we are northernly


New Canadiana :: Chorus – Black Paradise

Chorus - Black Paradise

Chorus members Don Kennedy and Andrew Roy, formerly of Toronto’s Off the International Radar, return as drone kings ruling over a Black Paradise. Their domain, one steeped in the thick and heavy ambience of the sepulchral night, is one of regeneration; cyclical spans of beginnings and ends collapsing in on themselves, birthing narratives that are repetitions of form, but sung in a new tongue. Where Off the International Radar possessed an innate lightness of being, Chorus exists as the tonal alter-ego of its brighter post-rock forbearer. Their music is born of the endless evening; of that precarious precipice demarcating the end of the beginning and the beginning of the end. Massivity as ambience, and the caged growl of a city contorted to show its upside-downs and inside-outs, Chorus dismantle the stasis of drone and turn it on itself to invigorate the quiet pulse of our softer moods.

Don Kennedy et Andrew Roy, les membres de Chorus, anciennement du groupe Torontois Off the International Radar, reviennent en tant que rois du bourdonnement, régnant sur un Black Paradise. Leur domaine, imprégné de l’ambiance épaisse et lourde d’une nuit caverneuse, en est un de régénération : des débuts et de fins qui s’écroulent sur eux-mêmes de façon cyclique, donnant naissance à des récits qui se renouvellent, mais qui sont chantés dans une nouvelle langue. Alors que Off the International Radar possédait une légèreté d’être naturelle, Chorus est l’alter-ego tonal de son plus léger prédécesseur. Leur musique est née d’une soirée sans fin, de ce précipice précaire qui marque la fin du début et le début de la fin. Une ambiance énorme et le grognement captif d’une ville contorsionnée pour montrer ses envers, Chorus démantèle l’inertie du bourdonnement et retourne le genre sur lui-même pour revigorer le pouls silencieux de nos humeurs les plus douces.


Chorus – Sunrise Symphonia


Chorus – M Sunne

New Canadiana :: Strange Fires – Strange Fires

Strange Fires will lull you into a hazy memory of a teenage summer fling
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If the album art from Strange Fires’ self-titled EP was a still from a film, you wouldn’t be surprised to press play and hear the billowing notes waft lazily towards you. They would lull you into a hazy memory of a teenage summer fling, or a vacation in the city spent grasping for—and almost reaching—the meaning of happiness. But with the closing lyrics of the EP, you come back down to Earth. Here, you realize that your fling wasn’t all wine and roses, and that your vacation gave way too soon to the usual routine, because “nothing really lasts”.

Si le visuel de l’album éponyme de Strange Fires était un cliché tiré d’une scène de film, on ne serait pas étonnés d’entendre les notes tourbillonner et flotter avec paresse dans notre direction. Elles nous transporteraient dans une mémoire floue d’un amour d’été d’adolescence ou dans des vacances en ville où nous avons essayé d’atteindre (et avons presque réussi) un vrai moment de bonheur. Mais les dernières paroles du EP nous ramènent sur terre. Ici, on réalise que notre amourette n’était pas toute de vin et de roses et que nos vacances ont laissé place trop tôt à la routine quotidienne, car « rien n’est éternel ».

Strange Fires – Spring Break

Strange Fires – Lambency

New Canadiana :: The Royal Iguana Fur – Wingdings

These bed-headed blasts from the Royal Iguana Fur carry on the hazy humour and culture jam damage of R. Stevie Moore, Ariel Pink or Greydyn H. Wolfcow

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These bed-headed blasts from the Royal Iguana Fur carry on the hazy humour and culture jam damage of R. Stevie Moore, Ariel Pink or Greydyn H. Wolfcow. Opening your album with a riff on The Mickey Mouse Club is every bit as cracked as covering the theme from Andy Griffith, and Wingdings continues its wriggle through decades of pop culture detritus. From Ouija boards to Easy Bake ovens, Devo to Pinterest, a soda shop tribute to Satan to the creeper on the cover, no schlock is left unturned.

Ces explosions aux cheveux ébouriffés de Royal Iguana Fur poursuivent l’humour flou et les détournements culturels de R. Stevie Moore, Ariel Pink ou Greydyn H. Wolfcow. Commencer un album en improvisant sur The Mickey Mouse Club est tout aussi dingue que de faire un cover de la chanson thème d’Andy Griffith, et l’album Wingdings continue à se tordre à travers des décennies de détritus tirés de la culture populaire. Du Ouija aux fours Easy-Bake, de Devo à Pinterest, de l’hommage bonbon à Satan à l’homme louche sur la couverture, tout y est.

The Royal Iguana Fur – Synth Summer Fun (Play With Guns)

The Royal Iguana Fur – In n’ Out

New Canadiana :: WTCHS – It’s Not A Cross, It’s A Curse!

WTCHS - It's Not A Cross, It's A Curse!WTCHS - It's Not A Cross, It's A Curse!

The long awaited, highly anticipated long player from Hamilton’s champions, WTCHS, feels like their patient maturation has finally paid off. After a string of well curated split cassettes, 7”s and a lathe, It’s Not a Cross, It’s a Curse! finally delivers lengthier, meatier recordings that can hold a candle to the intensity of their pummeling live shows. What once was gloomy cave-pop has been blown-up into cavernous death-rock that hits as hard as METZ’s noise-grunge, while still carrying a similar musicianship and melodic charm in the spirit of the Dischord post-hardcore ilk. Hear and see them now before the rest of the world takes them away.

Le LP tant attendu des champions de Hamilton, WTCHS, donne l’impression que leur sereine maturation a fini par porter ses fruits. Après une série de cassettes split et de vinyles bien organisés ainsi qu’un tour, It’s Not a Cross, It’s a Curse! sort enfin des enregistrements plus longs et plus substantiels dont l’intensité est comparable à leurs représentations live. Ce qui était auparavant du pop de sous-sol morne s’est transformé en death rock caverneux aussi frappant que le noise-grunge de METZ, tout en conservant le charme mélodique dans l’esprit du posthardcore de Dischord, ainsi qu’une qualité musicale similaire. Écoutez-les, regardez-les avant que le reste du monde ne les emporte.


WTCHS – Young Girls


WTCHS – Neil

New Canadiana :: The Albertans – Dangerous Anything

The Albertans - Dangerous Anything

So much is deliciously deceptive about this band. They are called The Albertans. They are from Vancouver. They masterfully dart around a palette of genres, confounding the box-minded and pleasing puzzle-solvers. Like the masks of Hexadecimal, faces swap fluidly. Krautrock, wistful indie pop, Floydian space-outs, post-punk jank and Low-core are woven together in a curious helix. The meaty, slinking bass of “Begin The Beguin” drives through rainy Noir streets carrying a sultry, insidious female voice, thee ’80s riding shotgun. Yet more surprising is “Invisible Fortress”, an antimatter lo-fi sludge-punk number that feels like something incanted from the Dirty Beaches gospel.

Il y a tant de choses délicieusement trompeuses à propos de ce groupe. Ils s’appellent The Albertans, mais sont de Vancouver. Ils passent habilement d’un genre à l’autre, déconcertant ceux qui ont l’esprit étroit et régalant ceux qui aiment les casse-tête. Comme les masques dans Hexadecimal, leurs visages changent avec fluidité. Krautrock, indie pop pensif, rêveries Floydiennes, trucs post-punk et Low-core sont tissés ensemble pour former un curieux ensemble. La basse lourde et tanguante de « Begin The Beguin » se déplace dans les rues noires, transportant une voix féminine voluptueuse et insidieuse, avec les années 80 assises côté passager. Plus surprenante encore, « Invisible Fortress » est une chanson lo-fi sludge-punk antimatière qui pourrait avoir été tirée du gospel de Dirty Beaches.


The Albertans – Begin The Beguin


The Albertans – Invisible Fortress