we are northernly


New Canadiana :: lilac – the great argus

Lilac-the_great_argus

An unsettled chord heralds ominous visitors. Distant winds sweep the land into a wide circle, wrapping sinewy notes around everything they touch. An emergency siren blares with no further instructions. In the far distance marches an army, seen by the whites of their eyes.

Un accord incertain annonce l’arrivée d’inquiétants visiteurs. Des vents distants soufflent en un large cercle sur la lande et enveloppent de notes puissantes tout sur leur passage. Une sirène stridente retentit de manière inexpliquée. Au loin avance une armée, les soldats visibles grâce aux blancs de leurs yeux.

lilac – water boatman

lilac – picus viridis

New Canadiana :: Portage – Un et Demi

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Un et Demi is the musical equivalent of driving in the summer with the windows rolled down. Later, lying in long grass watching dandelion fluffs blow by, the sunlight burns a late-afternoon mustard yellow. We are ushered into a poetic, safe dream-space. The clouds in the sky take on a cinematic significance. Friends hold hands to feel connected and fall asleep in distant fields.

Un et Demi est l’équivalent musical de partir à l’aventure en été, en auto, les fenêtres baissées. Plus tard, vous êtes étendu dans les herbes hautes en regardant les graines de pissenlits s’envoler, et le soleil vous réchauffe avec ses rayons jaune moutarde de fin de journée. On nous amène dans un monde de rêve poétique et rassurant. Les nuages dans le ciel prennent une importance cinématique. Les amis se prennent par la main pour se rapprocher et s’endorment dans des champs lointains.

Portage – sommeil

Portage – regarder ses pieds

New Canadiana :: TELOZKOPE – Soft Cyclone

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Supercharged rainbows push forward without knowing the outcome. A long, familiar road stretches into a glitching sunset, breaking apart with each shimmering, equal chord.

A tape rewinds to reveal the mundanity of your afternoon. Hesitantly at first, but then with more confidence, a zither takes up a slow dance with a harp, preoccupied with its own rhythms. The harp’s lazy ramble finishes with a knowing wink, its smooth arm brushed by the side scrolling of toppling gold coins.

Des arcs-en-ciel surchargés courent droit devant sans connaissance des conséquences. Une route longue et familière se perd dans un coucher de soleil clignotant, tombant en morceaux à chaque accord juste et chatoyant.

La cassette rembobine, révélant la banalité de votre après-midi. Hésitante d’abord, puis plus confiante, une cithare entame une danse lascive avec une harpe, suivant son propre rythme. Le discours divaguant et paresseux de la harpe se termine d’un clin d’oeil complice, son doux bras caressé par les pièces d’or y roulant.

TELOZKOPE – ByzantineCaves

TELOZKOPE – ℸ⚭ᵰî

New Canadiana :: HUT – It’s Real

Weird_Canada-HUT-Its_Real

This is what happens when bleach eats its way into a surfer’s brain.

Amorphous bimbos sprinkle the dunes like fleshy beach fenceposts. No one is watching the skywriter spell out dirty words in a puff of warm pastel fudge.

A young man is stumbling towards you with a picnic basket filled with translucent water guns sloshing with saliva. He gestures for you to help him, but watch out. He’ll pick your pockets and fill them with garbage from behind the washroom.

You have permission to fold yourself in half, to untwist your bowels, to smack your pink, shining gums against anything that moves. Everyone is waiting for you to show them how it’s done.

C’est ce qui arrive quand le décolorant réussit à gruger son chemin jusqu’au cerveau d’un surfeur.

Des potiches amorphes qui parsèment une plage comme les piquets de chair d’une clôture. Personne ne porte attention au pilote qui écrit des gros mots en nuages aux couleurs de chocolat chaud.

Un jeune homme avance vers toi en trainant difficilement un panier de pique-niques rempli de fusils à eaux débordants de salive. Il te fait signe de l’aider, mais fais attention. Il va te faire les poches, puis les remplir de cochonneries qu’il a trouvées derrière les toilettes.

Tu as le droit de te plier en deux, de défaire le nœud dans ton ventre, d’écraser tes gencives roses et brillantes sur tout ce qui bouge. Les gens attendent : montre-leur comment ça se fait.

HUT – Droppers

HUT – Old Lady

Departures :: Mark Ellestad – (at Desolation Sound)

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The pained strains of violin, viola and cello open this collection of compositions from Mark Ellestad — father of Kris and Kiesza. “No Moon No Flowers,” the 32-minute centerpiece for woodwind quintet, jabs at the empty space with sooty fingers like a clarion call to remember your past. “Discreet Angel,” 16 minutes of solo guitar from Annette Chretién, is a lingering gaze outside a grey window. “Sigrid,” the curtain call, finds Ellestad’s own hands on hardanger fiddles and pump organs, fading into the myst of desolation sound.

Les accords peinés de violon, alto et violoncelle ouvrent cette collection de compositions de Mark Ellestad – père de Kris et Kiesza. “No Moon No Flowers,” la pièce maîtresse pour quintette à vent (qui dure 32 minutes), frappe dans le vide avec des doigts noir de suie, comme l’appel d’un clairon pour vous souvenir de votre passé. “Discreet Angel,” un solo de guitare de 16 minutes de Annette Chretién, est un regard s’attardant à travers une fenêtre grise. “Sigrid,” le rappel, trouve les mains de Ellestad sur des violons Hardanger et des harmoniums, se fondant dans un [brouillard] ((http://weirdcanada.com/2009/12/review-aidan-baker-noveller-colorful-disturbances/) de désolation sonore.

Mark Ellestad – Sigrid

Mark Ellestad – String Trio (Movement 3)