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New Canadiana :: Quaker Parents – Rubber Match

Quaker Parents - Rubber MatchQuaker Parents - Rubber Match

The brothers Grundy bounce back with a brimming cassingle of spidery-legged clockwork pop. Sputtering stop-start rhythms propel a parade of jitterbugged hooks set in place by the pace-setters. Hang on to these hang ups and don’t miss the grip.

Les frères Grundy nous reviennent avec une cassingle grouillante de clockwork pop. Les rythmes stop-start propulsent une parade de crochets swingant mis en place par les pionniers du genre. Laissez ces complexes vous hanter et restez aux aguets pour une sortie éventuelle.


Quaker Parents – Rubber Match


Quaker Parents – When I Am You Pt.2

New Canadiana :: Les Zerreurs – Les Zerreurs

Les Zerreurs - Les Zerreurs

The ear-scrambling jammers formerly known as ManyMental Mistakes re-emerge caterwauling and clanging with a four-song cannonade. Les Zerreurs’ appetite for deconstruction hoovers up everything in its path with an abrasive blast of guitar damage and blood-curdling chearleader chants. “Bonne Fête” might not be sung around family tables any time soon, but it finds the Montreal trio joining a time honoured tradition.

Les écrabouilleurs d’oreilles que l’on connaissait sous le nom de ManyMental Mistakes refont surface en dissonance, faisant tout un tapage avec une canonnade de 4 chansons. L’appétit pour la déconstruction des Zerreurs aspire tout sur son passage avec une explosion abrasive de guitare destructrice et ses chœurs de meneuses de claques à glacer le sang. «Bonne Fête» ne sera surement pas chanté autour de tables familiales de sitôt mais le trio montréalais le fait comme s’il honorait une ancienne tradition.

Les Zerreurs – Beaux Animaux

Les Zerreurs – Bonne Fête

Video :: Man Made Hill – “Constant Touching / Troll Jazz” [Dir. Chris Boni]

Man Made Hill - Constantly Touching

Man Made Hill’s extraterrestrial adolescent funk crams a chaos pouch with leather-gloved fistfuls of purple snow. Thee slow jam summer anthem of 2014 is visualized with khaki-clad choreography from the MANGEA men’s dance troupe, plus a slinky bonus song coda. How we gonna move on as a human race?

Le funk adolescent extraterrestre de Man Made Hill remplit d’une main gantée un sac banane avec des poignées de neige violette. LE slow jam de l’été 2014 est agrémenté d’une choréographie de la troupe de danse masculine accoutrée de kaki MANGEA et se termine avec une coda furtive. Comment on va faire pour aller de l’avant, en tant que race humaine?

Screening Room :: Smile Stealers

Smile Stealers

Smile Stealers is a phantasmagoric fairy tale from the effervescent imaginations of Allison Moore and Jasa Baka. Dreamily weaving digital and practical effects, stop motion animation, eyeball-expanding costumes and sets, it tells a tale of cosmic transformation in a twinkly twee wonderland robbed of its joy. Recognizable faces from the Montreal music/art milieu such as Tyr Jami and Simon Schlesinger cast enchanting charms, yet the outsized expressions of Seripop’s Chloe Lum — familiar to anyone who experienced the tightly coiled vortex of an AIDS Wolf performance — can’t help but steal the show.

Smile Stealers est un conte fantasmagorique provenant de l’imagination effervescente d’Allison Moore et de Jasa Baka. Les effets pratiques et numériques tissés de façon songeuse, l’animation image par image et les costumes et les parures à couper le souffle racontent une histoire de transformation cosmique dans un brillant paysage féérique maniéré privé de sa joie. Des visages connus du milieu musical et artistique de Montréal comme Tyr Jami et Simon Schlesinger présentent des charmes envoûtants. Toutefois, les expressions surdimensionnées de Chloe Lum de Seripop — connue de tous ceux qui ont expérimenté le vortex fermement enroulé d’un spectacle d’AIDS Wolf — ne peuvent faire autrement que voler la vedette.

New Canadiana :: Les Fontaines – Magic Touch

Les Fontaines - Magic Touch

Lorenz Peter of Processor / LP’s LPs / Corpusse renown teams with Heiki Sillaste from Toronto’s early ’90s EBM soul crushers Digital Poodle for this zorched dial flip to the dancefloor. Soft squelch, 808s and busted breaks squirm underneath paroxysms of mechanized vocal fry in a deluge of waveform whirlpools. Magic Touch is a playful affair for these electronic cultists, but their problèmes d’amour persist in other guises. O Canandaa!

Lorenz Peter, de Processor et du célèbre Corpusse (LP’s LPs), s’associe avec Heiki Sillaste, du groupe torontois du début des années 90 Digital Poodle à la soul EBM crushy, dans cette ébauche musicale flippante jusqu’à la piste de danse. On entend des bruits de pataugeage, de la boîte à rythmes 808 et des breaks éclatés qui convulsent au paroxysme de voix craquées mécaniques dans un déluge de tourbillons ondulés. Le morceau Magic Touch est un moment ludique pour ces mordus de musique électronique, mais leur problèmes d’amour s’étalent en plusieurs apparences sonores. Ô Canandaa!


Les Fontaines – Magic Touch


Les Fontaines – Canandaa

New Canadiana :: Heavy Chains – 7″

Heavy Chains - 7"

The other gnarled offbranch of Nü Sensae and White Lung drags its roots through the sludge while bowing down to God in the schizoid mind. Trading up from the tape game, Bruised Tongue delivers a triple-hit of chug life loboto with lingering signs of chromosome damage. Forge your own chains.

L’autre subdivision tordue de Nü Sensae et de White Lung traîne ses racines dans la vase tout en se prosternant devant le Dieu dans l’esprit schyzoide. En allant à l’encontre du jeu des cassettes, Bruised Tongue nous livre un triple succès de souffle lobotomisant avec des signes persistants de dommages aux chromosomes. Forgez vos propres chaînes.


Heavy Chains – Nervous Corpse


Heavy Chains – No Law, No Crime

New Canadiana :: Bile Sister – Faucet

Bile Sister - Faucet

Julie Reich a.k.a. Bile Sister a.k.a. DJ Garbage Body is the shades-clad cortex of a circuit-fried storm. Jacked in to the mutated matrix of dancefloor declassification, she channels her inner Chandra with the puckered pluck of half machine lip moves. These Casiotone clone killers are now in the process of full band re-make/re-model, so keep an eye on the blockspace and seize the steeze.

Julie Reich alias Bile Sister ou encore DJ Garbage Body est l’œil d’une tempête en furie qui se serait dissimulé derrière des lunettes de soleil. Connectée à la matrice mutante d’une musique dansante sans genre ni forme clairement défini, elle canalise son Chandra interne grâce à un mouvement des lèvres nerveux digne de l’album half machine lip moves. Ces adeptes du Casiotone sont passés d’un projet solo à un groupe proprement dit, alors gardez un œil sur ce qui se passe dehors et laissez-vous porter par le courant.


Bile Sister – Wasted Crochet


Bile Sister – See Breezes

New Canadiana :: Dreamsploitation – Jupiter Flight // You’ll Never Get To Heaven – Adorn

Dreamsploitation // YNGTH

The instrumental engine of YNGTH streamed under most radars with Jupiter Flight in 2012. For those who missed this solo voyage from Chuck Blazevic, the crackled atmospherics, battering beatscapes and electronic chimes remain every bit as enveloping as his work with vocalist Alice Hansen. If stray copies still float in the void, reach out and grip.

The star-crossed pair return in spring 2014 with the launch of a label and six new songs of slow-motion breath-stop. Adorn drifts down dreamier rivers with lush, string-draped synth-pop lingering between moments of picturesque pause and Badalamenti lament. The duo adds ghostly and gorgeous ornamentation to any rooms they inhabit.

L’engin instrumental de YNGTH est passé sous la plupart des radars en 2012 avec la parution de Jupiter Flight. Pour ceux et celles qui auraient manqué le voyage solo de Chuck Blazevic, ses atmosphères qui crépitent, ses paysages de pulsations et ses carillons électroniques vous envelopperont tout autant que lorsqu’il est accompagné par la chanteuse Alice Hansen. Si quelques copies errantes flottent encore dans le vide, assurez-vous de mettre la main dessus.

Au printemps 2014, le tandem séparé par les étoiles nous revient avec le lancement d’une étiquette et de six nouvelles chansons langoureuses à couper le souffle. Luxuriante pop synthétique drapée de cordes, Adorn s’écoule le long des rivières oniriques, tanguant entre moments de répit pittoresque et lamentations à la Badalamenti. Peu importe la chambre qu’il occupe, le duo la pare de sublimes ornements spectraux.


Dreamsploitation – Jupiter Flight


You’ll Never Get To Heaven – Caught in Time, So Far Away

New Canadiana :: Hobo Cubes – Apex Ideals

Hobo_Cubes-Apex_Ideals

WC OG Francesco de Gallo sets down 12 inches of arachnidian mind-massage for the second time in less than a year. The warble-jam haunted house plunderphonics of his Ala Vjiior alias are replaced here with something subtle and formless, yet the lingering neck-chills continue to pulse and bleep from the cracks. “Structures in Stasis” plays Bloody Mary with the circuit-bent Speak & Spell spirit of Cthulhu, summoning the gatekeeper into this rainbow netherzone.

Pour la seconde fois en moins d’un an, Francesco de Gallo – un vieux de la vieille chez Weird Canada – met en place 12 pouces de massage cérébral arachnéen : un album subtil, aux contours flous, dont les frissons persistants le long de l’échine continuent de jaillir des fissures sous forme de bips et de pulsations, et qui vient succéder au magma grésillant qui hante la house-collage possédée de son alias Ala Vjiior. « Structure in Stasis » joue à Bloody Mary avec l’esprit de Dictée Magique trafiquée de Cthulhu, suppliant à genoux le gardien de l’entrée de ces abysses multicolores.


Hobo Cubes – Unit


Hobo Cubes – Structures in Stasis

Ex Libris :: PostApoc [Liz Worth]

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Liz Worth made her name with the Toronto/Hamilton punk tome Treat Me Like Dirt, and this poetic death trip is its illogical extreme. PostApoc’s rapidly unraveling plot is seen through the twitching eyes of a suicide pact survivor in the midst of a music scene taking no future to heart. Make-believe bands like Valium serve as stand-ins for the Viletones, Girl for the B-Girls, and Shit Kitten for Simply Saucer, providing the soundtrack for an unholy bender in bizarro Toronto after the world’s end.

As the second page explains, “it started with the earth sucking all the moisture back into the ground and replacing it with a slow, quiet dread that hung over the city like a veil.” But drought is the least worrisome thing in this dystrophic dystopia run rampant with flesh-eating canines, imploding chests, and the cries of the dead. The first-person narrative switch-turns from an amplification of the unreliable into a drug-addled nightmare; Visions of two-faced praying mantis people, black magic beach houses, and animals with fungus for brains flickering between intervals of true desperation.

Here in the real world, the flip from music journalist to fictional weaver has roots of platinum logic. Liz Worth’s blackened prose shoots up from six feet underground, and her characters still get treated like wormfood. Dig!

Liz Worth s’est fait connaître avec son tome punk en provenance de Toronto/Hamilton Treat Me Like Dirt. Ce présent délire mortel et poétique est extrêmement illogique par rapport à ce tome. Le dénouement rapide de l’intrigue de PostApoc se fait connaître à travers les yeux tremblants d’un survivant à un pacte suicidaire au beau milieu d’une scène musicale ne prenant espoir en aucun futur. Des groupes de musique inventés, tels que « Valium », servent de remplaçants pour the Viletones, Girl pour B-Girls et Shit Kitten pour Simply Saucer. Ils offrent la trame sonore d’une beuverie démente dans la ville bizarroïde de Toronto, après la fin du monde.

Comme la seconde page l’explique, « ça a commençé avec la Terre qui aspira toute l’humidité et la remit dans le sol pour la remplacer par un effroi silencieux suspendu sur la ville comme une voile » (NDT ceci fut traduit par la traductrice de cette critique. Voici le passage en langue originale anglaise : « it started with the earth sucking all the moisture back into the ground and replacing it with a slow, quiet dread that hung over the city like a veil. ») Mais, la sécheresse est la dernière inquiétude à avoir dans cette dystopie dystopique remplie de canidés mangeurs de chair, de poitrines en éclats et de cris de morts. La narration à la première personne oscille entre amplifications invérifiables et cauchemars embrouillés induit par la drogue: des visions de mantes religieuses humaines à deux visages, des maisons ensorcelées au bord de l’eau et des animaux ayant des moisissures en guise de cerveau qui clignote en intervalles de véritable désespoir.

Ici, dans le vrai monde, la journaliste musicale devenue une tisserande de fiction a des racines logiques et exubérantes. La sombre prose de Liz Worth ressort de six pieds sous terre et ses personnages se font encore traiter comme des appâts pour vers de terre. Ça vous plaira !

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