forme entièrement nouvelle : le post-rock se réincarne en drone-rock futuriste ambiant. Artéfacts de la convergence culturelle et créative en jeu, ses montagnes se rassemblent en un point où le vieux engendre le neuf, où le nouveau adopte le vieux. Les distinctions naissent de l’interaction et de la proximité, musicale et autre.

Prévu en sortie vinyle au mois de novembre sur l’étiquette montréalaise Jeunesse Cosmique ainsi qu’en cassette sur Arachnidiscs d’Etobicoke, ENSOLEILLÉ, 1972 est soumis à sa capacité à servir d’ouverture cathartique, rapide et douce, avec ses souffles, prudents… intentionnels. A Sacred Cloud est le son d’une communauté bouillonnante, non pas pour attirer l’attention mais plutôt pour se rappeller qu’elle est toujours là. Qu’au coeur de l’étalement urbain en série, les identités peuvent en effet rester distinctes, l’art sans compromis, et les genres — ce melting pot proverbial d’expression personnelle — sont capables de s’adapter aux climats changeants; globalement, mais aussi à un niveau micro. Élégiaque et important. Les tonalités d’un endroit existant à l’intérieur d’un endroit. Ensoleillé, 1972.

A Sacred Cloud – Be good or be dead!

A Sacred Cloud – Entendre des perceptions qu’on ne peut voir ou ressentir, des choses qui n’existent pas

New Canadiana :: Koban – Null

Koban - Null

Koban’s semi-automatic goth punk paints an image of a Gibsonian nightmare world. Britt of Lié fame’s synth crashes and moans from the mouth of a dark alley, while Samuel’s drum machine crackles with poisonous needlegun rhythms. All the cyberpunk kids are getting messed up on black market wetware and making out to “L’Ombre”. “Re-entry” rattles flesh-prison bars and “Not Broken” longs for an escape to the wide-open expanse of the flat field. Welcome to the future. Everything is amazing and nobody is happy.

Le punk gothique semi-automatique de Koban peint le portrait d’un monde gibsonien cauchemardesque. Le synthétiseur de Britt, connue pour son rôle dans Lié, s’écrase et gémit depuis l’entrée d’une ruelle sombre, alors que la boîte à rythme de Samuel grésille avec des cadences empoisonnées de poivrière. Tous les cyberpunks se défoncent aux pouvoirs bioniques du marché noir et se tripotent au son de « L’Ombre ». « Re-entry » secoue les barreaux des prisons de chair et « Not Broken » aspire à s’évader dans la vaste étendue des plaines. Bienvenue dans le futur. Tout est extraordinaire et personne n’est heureux.

Koban – Down In the Well

Koban – L’ombre

New Canadiana :: EMRYS – EMRYS

Weird_Canada-EMRYS

Another cryptic dispatch from the dungeonground of Haunted Clockwork. Churning, outer-terrestrial sinusoids yield to surreal séances, while our collective de-tuning undulates beneath. The hive-mind’s nirvanic irrelevance gurgles within the synth swaths tracing visions of a new world. The grip is out there.

Une autre dépêche énigmatique venue du donjon souterrain d’Haunted Clockwork. Les ondes sinusoïdales agitées de l’au-delà cèdent aux séances surréalistes, pendant que notre dérèglement collectif ondule en dessous. L’insignifiance nirvanique de l’intelligence collective gargouille à l’intérieur des morceaux synth qui calquent les visions d’un monde nouveau. L’emprise est aux frontières du réel.

EMRYS – Out With The Tides

EMRYS – Reduction

New Canadiana :: Various Artists – F R U I T S

Various Artists - F R U I T S

This platter flows over with a prismatic array of bodacious sounds and mixed mood-inducers from Toronto’s female class of fall 2013. The nine exclusive tunes include Isla Craig’s soft shimmer, Bile Sister wave-dancing in her rave cave, and a freshly bucked ‘n’ blended devotional banger from Tenderness. The righteous Lido Pimienta leads the charge with martial snares and multi-tracked vocals that could summon the revolution, while the all-powerful Petra Glynt booms through a blacklit underground opera hall. Grip this disc quick and get a bonus baggie of bath salts from the krautrock-inspired scents of Spa Kosmische.

Ce disque résonne de façon remarquable au moyen d’une gamme prismatique et d’une sensibilité inductrice jouées par des Torontoises de la cuvée printemps 2013. Les neuf chansons exclusives incluent le doux chatoiement d’Isla Craig, l’onde dansante à caractère rave de sous-sol de Bile Sister, et le tout nouveau lancement de ruade tordant, plein de dévotion de Tenderness. La vertueuse Lido Pimienta mène la cadence avec des pièges martiaux et de multiples pistes vocales qui pourraient appeler à la révolution, pendant que l’omnipotente Petra Glynt retentit dans une salle d’opéra souterraine éclairée à contre-jour. Procurez-vous rapidement ce disque et obtenez en bonus un sac de bain de sel au parfum d’inspiration krautrock de Spa Kosmische.

Petra Glynt – This You Need

Tenderness – Orphans Howling in the Wild (Bucked & Blended Mix)

Lido Pimienta – I Want You To Do Well

New Canadiana :: Dirty Inputs – Oberon EP

Dirty Inputs - Oberon EP

Awake to this. Drifting in the void, on double-axis spin, a vast dappling of starlight perforates an ocean of black. Oberon delivers us to this, the view of a stone on course through the solar system, a voyeuristic tour of sublimity. It invites us to visit its namesake, a moon of Uranus that orbits some 2,720,000,000 kilometers away from Earth. Using warm synths, software and drum machines, Aaron Dawson (Off The International Radar), chose to approach ambient electronic music with a classical mind. At times channeling Gustav Holst, this suite explores the reaches of epic expanse, liminal space and plain awe.

Prenez-en conscience. À la dérive dans le vide, dans une révolution sur deux axes, une immense étendue d’étoiles mouchète un océan de noir. Oberon nous livre ceci, la vue d’une pierre qui traverse le système solaire, une visite voyeuriste de la sublimité. Il nous invite à visiter son homonyme, une lune d’Uranus qui orbite à quelques 2,720,000,000 kilomètres de la terre. À l’aide de synthétiseurs chaleureux, de logiciels et de boîtes à rythmes, Aaron Dawson (de Off The International Radar) choisit d’aborder la musique électronique ambiante avec un esprit classique. Évoquant parfois Gustav Holst, ces morceaux explorent les confins d’une étendue interminable, l’espace frontière et l’émerveillement pur et simple.

Dirty Inputs – Oberon//Overture

Dirty Inputs – Oberon//Sequence

New Canadiana :: Nouveau Zodiaque – Nouveau Zodiaque EP

Nouveau Zodiaque - Nouveau Zodiaque EP

Subterranean behemoth Hobo Cult Records presents four new pieces by Xarah Dion of Les Momies des Palerme in her Nouveau Zodiaque alias, each containing an entire universe. These songs arise from a half-common, half-occult co-existence of synthesisers, rhythm machines, Arabic, Albanian and Turkish instruments, plus Dion’s diva-esque chants. “Au Parc Jarry” could be a new visit to “À la claire fontaine”, while “Combustible” conjures mist darkening into big clouds full of rain. A meeting of modern, ancient and timeless.

Le béhémoth souterrain Hobo Cult Records présente quatre nouvelles pièces par Xarah Dion des Momies de Palerme, sous le nom de Nouveau Zodiaque, chacune porteuses d’univers différents. Ces morceaux donnent lieu à des coexistences mi-courantes-mi-occultes entre synthétiseurs, boîtes à rythme et instruments arabes, albanais et turcs, sur lesquelles viennent s’enfiler pareils à des draps flottants, les chants lyriques et divaesques de Dion. « Au Parc Jarry » pourrait être une nouvelle viste « À la claire fontaine », tandis que « Combustible » invoque une brume qui s’assombrit en de gros nuages de pluie. Une rencontre entre le moderne, l’ancien et l’intemporel.

Nouveau Zodiaque – Au Parc Jarry

Nouveau Zodiaque – Combustible

Cameo :: Kristian North on Cleopatra and the Nile – Nightmare Tropics

Kristian North (Babysitter) on Cleopatra and the Nile - Nightmare Tropics

Cleopatra and the Nile is not a new band. They’ve been donning bejeweled turbans and creating haunted soundtracks to film projections for at least five years (if my damaged memory serves me). Nightmare Tropics, recorded live to tape at the Roxy Theatre, is the first release and it shreds like a monkey with a razorblade. Paul Pedrosa plays synths, bass, drum machines and always drives rad cars. Sarah Murphy plays the theremin all calm and cool with amazing technique (if you’ve ever waved yer hand in front of one of these things you know it’s not the easiest instrument). Together they make music that’s refreshingly organic in a genre that’s moved so heavily towards laptops and all that man or machine shit. Dang-a-lang do they got style. When they play the anthemic Lil Wayne cum John Carpenter opening track “Dracula’s Diamonds” live Paul runs his pre-recorded, Auto-Tuned vocals through the sampler and just plays the bass in his sweet getup, all dreaaamy. “Beach Gems” stalks you like a faceless serial killer in an attic and “Forest Pop” explodes like ballerinas falling through stained glass windows. Shades of hip-hop, science fiction, ambient noise, dated futures, Giallo, alien funk, neon lit diners, and every imaginary film playing inside yer head. xo.

Kristian North is the lead shredder in Victoria’s Babysitter. Join their revolution by catching them on their infinite tour.

Cleopatra and the Nile n’est pas un nouveau groupe. Ses membres ont porté des turbans décorés de joyaux et ont créé des bandes sonores hantées pour des projections de films pendant au moins cinq ans (si ma mémoire endommagée est bonne). Nightmare Tropics, leur premier album, a été enregistré en direct sur bande au Roxy Theatre, et déchire comme un singe avec une lame de rasoir. Paul Pedrosa joue du synthétiseur, de la basse et de la boîte à rythme, et conduit toujours des voitures formidables. Sarah Murphy joue du thérémine et reste de marbre, en jouant avec une technique incroyable (si vous avez déjà essayé, vous savez que ce n’est pas l’instrument le plus facile à jouer). Ensemble, ils font de la musique agréablement organique dans un genre qui est devenu énormément axé sur les ordinateurs portables et dont on se demande toujours s’il est produit par un homme ou par une machine. Ils ont un style fou lorsqu’ils jouent le morceau d’ouverture en spectacle, une hymne qui rappelle à la fois Lil Wayne et John Carpenter, intitulée « Dracula’s Diamonds » : Paul fait jouer un pré-enregistrement de sa voix passée à l’Auto-Tune à travers l’échantillonneur, et joue simplement de la basse dans sa belle tenue, en nous faisant rêver. « Beach Gems » vous traque comme un tueur en série sans visage dans un grenier; et « Forest Pop » explose comme des ballerines qui tombent à travers des vitraux. Nuances de hip-hop, science-fiction,noise ambiant, futurs démodés, Giallo, funk extraterrestre, soupers aux néons…tous les films imaginaires jouent dans votre tête. xo.


Kristian North est le guitariste solo du groupe Babysitter, de Victoria. Joignez-vous à leur révolution en allant les voir en tournée.

Cleopatra and the Nile – Boom Box

Cleopatra and the Nile – Beach Gems

New Canadiana :: Chevalier Avant Garde – Resurrection Machine

Chevalier Avant Garde - Resurrection Machine

Melancholy and bliss permeate the entirety of Resurrection Machine, infiltrating the body via the auditory organs and spreading throughout. On their newest release, Chevalier Avant Garde show a great command of the ability to transduce lows into mid-tempo grooves, a transformative process impelling one to both dance and sulk. A composite of ambient electronics and reverbed post-punk vocals, the band’s collective consciousness echoes from within to without, emitting cold psychical waves which set up a suitable aura to welcome the arrival of fall.

La mélancolie et le bonheur imprègnent Resurrection Machine en entier, en infiltrant le corps par les organes auditifs et en s’y étendant d’un bout à l’autre. Dans leur plus récente parution, les membres de Chevalier Avant Garde maitrisent parfaitement l’art d’accélérer les grooves lents, un processus de transformation qui incite autant à danser qu’à se renfrogner. Mélange de musique électronique ambiante et de voix post-punk reverbérée, la conscience collective du groupe résonne de l’intérieur vers l’extérieur en émettant de froides vagues psychiques qui créent une ambiance propice à l’accueil de l’automne.

Chevalier Avant Garde – Rose Rider

Chevalier Avant Garde – Killing Fields

New Canadiana :: F Hood – Short Queue

F Hood - Short Queue

Through a wizened viewmaster lifted from the topsoil, a child gains a glimpse of an austere future, a grey dimension. A moodwave of sparing highs and chasmic lows map out the emotional poles of living and its heavy truths. Recorded on time-known Uher 4400 reel-to-reel and Tascam 424 devices, these gauzy songs could be pulled from a prophesied future of a time long past. F Hood stir mangled guitar with early-Berlin-style synthesis to make a grim but contented face, dark and diamond and unforgiving.

À travers un View-Master délabré soulevé de terre, un enfant entrevoit un futur austère, une dimension grise. Un flot de hauts modérés et de gouffres sans fin mettent en évidence les oppositions entre les émotions ressenties et leurs pénibles vérités. Enregistrées sur des appareils Uher 440 et Tascam 424, ces chansons vaporeuses pourraient être tirées d’un futur prophétisé dans un temps depuis longtemps révolu. F Hood mélange des guitares mutilées et un synthétiseur qui rappelle le style des débuts de Berlin pour s’exprimer par une grimace sinistre mais satisfaite…sombre, scintillante et impitoyable.

F Hood – Speak With the Heart

F Hood – Introit