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New Canadiana :: Various Artists – Rebel Girl Halifax Compilation

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‘I’m just a girl alone in the world, alone in the world and I can’t deal’. Walls are set, lines are drawn, expectations daunt and inhibit. It has been broken before, precedence has been set. Let us do it again. Empower the girls, give them the role models, the tools, and let their voices be heard! From the top of the Citadel, echoing in the Khyber long live!, and spreading through all age spaces. Spreads to basements and garages where friends sit slamming their hopes and fears on drums, bass, guitars, and microphones. Playing what you want, where you want, to the people you want.

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« I’m just a girl alone in the world, alone in the world and I can’t deal ». Tout est établi : les murs, les lignes, les attentes qui freinent et intimident. Ça a déjà été brisé par le passé, il y a eu un précédent. Recommençons ensemble. Redonnons aux filles leur pouvoir; donnons-leur des exemples à suivre et des outils pour que leurs voix soient entendues! Que retentissent des Viva! à travers l’espace des âges et depuis le sommet de la citadelle jusqu’à résonner dans le Khyber. Qu’ils s’étendent à tous les sous-sols et les garages où des amies expriment leurs rêves et leurs espoirs avec des batteries, des basses, des guitares et des micros. Que l’on joue ce dont on a envie, où on en a envie, devant les gens qu’on a choisis.

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Mmeltz – Lonely Girl

Psych – Misty Big Eyes

New Canadiana :: The Lauras – The Lauras

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Spotlights sweep in. Do not peer at your shoes too long, for sneakers have been known to change in the most romantic of ways. The Lauras meander, pausing to murmur blissful rhythms the depth and breadth of Jipugtug, accentuated by head-noddingly compatible jangles. Disembodied dance hall harmonies are removed of active patrons. Think Olympic Hall. They turn to reveal another face. There are sunny breakfast mornings here, beside the drooping eyelids of regret and remorse. Pavement pounders slip in and cozy up to last-slow-dance-of-the-night emcee announcements. Ending with stomachs full of butterflies. Full but yearning.

Tu es sous les projecteurs. Ne fixe pas tes souliers trop longtemps : on sait qu’ils ont tendance à devenir des plus romantiques. The Lauras erre, n’arrêtant que pour murmurer une béatitude rythmique ayant l’étendue et la profondeur de Jipugtug, accentuée par un cliquètement invitant les hochements de tête. Les commanditaires sont retirés des harmonies de salles de danse désincarnées. Pense Olympic Hall. Ils se retournent, révélant un autre visage. Ici, les déjeuners de matins ensoleillés côtoient les paupières lourdes de regret et de remords. Les batteurs de bitume s’emmêlent puis s’entrelacent pour le dernier slow de la soirée, annoncé par l’animateur. Elle se termine avec des estomacs remplis de papillons… et de désir.

The Lauras – Kill You

The Lauras – Cloudy Weight

New Canadiana :: Heaven For Real – Heaven For Real’s Live Underground

A rock show in an alternate universe where evolution has deleted social anxiety. Standing close to someone if you want to. Speculating hesitation in a song, like it’s a quirk: how could it be that we were so affected? But sometimes the melody doesn’t join up right. Maybe this new tension in your sides is the expression of some locked-up ancient gene… Triggered by something you’re not sure but it’ll come slowly, frail and remembering everyone here is ninety-nine percent the same as you.

Un spectacle de rock dans un univers parallèle, où l’évolution a supprimé toute forme d’anxiété sociale. Être debout et proche de quelqu’un, si c’est ce que tu désires. Faire allusion à l’hésitation dans une chanson, c’est un type de bizarrerie étrange: comment est-ce possible de se sentir si affecté? Mais certaines fois, la mélodie ne se joint pas proprement. Peut-être que cette nouvelle tension sur tes cotés est l’expression d’un gène ancien, qui était enfermé… Déclenché par quelque chose dont tu n’es pas sûr, mais qui viendra lentement, fragile et avec la réalisation que tout le monde ici est à quatre-vingt-dix-neuf pour cent pareil comme toi.


Heaven For Real – Live at Oasis


Heaven For Real – What Was Said Before/Yum Mirage 1

New Canadiana :: JFM – Moult

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On his second release of 2014, Maritime wavejumper Jesse Frank Matthews stretches bugged-out beatscapes into new shapes of fractured FX expressionism. From the hop ‘n’ bounce of “101 Dimensions” to the warbling dreams of “Flesh It Out” to the flickering flutes and ragga rhythms of “Fall Asleep With Candles Lit”, Moult serves up a JFM buffet. At its core, “Eeenuff” delivers a tribute to an early inspiration with sorrowful strings bumped up to dance far beyond curfew.

Sur son deuxième album sorti en 2014, lewavejumper maritime Jesse Frank Matthews étire des paysages rythmés délirants pour en faire de nouvelles formes fracturées d’effets expressionnistes. Des bonds de « 101 Dimensions » aux rêves gazouillants de « Flesh It Out » en passant par les flutes défaillantes et les ragga-rythmes de « Fall Asleep With Candles Lit », Moult de JFM est un véritable buffet. La pièce centrale, « Eeenuff », rend hommage à une de ses premières influences avec des cordes mélancoliques de plus en plus intenses, prêtes à danser bien plus tard que le couvre-feu.

JFM – Eenuff

JFM – Fall Asleep With Candles Lit

Ex Libris :: Aaron Webster – Humour -vs- Hell Vol. I

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Zine introductions usually start out sounding something like this: ”I’m sorry for getting this out so late” or ”this zine too so long to finally get together.” But not the one for Humor -vs- Hell. Aaron dives right in but not without warning. Writing that this was their plan the whole time, Aaron presents us with a drunk introduction that is not as incoherent and regretful as you might think.

HvsH is only thirteen pages long but it’s stacked. The Greatest Giggle in History is a fable about a great cloud of gloom that threatens a population of pot smoking hippies with its negative thoughts and bad trips. Ham sandwiches are thrown into a Glowing Triangle to make it funny. Themes that seem obscure in the beginning of Aaron’s pieces show themselves before the conclusion and come full circle.

The futuristic kittens, humorous ham sandwiches, and talking household appliances that populate Aaron’s writing show up through a combination of a few different styles of writing and genres that are commonly found in zines, but not usually combined. Aaron keeps the reader focused and resists the temptation to wander off into convoluted imagery that no one understands but the author. It’s not something you would normally find me picking up at a zine fair, but having selected it at total random, I enjoyed it. Playful, creative, and with good formating, HvsH is a great contribution to the East Coast zine scene.

Les introductions des fanzines commencent souvent par quelque chose du genre « Désolé pour le retard de ce numéro » ou « ça a finalement été très long avant de réussir à monter ce fanzine », mais ce n’est pas le cas avec Humor -vs- Hell. Aaron plonge au cœur du sujet, mais pas sans avertissement : il nous offre une introduction enivrée qui n’est pas aussi remplie de regret et d’incohérence qu’on le pourrait penser.

HvsH ne fait que 13 pages, mais elles sont pleines à craquer. The Greatest Giggle in History est un conte à propos d’un énorme nuage de morosité qui menace une population de hippies fumeurs de pot avec des pensées négatives et des bad trips. Dans Glowing Triangle, les lancers de sandwichs au jambon le rendent divertissant. Des sujets qui semblent obscurs au début des textes choisis se dévoilent avant la fin, bouclant ainsi la boucle.

Les chatons futuristes, les sandwichs au jambon humoristiques et les électroménagers parlants qui peuplent l’écriture d’Aaron parsèment une combinaison de divers genres littéraires et styles d’écriture que l’on retrouve souvent dans les fanzines, mais rarement combinés ensemble. L’auteur sait conserver l’attention du lecteur tout en résistant à l’envie de se perdre dans des images alambiquées qu’il serait le seul à comprendre. C’est un magazine que je n’aurais pas spontanément choisi dans un salon en temps normal, mais je l’ai choisi au hasard, et j’ai bien aimé. Joyeux, créatif et avec un bon format, HvsH est une belle contribution aux fanzines de la côte est.

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New Canadiana :: Ostrea Lake – Dear Outside The Woods EP

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Frontman Elias Abi Daoud affectionately uncurls fingers of smoke into the inky night, drifting off into dreams of bonfires and walking mandolins. Partly recorded in Agricola Street’s illustrious Open Mic House, partly recorded deep in the woods, Ostrea Lake’s second EP is a despondent labourer, wordlessly stamping its feet in the thin mist of dawn on the Halifax Harbour. With a new EP due out in the spring on All We’ve Got Records, this is a group to keep a heavy-lidded eye on.

Le chanteur Elias Abi Daoud délie délicatement des doigts de fumée dans la nuit noir encre et s’égare au milieu de rêveries de feux de joie et mandolines. Enregistré dans la rue Agricola à l’illustre Open Mic House, mais aussi aux confins d’une sombre forêt, le second EP d’Ostrea Lake est un ouvrier abattu qui, à l’aube, sans mot dire, appose l’empreinte de sa démarche lourde au creux de la brume du port d’Halifax. Un nouvel EP est attendu au printemps chez All We’ve Got Records: gardez vos yeux entr’ouverts sur la trajectoire de ce groupe.


Ostrea Lake – Compass


Ostrea Lake – Roads

New Canadiana :: Lindsay Dobbin – Arrival

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Nothing has been so real yet so hauntingly fractured. It’s hard to grasp any sort of detail aside from grainy, transparent images. A presence is felt but you cannot see faces. It’s headed toward a shadowed entranceway. You have arrived at the opening and are swallowed whole by the deep within.

Rien n’a été aussi réel tout en étant aussi magnifiquement fracturé. Difficile de saisir de quelconques détails si ce n’est des images granuleuses transparentes. On ressent une présence mais impossible de voir les visages. On se dirige vers une porte d’entrée sombre. On arrive à l’entrée pour être aussitôt aspiré tout entier vers les profondeurs.


Lindsay Dobbin – Guided Memory / Residue (excerpt)


Lindsay Dobbin – Arrival (excerpt)

New Canadiana :: Surveillance – Stressed and Depressed

Stressed_and_Depressed-Surveillance

The second transmission from these Nova Scotian no-fi no-goodniks is another face-smacking stash of squealy jammers. Surveillance’s Dave Burns — who splits his time dishing riffs for Special Costello — describes Halifax as “a beautiful yet deeply troubled place”. That duality is on grainy display in these five bursts of feedback and minor key twee.

La deuxième transmission de ces bons à rien no-fi de Nouvelle-Écosse est un autre coup de brouilleur grinçant sur la gueule. Dave Burns, de Surveillance – qui passe une partie de son temps à sortir des riffs pour Special Costello – décrit Halifax comme « un bel endroit profondément troublé ». La texture de cette dualité est exposée ici dans les cinq explosions de feedback en mineur maniéré.


Surveillance – Holy Unholy


Surveillance – Irrational Depression

New Canadiana :: Only Son – Also

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Can you grab a feeling? Do they scatter from your fingertips like the elusive grasshoppers of our hazy summer childhoods? Only Son does and manipulates them, creating symphonies of pure head nodding bliss, smooth beats, and basement choruses. There is hope hidden hidden away in old boxes next to chord organs and rat traps; unpolished gems smothered by dust. Fiddle with the ingredients. Alchemy through the heart. Throw them lovingly out the window without looking back. These one-man-band melodies drip with his joy and sadness. They belong to him but squeeze into our hearts with ease.

Peut-on attraper les émotions, ou est-ce qu’elles s’échappent des doigts entreprenants comme les sauterelles furtives durant les brumes de nos étés d’enfance? Only Son y parvient, les manipulant pour créer des symphonies de rythmes doux, de purs hochements de tête béats et des refrains de sous-sol. Il y a de l’espoir caché dans les vieilles boîtes entre l’orgue électrique et les pièges à rats; gemmes brutes étouffées par la poussière. Touchez aux ingrédients l’alchimie au cœur. Lancez-les par la fenêtre, amoureusement et sans hésitation. Ces mélodies d’homme-orchestre dégoulinent de joie et de tristesse. Elles sont siennes, mais elles s’insinuent aisément dans nos cœurs.


Only Son – C to D


Only Son – Nothing to Say

New Canadiana :: OUTTACONTROLLER – Colt Summer // Pink Wine – OUTTAWINE

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Halifax hosers OUTTACONTROLLER rip out a couple of sloshy slummer jams on their Colt Summer 7”, an ode to the drunk punk days of adolescence. They’re then joined by Toronto greasers Pink Wine for the cross-pollinating, cover-ama split release, OUTTAWINE. It’s full of power-pop psalms about poor sleeping habits that’ll make you pogo ‘til you puke, and laments about how your once favourite band) has long since broken your heart, which is something that neither of these bands will ever do for as long as they’re around.

Les mauvais garçons d’Halifax OUTTACONTROLLER servent deux chansons style slush d’été bien tassée sur leur dernier 7 pouces, Colt Summer, une ode à ces journées d’adolescence un peu arrosée. Ils sont ensuite rejoints par les Torontois graisseux Pink Wine pour la sortie de OUTTAWINE, un split contre-pollinisé. C’est rempli de psaumes power pop à propos de mauvaises habitudes de sommeil qui te feront faire le pogo jusqu’à gerber et te lamenter que ton ancien groupe préféré t’as brisé le coeur, quelque chose qu’aucun de ses deux groupes là ne fera, de toute leur existence.


OUTTACONTROLLER – Colt Summer


Pink Wine – Wasted Breath