Tag: drone

New Canadiana :: Sister Blanche – Three Swords

Sister Blanche - Three Swordssisterblanche-thumb

With an ear pressed against the wall, the throbbing loops of a neighbour’s solo shed session reverberates through insulated plaster and skin. An audible distance makes the heart drone fonder. Tape decay mimics the falling ceiling tiles and peeling paint of our scruddy homes. When this building comes tumbling down, the cassette will be the only treasure worth saving.

Les boucles musicales lancinantes de ton voisin qui joue seul dans sa remise se répercutent à travers le plâtre et la peau de ton oreille, collée sur le mur – une distance sonore qui fait s’amouracher du drone. La dégradation de bande rappelle le son des tuiles du plafond s’écrasant par terre, de la peinture s’effritant dans des maisons abandonnées. Cette cassette sera la seule chose méritant d’être sauvée lorsque l’édifice s’effondrera.

Sister Blanche – I’m Also Sorry

Sister Blanche – I Made a Mistake

New Canadiana :: Hazy Montagne Mystique – Lullaby Drone For Insomniac People

Hazy_Montagne_Mystique-Lullaby_Drone_for_Insomniac_People

Soft dreams of inverted balance; silence comes alive as drones of heavy sighs breathe an ambience that is both coloured and prismatic. Churned glimpses of retrofit eupnea: sartor and thread one and the same. Shattered lapse and opaque magic melt to the bottom of their wick as broken patterns of lunar-drawl stretch to meet the end of the earth. Sounds that double as chartered courses into the dim unknown; sounds that enter empty spaces, filling them with the voices of static revenants.

De doux rêves à l’équilibre inversé, et le silence qui s’anime et qui bourdonne des respirations lourdes d’une ambiance à la fois colorée et prismatique. Des aperçus barattés d’une eupnea: sartor améliorée, le fil unique, l’identique. Déchéance fragmentée et magie opaque fondent jusqu’au bas de leur mèche, pendant que des motifs brisés de coulées lunaires vont se perdent aux extrémités de la terre. Des sons en itinérance cartographiée dans le flou de l’inconnu; des sons qui pénètrent les espaces creux et les remplissent des voix de revenants statiques.

Hazy Montagne Mystique – Lunaire

Hazy Montagne Mystique – Respirer sous les étoiles de mer

New Canadiana :: The Gateless Gate – Near North

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“Quiet”. Woolgathering as soft steps struggle to stomach the circuitous decay underfoot. A quiet that doubles as both hum and rattle; tectonic yet remote. Reticence that builds upon itself as so many hours upon the day. This is time lapse caught in situ; the stillness has found mood-form in the vibrance of a tamed chaos. Where the halcyon subsides, we are trapped at the point of denoument and the twirling precipice of soundless collapse. In these faults we find effulgent absence; in absentia we find pieces abridged.

« Silence ». Rêvasser en marchant doucement, chaque pas s’efforçant d’assimiler le déclin tortueux du sol. Un silence qui est tant cliquetis que fredonnement, tectonique mais éloigné. Une réticence qui se construit sur elle-même, comme les heures sur le jour. C’est un laps de temps figé in situ, la fixité ayant trouvé sa forme-émotion dans la vibrance d’un chaos dompté. Là où le beau se retire, nous sommes prisonniers du point de dénouement, du précipice tourbillonnant d’un effondrement silencieux. Dans ces erreurs nous trouvons une absence éclatante; in absentia, des pièces abrégées.


The Gateless Gate – Our Forest Walk


The Gateless Gate – Snow and Lake

New Canadiana :: BABEL – ZWERM

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There are no straight edges on Jupiter. Rhythm is broken into curving arabesques, resonating concentric circles into the cosmic void. Singular sounds interact over fluid ostinatoes – receding into background radiation in a prepared experiment. The instrument is bent into the music, layered and moulded through physical and ethereal alteration. The listener ascends into a frenzy of interplanetary messages emanating from a distance.

Il n’y a aucune ligne droite sur Jupiter. Le rythme se brise en arabesques, résonnant en cercles concentriques vers le vide cosmique. Les sons isolés interagissent sur de fluides ostinatos, l’expérience préméditée les réduisant à des radiations d’arrière-plan. L’instrument est courbé vers la musique; étagé puis moulé par des transformations physiques et éthérées. L’auditeur s’élève vers une frénésie de messages interplanétaires émanant du lointain.


BABEL – ZWERM.01


BABEL – ZWERM.05

New Canadiana :: Ian William Craig – A Turn of Breath

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Paysage dans la brume, les débris d’humanité révèlent un monde désenchanté. Nous ne sommes pas ici dans l’ornière du cliché post-apocalyptique, mais dans l’orbe de l’authentique révélation, sybilline et obvie. Le drone anthume de A Turn of Breath vous dépouille de toute ironie, de toute frivolité. En bon émule de la décadence, vous prenez ensuite place dans le char d’Hermès et montez à l’assaut de l’ineffable, muraille qui se donne à qui sait entendre. Alors vous verrez. Des ruines sans désespérance. La dignité dans le chaos. La grâce dans la voix humaine. La foi au bout du souffle.

A landscape in mist, humanity’s debris reveals a disenchanted world. We’re not here in the ordinary post-apocalyptic cliché, rather we’re in the sphere of authentic revelation, symbiotic, in the met-and-done-away-with. The authentic drone of A Turn of Breath strips you of all irony and friviolity. A good disciple of decadence, you then take the place on Hermes’ throne and mount the height of ineffability, a wall which gives to those who know how to listen. Then you see. Ruins without despair. Dignity in chaos. Grace of the human voice. Faith at the end of a breath.


Ian William Craig – One the Reach of Explanations


Ian William Craig – Either/Or

New Canadiana :: Hellenica – Blood Moon Wolf Head

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A soundtrack for the dreams of space and time. The tracks off Blood Moon Wolf Head take you from overlooking our water based planet to the very beginning, where there would be no better way to listen to these translucent, reverie inducing sounds than in the cave you call your home. Hellenica stitch together a soundscape through an unremitting spell of time, saying Howdy! to the 21st century.

Une trame sonore pour des rêves d’espace et de temps : les pistes de Blood Moon Wolf Head t’emmènent en survolant notre planète à base d’eau jusqu’au tout début; et il n’y aurait pas de meilleur endroit pour écouter ces sons translucides invitant à la rêverie que la grotte où tu habites. Hellenica raccommode un paysage sonore par un envoûtement temporel incessant; un salut au 21e siècle.


Hellenica – Burning of the Effigies


Hellenica – Monos

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New Canadiana :: Persona Mercure – La Marche, Le Discours, Le Souper

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The stark beauty of this drone is matched only by the elegant simplicity of the artwork. Three tracks that gravitate around the black holes of our mind; music made for a rendezvous where everything happens in threes. The trio of tone rings the full alert, whispers ‘walk calmly towards the nearest exit’ and lays out a feast amongst the infinitesimal screaming silence of space.

La beauté saisissante de ce drone n’est égalée que par la simple élégance de l’illustration. Les trois pistes gravitent autour du trou noir de nos esprits; une musique faite pour des rendez-vous où tout arrive par trois. Le trio tonal fait sonner l’alerte, murmurant de « marcher calmement vers la sortie la plus près » en exposant un festin parmi les minuscules silences criants de l’espace.


Persona Mercure – La Marche


Persona Mercure – Le Souper

New Canadiana :: Midden – SVBEEQV

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The crying decay of the things that leave us behind. The slow bellowing rot of excess need. An audible half-life oscillating around our physical existence. The immortal pulse of memory. Hold a relic of someone long gone against your ear and hear their message: If you’re well, then I’m well too.

Des choses qui nous abandonnent et nous oublient se décomposent en pleurant. Le mugissement lent de la pourriture des besoins excessifs. Une demi-vie audible oscille autour de notre existence matérielle. Le pouls immortel de la mémoire. Tenez une relique de quelqu’un qui est révolu depuis longtemps à votre oreille et écoutez ce qu’il a à dire: Si vous allez bien, moi je vais bien aussi.

Midden – [excerpt 1]

Midden – [excerpt 2]

New Canadiana :: Hobo Cubes – The Vision

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The standard puzzle is made up of a regularized series of pieces. Each piece severed from its greater system takes on a life of its own: a sail fragment becomes a patch of cloudy sky or a ship’s mast is mistaken for a window frame. The undulating drones of The Vision construct an assemblage of puzzle pieces, slicing up jazz solos and excess takes to be recombined and morphed. Here a saxophone becomes a sweeping wave of sound and a drum section becomes a mountainous accent breaking through the formal drone-zone patina.

Un casse-tête se compose généralement d’une série de pièces de base. Chaque pièce séparée de l’ensemble devient une forme de vie autonome : un fragment de voile peut devenir une parcelle d’un ciel nuageux, ou le mat d’un navire être pris pour le cadre d’une fenêtre. Le drone ondulant de The Vision assemble les pièces d’un casse-tête, sectionnant des solos de jazz pour en refondre/métamorphoser les excès. Ici, un saxophone devient une vague de son déferlante, une batterie, un accent colossal défonçant la surface de la drone-zone.

Hobo Cubes – [Side A Excerpt]

New Canadiana :: Max Greening – Stereoscope

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A stone submarine sinking to the depths of the ocean. A pitch black dome with all the sky’s constellations laid out upon it. A still pool of water with a single shining coin at the centre. At times it seems like Stereoscope is a film in auditory form. It’s a collection of moments, captured in thick rippling sound. Speaking voices arise from the surface of the music, wreathed in crackles and pops. It is at once richly organic & precisely synthetic, with Heckish clouds of static noise revolving stereoscopically around the observer.

Un paquebot de pierre coulant vers les profondeurs de l’océan. Un dôme noir de jais où s’étend chaque constellation. Une pièce d’or scintillante au coeur d’une flaque d’eau immobile. Stereoscope a des allures de film se prenant pour une chanson. Comme une collection de moments encastrés dans un son épais et houleux. Des dialogues en émergent, couronnés de crépitements et cliquetis. Le tout est à la fois d’un vivant palpable et d’une précision mécanique, avec des nuages de bruit statique à la Hecker en révolution stéréoscopique autour de l’observateur.

Max Greening – Induction Sun

Max Greening – Koi