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Ex Libris :: Michael Hingston – The Dilettantes

Michael Hingston - The Dilettantes

We are confronted by daily intrusions into our being or sense of self. Even welcomed obligations can come at a cost not entirely expected or known. With each job taken, organization joined, friend made, lesson learned – a little ribbon is tied to your wrist, pulling you in every which way. When one of these ribbons is removed, you gain a sense of freedom, a rotation of the wrist. The first turn is so satisfying. But what are you to do then? Without a tug in one direction or the other, how are you supposed to know where to go?

What if those ribbons were not just tugging on your wrist, but constructing it? Holding it together. Taking an amorphous flesh and giving it some sense of shape. Shape is by no means set – even physically manifested and labelled objects take on a myriad of forms. Simon Fraser University can at once be a university, the ruined Delphi Museum and the planet Tollana. In The Dilettantes, Michael Hingston explores the self in the midst of such (de)formation. People are tied in shape through labels applied by others, oh you’re one of those newspaper people, and this may well hold together how individuals see themselves, but it does not have to and it can be removed. In fact, your ribbons may be forcibly removed – a smile as they untie you not realizing, caring or concerned with just how painful the process will be.

Tous les jours, nous faisons face à des intrusions dans notre être ou dans la perception que nous avons de nous-mêmes. Même les contraintes bénéfiques peuvent avoir des conséquences cachées ou inattendues. Avec chaque nouvel emploi, chaque nouveau groupe, chaque nouvel ami, chaque leçon apprise, un petit ruban s’attache à votre poignet et vous tire de tout bord, tout côté. Lorsque l’une de ces attaches s’enlève, vous ressentez un certain sentiment de liberté, une rotation du poignet. La mobilité accrue procurée est tellement satisfaisante. Mais après, que faire? Sans une petite poussée dans la bonne direction, comment êtes-vous supposé savoir où aller?

Et si ces rubans n’étaient pas juste en train de vous « tirer » le poignet, mais qu’ils en étaient en fait les fondations? Le faisant tenir en place. Donnant une forme à votre chair amorphe. La forme n’est en aucun cas définitive, car même les objets clairement identifiés peuvent parfois prendre une multitude de formes. L’Université Simon Fraser peut simultanément être une université, les ruines du Musée Delphi et la planète Tollana. Dans The Dilettantes, Michael Hingston explore l’être en plein milieu d’une telle (dé)formation. Les gens sont liés à la perception que les autres ont d’eux, « oh, donc vous faites partie des gens de la presse », et bien que cela joue un rôle dans la façon dont nous nous percevons nous-mêmes, les rubans ne sont pas absolus. En fait, ils pourraient se détacher avec vigueur – un sourire alors qu’ils partent au vent sans que vous vous préoccupiez de toute la douleur que cette décision est sur le point de causer, et sans que vous vous en rendiez compte.

Michael Hingston - The Dilettantes

New Canadiana :: Un Blonde – Tenet

Un Blonde - Tenet

The incantatory riffs and prayer-like vocals of Calgarian protégé Jean-Sebastien Audet are the trance-inducing culmination of his latest project, Un Blonde. Measured and raw instrumentation draws listeners into a space of the uncanny; out of the comfort zone and settled into a hypnotic groove. Capturing the ritualistic and communal qualities of live improvisation, this album is an exploration of a mysterious, undocumented space.

Les riffs incantatoires et les chants comme des prières du protégé calgarien Jean-Sebastien Audet sont les points culminants de son dernier projet inducteur de transe, Un Blonde. Une instrumentation mesurée et crue entraîne les auditeurs dans un espace étrange; hors de la zone de confort et posée dans un rythme hypnotique. Capturant les qualités ritualistes et de communion de l’improvisation en concert, cet album est une exploration d’un espace mystérieux, non documenté.


Un Blonde – Life Standing Before


Un Blonde – I Wake Up

New Canadiana :: Edie Bread // Darren Wantz – Split Tape

Edie Bread // Darren Wantz - Split Tape

Frequent collaborators Raff McMahan and Jean Sebastien Audet take turns staring into paisley coloured pastures as they assemble strips of magnetic lysergia. Jean’s turn as Darren Wantz plays out under dimmed lights with bargain bin VHS tapes rolling in the background. Memories of summer flash by as we become lost in the disarming melodies. Edie Bread lifts the melancholic mood with a touch of fuzz and a warbling set of hooks that is sure to turn a soft crush into an all out gripper’s obsession. Dig in to another golden entry from these two prolific minds.

Les collaborateurs habituels Raff McMahan et Jean Sebastien Audet se relaient pour contempler les pâturages à motifs cachemire en assemblant des bandes de lysergide magnétique. Sous le pseudonyme de Darren Wantz, Jean s’exécute sous les lumières tamisées au son de cassettes VHS en liquidation. Des souvenirs d’été jaillissent alors que nous nous perdons dans les mélodies désarmantes. Edie Bread égaie l’atmosphère mélancolique d’une touche de fuzz et de trilles accrocheuses qui transformeront à coup sûr votre doux béguin en une obsession pure et simple. Laissez-vous entraîner par cette nouvelle proposition en or de ces deux esprits prolifiques.


Edie Bread – Jehri Curlies


Darren Wantz – All Myne

New Canadiana :: The Slabs – Feed Our Dirty Dark Souls

The Slabs - Feed Our Dirty Dark Souls

A sunset stroll down 17th avenue, past condo towers in the East Village. As the Rockies rise in the west above suburban wasteland, something wicked this way comes. The Slabs are a composite, melding diversity of members into something new. This mix of overt, subversive punk and melodic, otherworldly psych-rock leads to a singularly Calgary sound: riff-laden, rough, and uncensored. Feed Our Dirty Dark Souls is then one translation of the city, in all its strangeness and multiplicity, to the ears of the listeners.

Une promenade au coucher du soleil sur la 17e Avenue, après les tours à condo du East Village. Alors que les Rocheuses se dressent dans l’ouest au-dessus d’un terrain vague de banlieue, quelque chose de fou fait son apparition. The Slabs est une diversité composite de membres qui s’associent pour constituer quelque chose de nouveau. La combinaison de punk manifeste et révolutionnaire et de rock psychédélique mélodique et mystique fait naître un son singulièrement calgarien : chargé de riffs, râpeux et non censuré. Feed Our Dirty Dark Souls est donc une traduction de la ville dans toute son étrangeté et sa multiplicité destinée aux oreilles de ceux qui l’écoutent.


The Slabs – Secrets


The Slabs – Not My Kind

New Canadiana :: Woolworm // Grown-Ups – Split 7″

Woolworm // Grown-Ups - Split 7"

Solid split from two of the West’s punk-pedigree — but on their home turf essentially contemporary-less — bands. Woolworm forgo the emo of their namesake (I see you, angry son) for some more jangle styles via hardcore past, squeezed into two songs of frustrated/held-back indie-pop. Distortion pedal dreams. On the flip, Grown-Ups dish-up their farewell swan song(s). Curiously, “Pigpen” could very well be the slickest and possibly strongest song from their robust output. Mid-fi button the whole way through. Insert lazy rock-journalist pun about growing up here.

Une solide rupture de deux groupes au pedigree punk — mais essentiellement non-contemporain à domicile — de l’ouest. Woolworm renonce à la tendance emo de leur homonyme (Je te vois, Angry Son) pour un style agité de musique tirant d’un passé hardcore, le tout entassé entre deux chansons regorgeant d’un style indie-pop de frustrations contenues. De vrais rêves remplis de pédales à distorsion. En revanche, Grown-Ups font ressortir des chants de cygne d’adieu. Curieusement, « Pigpen » pourrait bien être la meilleure et possiblement la chanson la plus forte de leur robuste production. Le bouton « moyen régime » utilisé durant toute la séquence. Insérez ici un jeu de mots qui parle de grandir de la part d’un journaliste de rock paresseux.


Woolworm – Very Well


Grown-Ups – Pigpen

New Canadiana :: Sissys – Sleep

Sissys - Sleep

Here’s the adult side of the Southern Albertan punk scene, where the most tasteful elements of turn-of-the-century post-hardcore are still savoured with forceful melancholy. This tape is called Sleep because Sissys can’t get any of it. It’s easy to imagine them staying up late with a soldering iron and a circuit schematic, searching for the best way to make their discomfort and exhaustion an aural sensation. Subjects addressed in addition to sleeplessness include creaky joints, expiring friendships, and boring songs. But Sissys are probably most annoyed when they’re asked to turn down.

Voici le côté adulte de la scène punk du sud de l’Alberta, où les meilleurs éléments du post-hardcore du tournant du siècle se savourent encore avec une forte mélancolie. Cette cassette s’intitule Sleep (dormir) parce que Sissys ne le font tout simplement pas. C’est facile de les imaginer tard le soir avec un fer à souder et un schéma de circuit, cherchant la meilleure façon de rendre en sensations auditives leur inconfort et leur épuisement. En plus de l’insomnie, les thèmes abordés comprennent les articulations qui craquent, les amitiés qui prennent fin, et les chansons ennuyantes. Mais Sissys sont probablement le plus irrités quand on leur demande de baisser le volume.


Sissys – Denimolition


Sissys – PTSD

New Canadiana :: GNATS – To the Hands of Heathens

GNTAS - To the Hands of Heathens

Gnats’ layered noise-punk is a musical punch in the face, wrenching listeners into a frenzy of flailing instrumentation. The chaos is held in check by snare blasts through the storm of distortion, a swarm of unconventional musical runs with a logic of its own. As a necessary element of the music instead of mere ornamentation, the noise take precedence as it gains its own melodic nature. This forms a complex composition revealed through the sonic commotion.

Le bruitisme punk de Gnats est un coup de poing musical dans la face; il déchire les auditeurs dans une frénésie instrumentale déboitée. Le chaos est contenu par des pièges à souffles au travers d’un orage de distortion, un essaim de musique non conventionnelle s’envolant avec une logique qui lui est propre. En tant qu’élément nécessaire à la musique plutôt que simple ornement, le bruit prédomine et nous démontre sa propre nature mélodique. Ceci forme une composition complexe, révélée dans cette commotion sonore.


GNATS – Coffinwood


GNATS – …to the Hands of the Hopeful

New Canadiana :: Barnaby Bennett – Shadows and Reflections

Barnaby Bennett - Shadows and ReflectionsBarnaby Bennett - Shadows and Reflections

This Calgarian cosmonaut and MTT-wunderkind sits a spell on the banks of the elysian ocean, strumming his guitar and occasionally dipping his toes into the celestial well-spring. His sound might seem paradoxical at first, but the goal here isn’t to bury/subvert folk or country, instead seraphically lifting them up up up. In “A Satisfied Mind,” chugging psychedelics, in the form of a burnt-out dub, give way to Bennett’s cosmic croons — Flying Burrito Brothers comfortably in orbit. “Mystery Girl” does the opposite, with its hushed strums retreating back into the void. This anthology spanning six years and 20 (!) songs is lovingly delivered between worlds, outside the entrance to the Church of Parsons.

Originaire de Calgary, le cosmonaute et organisateur prodige du festival MTT s’assoit brièvement sur les rives de l’océan élyséen, grattant sa guitare et se mouillant les orteils de temps à autre dans la source céleste. Si ses sonorités peuvent paraître paradoxales, son but n’est pas d’ensevelir ou de détourner le folk et le country, mais de les élever angéliquement vers le firmament. Sur « A Satisfied Mind », le souffle psychédélique d’un dub brûlé croûle sous le charme cosmique de la voix de Bennett, comme les Flying Burrito Brothers décrivant une orbite douillette. Les accords feutrés de « Mystery Girl » s’inscrivent dans un mouvement contraire, se repliant vers le néant. Cette anthologie de 20 (!) chansons, couvrant six ans de travail, vient au monde entre les mondes, sur le parvis de l’Église de Parsons.


Barnaby Bennett – A Satisfied Mind


Barnaby Bennett – Mystery Grrl

New Canadiana :: Astral Swans – You Carry A Sickness b/w Park Street

Astral Swans - 7"

Super cheerful poltergeist Matt Swann returns under the guise of Astral Swans. As the first release on Dan Mangan’s Madic Records, this 7” contains a pair of phantom hymns cut from the same cloth as the melancholic psychedelia Swann makes as Extra Happy Ghost!!!, albeit taking a more minimalistic approach. On “You Carry a Sickness”, his unembellished vocals float atop a spectral reverie, anchored by sparse percussion and permeated by rays of ’60s-organ sunshine. “Park Street” is an even starker outing, complete with a sample of the late Chris Reimer’s “Truck Middle” that hums and buzzes throughout like some audible form of cosmic background radiation. Take a minute to get lost in the ether — I’ll meet you on the astral plane.

Le poltergeist particulièrement enjoué Matt Swann nous revient en tant qu’Astral Swans. Les deux hymnes fantomatiques de cette galette de 7”, première parution de l’étiquette Madic Records de Dan Mangan, sont faits de la même étoffe mélancolique et psychédélique que l’autre projet de Swann, Extra Happy Ghost!!!, quoique son approche soit ici plus minimaliste. Sur « You Carry a Sickness », sa voix plane sans ornement au-dessus d’une rêverie spectrale ponctuée de percussions discrètes et illuminée par un orgue sixties ensoleillé, tandis que « Park Street » est encore plus dépouillée, avec un échantillon bourdonnant de « Truck Middle », de feu Chris Reimer, qui résonne à travers la pièce comme un rayonnement de fond cosmique. Prenez un instant pour vous perdre dans l’éther, on se revoit sur le plan astral.


Astral Swans – You Carry a Sickness


Astral Swans – Park Street

New Canadiana :: Teledrome – Teledrome

Teledrome - Teledrome

This virtual galactic domain has suddenly grown hot. The cybernated neutron star is pulsing in binary code to distant nebulae and the data overload has begun, succumbing to computer-generated gravity. Critical density has been reached, and Teledrome is a digital collapsar with hyper-momentum made angular and hexagonal. The pathway to the 12th dimension is now bona fide. You will be absorbed into their stellar black hole, and the spatio-temporal fabric will distend, but time was never real anyway.

Le domaine galactique virtuel se réchauffe soudainement. L’étoile à neutrons cybernétisée émet une pulsation binaire en direction des nébuleuses lointaines. Les données s’accumulent en un raz-de-marée, succombant à la gravité synthétisée numériquement. Nous avons atteint une densité critique : Teledrome est un collapsar informatique rendu angulaire et hexagonal par l’hyper-mouvement. Le chemin vers la douzième dimension est dorénavant authentique. Vous serez absorbés dans le trou noir stellaire, le tissu spatio-temporel se distendra – qu’importe? Le temps n’a jamais vraiment existé.


Teledrome – Boyfriend


Teledrome – Spirals