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New Canadiana :: Tropical Dripps – Is Cool Dude

Tropical Dripps - Is Cool Dude

Bred in the basement. Reared on crazy. Tropical Dripps come on like snot-nosed gunslingers barreling straight into the abyss. The malformed music of Is Cool Dude is low on fidelity but high on everything else. Opener “Orbit” blasts the tape wide open with stabs of squealing guitars and an oppressive dual vocal attack. “Isolation” rides a twisted tropicalia riff before galloping across high lonesome verses and ring-modulated surf solos. The tape’s third song “Cowboys” extends the swirling mix of surf, punk and western sounds as well as bolstering lyrical themes found throughout the album:

I met a cowboy / he had no words

He gave me the best advice / I ever heard

Lyrically, Is Cool Dude presents a type of exuberant existentialism; One that posits that the seeking of any real meaning, or, ahem, “truth” in this world is a pursuit of vanity. Rather than wallowing in meaninglessness, the Tropical Dripps rejoice. Closer “We Are All Going Away” pulses exuberantly, repeating the song’s title until what is first perceived as an uncomfortable truth mutates into a comforting mantra-like slogan: “Don’t worry… is cool dude.”

Conçu au sous-sol. Entretenu dans la folie. Les Tropical Dripps font leur entrée avec l’intensité d’une bande de caïds mal-léchés fonçant à toute vitesse vers l’abysse. La musique malformée de Is Cool Dude contient peu de fidélité, mais déborde de tout le reste. Le morceau d’entrée « Orbit » explose avec des braillements de guitare ainsi qu’une attaque à double voix des plus agressantes. « Isolation » chevauche un riff tropicálien tordu avant de galoper à travers des vers solitaires et des solos de surf modulés en anneau. « Cowboys », la troisième chanson, continue dans la même graine de musique surf, punk et western et contient un bel exemple du genre de paroles encourageantes qu’on retrouve dans le reste de l’album :

I met a cowboy / he had no words

He gave me the best advice / I ever heard

Lyriquement parlant, Is Cool Dude présente un type d’existentialisme exubérant qui suggère que la recherche de tout sens ou, hum, « vérité » en ce bas monde est un acte motivé par la vanité. Au lieu de se morfondre dans l’insignifiance, les Tropical Dripps s’y exultent. Avec chaque répétition de ce passage résonnant avec exubérance, « We Are All Going Away », ce qui est d’abord perçu comme une vérité troublante se transforme en un slogan mantraesque réconfortant : « Don’t worry… is cool dude » (T’inquiètes pas man… tout baigne).

Tropical Dripps – Isolation

Tropical Dripps – Cowboys

New Canadiana :: Organ Eyes – Visual Meetings

Organ Eyes - Visual Meetings

At dawn, Visual Meetings is perhaps the darkest. Waves of heavy fog, moving in from beyond. Rolling hills break up the heavy, low clouds with a hypnotic rhythm that mirrors our pulse. Yet, there is a warmth that carries through. As it brightens, strings and “Ahs” and an upbeat kick call-and-respond to a poppy psychedelic sensibility. Glowing, growing, spiraling and winding into a room that echoes, revealing its vastness. At dusk voices near and far, past and present, remind us that it’s only love that will break our hearts.

C’est aux premières lueurs du jour que Visual Meetings est à son plus sombre. Un épais brouillard surgit de l’au-delà. Un vallon de collines perce les nuages volant à basse altitude avec un rythme hypnotique qui évoque notre pouls. Pourtant, on peut sentir le passage d’une certaine chaleur. Alors que la journée avance, des coups de cordes, des multiples « Ah ! » ainsi qu’un bon coup enjoué réagissent harmoniquement à une sensibilité pop-psychédélique. Le son brille, croît, serpente et se répercute à l’intérieur d’une chambre avec un écho qui révèle son immensité. Au crépuscule, des voix de près et de loin, d’antan et d’aujourd’hui nous rappellent qu’il n’y a que l’amour qui peut nous briser le cœur.


Organ Eyes – Ghost Lap


Organ Eyes – Empty Time

New Canadiana :: Blake Hargreaves – Gitmo / Camp X-Ray

Blake Hargreaves - Gitmo/Camp X-Ray

Part one of a four-part series originally released in 2006, Fluorescent Friends and Cool Fest founder Blake Hargreaves’ Gitmo / Camp X-Ray initially comes off as a sensory overblown interrogation chamber of heavy smog and venomous gases. Its title suggests a politically-charged affair, and coupled with the music it’s easy to boil it down as a linear statement of political intention, but to do this would ignore its rumbling pleasures and deeply humanizing distortion.

As was pointed out by Hargreaves in an interview in AA Records Magazine #2, a hand-made flexi-disc lathe and zine released by artist Alivia Zivich and Nate Young (Wolf Eyes) of Aryan Asshole Records in 2007, “…history seems more like a tragedy, where people’s intentions and capabilities and the real good and bad consequences of their interactions are hard to see, especially when they fight… and no one ever really wins the way they hoped to. I guess I could call it a comedy too, but I don’t find it easy to be like that with the occurrences of complete fucking brutality in this hilarious comedy of humanity.”

This ‘comedy of humanity’ is Gitmo / Camp X-Ray’s modus operandi, with the abrasive, machinistic textures bellowing like a hearty laugh; a product of a human being. In exploring the edges between industrial pomp, pop swagger, and immersive noise, the engine buzz of such tracks as “You can pray once you cooperate 1” and “Brothers in Cuba” seems less to do with political intent and more as “a serenade to the observers and actors the world over who are actually making a real effort to understand and meet the challenges posed by situations like Gitmo, and of course to the people who find themselves there.”

La première partie d’une série de quatre, originalement parue en 2006, Gitmo / Camp X-Ray de Blake Hargreaves, fondateur de Fluorescent Friend et du Cool Fest, se ressent initialement telle une chambre d’interrogation de smog lourd et de gaz vénéneux survoltée de sensations. Le titre suggère un sujet chargé politiquement qui, conjugué à la musique, réduit facilement l’album à une affirmation politique linéaire. Mais ce serait ignorer les murmures de plaisirs et la distorsion profondément humanisante.

Comme l’a souligné Hargreaves dans un entretien dans AA Records Magazine #2, un flexi disc pressé à la main et un zine publié par Alivia Zivich et Nate Young (Wolf Eyes) sur Aryan Assohole Records en 2007, « … L’histoire ressemble davantage à une tragédie où les intentions des gens, leurs capacités et les véritables conséquences de leurs interactions, bonnes ou mauvaises, sont difficiles à voir, surtout quand ils se battent… et personne ne gagne réellement de la manière espérée. J’imagine que je pourrais également qualifier cela de comédie, mais il n’est pas simple de se comporter de cette façon face aux occurrences de brutalité complète dans cette hilarante comédie de l’humanité. »

Cette « comédie de l’humanité » est le modus operandi de Gitmo / Camp X-Ray avec ces textures machinales abrasives mugissant comme un rire franc; un produit d’un être humain. En explorant les frontières entre la splendeur de l’industriel, le maniérisme pop, et le noise immersif, le vrombissement de pièces comme « You can pray once you cooperate 1 » et « Brothers in Cuba » semble moins relié à une intention politique et davantage à « une sérénade aux observateurs et aux acteurs du monde entier qui font un réel effort pour comprendre et répondre aux défis posés par des situations comme Gitmo et bien sûr, à ceux qui se trouvent sur place. »


Black Hargreaves – You can pray once you co-operate 1


Blake Hargreaves – Brothers in Cuba

New Canadiana :: Grime Kings – Honeymooning

Grime Kings - Honeymooning

Grime Kings’ Honeymooning is a companion when your life is falling apart. This album is a reminder that music can so often be an intimate glimpse into the inner workings of someone’s mind. It is cradling a baby bird in your cracked, weathered palms. It’s startlingly easy to get swept up into the crescendos of harmonies that fit like interlocking fingers, in the time signatures, phrasing, rhythms which are always in flux. If this album was an object it would be a light-leaked, slightly out of focus photograph; weathered, faded, and a talisman imbued with all your memories. If this album was a colour it would be a tanned leather yellow.

Honeymooning de Grime Kings est là pour vous lorsque la vie s’effondre. Cet album nous rappelle que bien souvent, la musique est un coup d’œil intime dans l’esprit de quelqu’un. C’est un peu comme de tenir un oisillon au creux de ses paumes usées et craquelées. C’est surprenant à quel point il est facile de se laisser emporter par ce crescendo d’harmonies qui se mêlent à un flux constant de mesures, de phrases et de rythmes, tels des doigts qui s’entrelacent. Si cet album était un objet, ce serait une photo un peu floue avec des fuites de lumière; usée et décolorée, c’est un talisman qui contient tous vos souvenirs. S’il était une couleur, ce serait le jaune cuir tanné.


Grime Kings – One Of Us Is Lonely


Grime Kings – Summer

New Canadiana :: Boyhood – When I’m Hungry

Boyhood - When I'm Hungry

An all-encompassing and soothing coziness cloaks the 10-track span of Boyhood’s When I’m Hungry. The album unconceals a familiar and intimate kind of bedroom-solipsism, carving out delta waves in static and crafting out lo-fi hummed lullabies. Let ocean-fuzz seep through the pores of your speakers, reverberating through the room in an embryonic warmth that’s all too sedating to not become immersed in at once.

Une douceur enveloppante et curatrice recouvre les dix pièces de Boyhood sur When I’m Hungry. Dévoilant une sorte de solipsisme de chambre à coucher intime et familier, l’album taille dans la statique des ondes delta au son des berceuses lo-fi fredonnées. Laissez le fuzz océanique infiltrer les pores de vos haut-parleurs et se réverbérer à travers la pièce telle une chaleur embryonnaire beaucoup trop anesthésiante pour ne pas vous y noyer aussitôt.


Boyhood – As a Fog


Boyhood – Thailand

New Canadiana :: The Band Whose Name is a Symbol – Scrappy Little Jaw

TBWNIS - Scrappy Little Jaw

Y’know the joy you get when you FINALLY check out a band that friends have been telling you to give a listen to for quite a while, then said band blows your head off? Ladies and gents, welcome to the pleasuredome, courtesy of Ottawa’s THE BAND WHOSE NAME IS A SYMBOL (wicked nom de plume). These self-described “free psych rockers” achieve intense lift­off akin to some MAGIC LANTERN chatter, albeit sprayed with some noised boogie also reminding me of ETERNAL TAPESTRY. “Neu Sedan” goes quite a way to giving up the ghost as regards to the above inspiration. Hot spiral abounds here, sub­-metal riffage grabbing collars and shaking hard. TBWNIAS have released five albums in the last few years — vinyl only affairs, and whatever’s on the Bandcamp. Sizzle away TBWNIAS, SIZZLE AWAY. Canada’s best kept secret? No longer, folks. Also, any band that names jamz “Sask.” and “Blues in Goddamn” has got their arrows pointed straight at my cold prairie heart. They should get together with Edmo’s KRANG and trade eyeballs, NOW!!!

Vous connaissez cette joie lorsque vous écoutez FINALEMENT un groupe de musique dont vos amis vous parlent depuis un bon moment et que leur musique vous jette par terre? Mesdames et messieurs, bienvenue dans ce lieu du plaisir, gracieuseté d’un groupe d’Ottawa, THE BAND WHOSE NAME IS A SYMBOL (super nom de plume). Ceux-ci, qui s’autoproclament des rockers « free psych », réussissent un décollage intense qui ressemble à du MAGIC LANTERN avec des mots, mais parsemé de quelques bruyants boogie qui font aussi penser à ETERNAL TAPESTRY. « Neu Sedan » fait beaucoup de chemin pour abandonner la ressemblance aux inspirations ci-dessus. De puissantes spirales abondent, des riffs sub-métal qui vous agrippent par le collet et vous tirent avec force. TBWNIAS ont sorti cinq albums au cours des dernières années, exclusivement sur vinyle, en plus de tout ce qui se trouve sur Bandcamp. Continue TBWNIAS, CONTINUE. Le secret le mieux gardé au Canada? Plus maintenant. En plus, un groupe de musique qui nomme ses chansons « Sask. » et « Blues in Goddamn », c’est comme une flèche pointée directement sur mon cœur froid des Prairies. Ils devraient rencontrer KRANG d’Edmonton et échanger leurs globes oculaires IMMÉDIATEMENT!!!


The Band Whose Name is a Symbol – Berlin, Ont


The Band Whose Name is a Symbol – Wooden Soldier

New Canadiana :: Cousins of Reggae – Rehearsal Tapes From Hell II

Cousins of Reggae - Rehearsal Tapes From Hell II

Blake Hargreaves has been a key conspirator in several mind-warping outfits, with an output that extends across all formats. One of his longest running projects is the fuzz-fried collaboration with Liam Thurston as Cousins of Reggae. The latest document to leak out from the duo’s cavernous jam space lets us in on an inspired session of wasteland ballads and damaged zones. Stripping away pieces of the exterior chaos to entangle themselves further inside our cerebral vacuum, the disjointed melodies spin into glorious burnout. It sounds like the theme music for an old western taking place in a post-nuclear desert. On those vaporized plains, the only voice you can hear is the phantom sun. A proposition to enter the coolness of a shadowy ledge is rebuffed in favour of a walk back into the heat. Another masterful negotiation of abrasion and abandonment, and a crucial addition to the Cousins’ canon.

Blake Hargreaves a été un conspirateur-clé dans plusieurs ensembles à l’esprit tordu, avec une production qui transcende tous les formats. L’un des projets qu’il poursuit depuis longtemps est sa collaboration à l’huile de fuzz avec Liam Thurston sous le nom de Cousins of Reggae. Le dernier document à avoir fuité de l’espace de répétition caverneux du duo nous introduit dans une session inspirée de ballades des champ de ruines et de zones endommagées. Dépouillant les parties du chaos extérieur pour s’enfoncer plus loin dans notre vide cérébral, les mélodies disjointes tournent sur elles-mêmes en une explosion glorieuse. Ça ressemble à un thème pour vieux western sur fond de désert post-nucléaire. Sur ces plaines vaporisées, la seule voix qu’on peut entendre est celle du soleil fantôme. La proposition de pénétrer dans la fraîcheur d’un recoin ombragé](https://www.youtube.com/watch?v=sv-GxqaE8xU) est repoussée en faveur d’un retour dans la chaleur. Une autre négociation magistrale entre écorchure et abandon, et un ajout capital à l’œuvre des Cousins.

Cousins of Reggae – Still In Deep (for CJS)

Cousins of Reggae – Forceps

New Canadiana :: Meditapes – Meditape 1: Disconnection

Meditapes - Meditape 1: Disconnectionmeditape-web-thumb

Sometimes some of us are heads on hollow bodies. Our feelings are drained out from our bored, harakiri’d hearts. We are barely ourselves, washed out and evanescent. Floating in an in-between state, we wait for something worth returning to on this earth’s strange reality.

Ottawa sound artist Tarek Al-Zand has set down an anchor for all those frail levitating bodies. Listening to the loops of home-made recording textures, tape hiss, profoundly moving guitars, and soothing ethereal voices, roots can dig out of those thick skins and find their way into a lucid meditation. At this exact moment, you think “Fuck my bed” and just lie on the wooden floor, eyes closed, and breathe. Because it is all too important. You suddenly remember how cool it is to live on a planet filled with awesome nature, organic and human mysteries, that every state is ephemera, and that you have a heart.

Parfois, certains d’entre nous sommes des têtes posées sur des corps vides. Les émotions s’écoulent de notre coeur las qui s’est fait hara kiri. Nous sommes à peine nous-mêmes, délavés et évanescents. Flottant entre deux états, nous attendons quelque chose qui mérite que nous replongions dans l’étrange réalité de la Terre.

Tarek Al-Zand, artiste sonore d’Ottawa, a jeté une ancre pour ces corps frêles en lévitation. En écoutant ces loops de textures d’enregistrement-maison, hiss de cassette, profondes guitares mouvantes et voix apaisantes éthérées, des racines peuvent transpercer ces peaux coriaces et trouver leur voie vers une méditation lucide. À ce moment précis, vous pensez “Fuck mon lit” et vous vous couchez sur le plancher de bois craquelé, les yeux fermés et vous respirez. Parce que c’est trop important. Vous vous souvenez tout à coup que c’est vraiment génial d’être en vie sur une planète remplie de natureincroyable, de mystères organiques et humains, que chaque état est éphémère et que vous avez un coeur.

Meditapes – Side One [excerpt]

Meditapes – Side Two [excerpt]

New Canadiana :: Violence – Erlebnis

Violence - Erlebnis

The needle goes in, the specimen falls still. The experiment can begin. Wielding their instruments of torture with medical precision, our two plastic surgeons of sound, Julie Morand-Ferron and Éric Trottier, patiently carve away the flabby body’s flesh, revealing the angular skeleton underneath. The pulse beats on undisturbed, mechanical, amplified and filtered by the EKG. A dark and unsettling halo, the mute shadow of some German mad scientist, hangs over the operating table. While the chilling whine of an electric saw grates on in the rooms of the abandoned hospital, the patient is lost in soft, sedated visions, oblivious to the liberating violence inflicted upon him.

L’aiguille s’enfonce, le cobaye cesse de remuer. L’expérience peut débuter. Maniant leurs instruments de torture avec une précision chirurgicale, nos deux plasticiens du son, Julie Morand-Ferron et Éric Trottier, dépouillent la carcasse de sa chair flasque, en dévoilent patiemment l’ossature anguleuse. Le pouls demeure imperturbable, machinal, amplifié et filtré par l’électrocardiogramme. Halo sombre et inquiétant, l’ombre muette de quelque savant allemand fou plane sur la table d’opération. Et tandis que retentit le grincement glacial d’une scie électrique dans les salles sombres de l’hôpital abandonné, le patient, lui, se perd dans de douces visions anesthésiantes, inconscient de la violence libératrice qui s’abat sur lui au même instant.

Violence – The Curse of Dimensionality

Violence – Down There

New Canadiana :: Kings Quest – Kings Quest EP

Kings Quest - Kings Quest EPKings_Quest-Kings_Quest_EP-web-thumb

From the vaunted halls of Bruised Tounge, another rewind-inducing gem rides in with the form of the Kings Quest EP; an homage to the mind of Roberta Williams. A musical sojourn of the fingers behind Ottawa’s video game collective Dirty Rectangles, the tape quickly sets sail south from Daventry, riding waves of crisp harmony up through a starry sky. Winds of the dreamiest pop carry our hero forth on the whimsical and dangerous quest to rescue the king. The hero, delving the dungeons of faraway lands for great treasures, is grabbed by infectious guitar hooks that refuse to let go, invading the mind from some distant sonic plane. In the end, the hero — with a king rescued and treasures earned — sails into the sun on a cloud of shimmering noise, waiting eagerly for the next quest.

Du réputé château de Bruised Tounge, nous arrive le EP Kings Quest, un autre joyau entraînant une envie insatiable de rembobiner encore et encore; un hommage à l’esprit de Roberta Williams. Le périple musical de cette bande magnétique, également derrière le collectif de jeux vidéos d’Ottawa Dirty Rectangles, met rapidement le cap vers le sud de Daventry, voguant sur de fraîches harmonies sous un ciel étoilé. Des vents de pop rêveuse transportent notre héros vers une quête périlleuse et dangereuse pour sauver le roi. Fouillant les donjons des terres lointaines à la recherche de grands trésors, notre héros est attrapé par des hooks de guitares contagieux qui refusent de le laisser partir et qui envahissent son esprit depuis des avions soniques. À la fin du récit, le héros, un roi rescapé ainsi que les trésors mérités naviguent sur un nuage chatoyant de bruit en direction d’un soleil brûlant. Le héros attend sa prochaine quête avec impatience.

Kings Quest – Alexander

Kings Quest – Gold