Category: compact disc

New Canadiana :: Hellenica – They Are Out For Blood

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Astride the horses of a bleak apocalyptic future Hellenica rides, six shooters strapped to their side. They blend and craft the sounds of a deep February depression with a tense yet apathetic Wild West showdown. They Are Out For Blood is the drone and ambiance of a grey cloudy sky wrote to music. A Morricone-ian bus trip across the overcast prairies, through snow drifts, during a perpetual dusk.

Montant les chevaux d’un sombre avenir apocalyptique, Hellenica cavale, six-coups au flanc. Ils fusionnent et martèlent les sonorités d’une dépression hivernale et la tension apathique d’un duel au Far West. They Are Out For Blood, c’est le drone et l’ambiance d’un ciel obscur fait musique. Un voyage d’autobus Morriconesque à travers les prairies sous une chape de nuages, les bancs de neige, l’aurore à perpétuité.


Hellenica – Night Creeper


Hellenica – Morning of the War Horn

New Canadiana :: Harley Alexander – Universal Love

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With the thick patois of a digispheric cleric, Harley Alexander’s conversationally topical magnum opus breaks free from the slight-of-hand conceit of politically charged love to invoke the universal magnanimity of sonically imbued idiosyncratic absolutes. With tumbling turnabouts of tongue-in-cheek invective, he gives it to the man in subtly crass fashion, lamenting the evolution of love and life within the stifling hegemony of bureaucratically inept self-preservationism. Revolution is nigh, its movability high, and its timbre that of cosmically ordained ardour.

Avec le fort patois d’un prêtre digisphérique, l’oeuvre maitresse conversationellement pertinente de Harley Alexander se libère de la vanité fourbe qui vient avec l’amour politiquement chargé pour invoquer la magnanimité universelle d’absolus idiosyncrasiques imprégnés d’acoustiques. À l’aide de renversants volte-faces d’insultes goguenardes, il se rebelle contre le système de façon subtilement grossière, se lamentant sur l’évolution de l’amour et de la vie à l’intérieur d’une hégémonie étouffante guidée par un instinct de préservation bureaucratiquement inepte. La révolution est proche, sa mobilité élevée et son timbre celui d’une ardeur ordonnée cosmiquement.


Harley Alexander – F Da Man


Harley Alexander – Universal Love

New Canadiana :: R U Real – R U Real

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R U Real is a daydream in fluorescent from the flickering minds of JLK, YlangYlang and one half of Square. The trio’s pitch-shifted sass-raps bounce from chipmunk Quasimoto to ’luded-out Olsen Twins as sputtering beatscapes and amorphous samples liquefy into neon cream soda. Real talk…

R U Real c’est la rêverie fluorescente provenant des cerveaux grésillants de JLK, YlangYlang et de la moitié de Square. Le rap désinvolte pitch-shifté passe du chipmunk à-la-Quasimoto aux jumelles Olsen sur la drogue tandis que des bulles de rythmes éthérés et de samples amorphes se liquéfient dans un crème soda néon. Real talk…


R U Real – Green


R U Real – Nemesis (featuring Cosi e Cosi)

New Canadiana :: Big Brave – Feral Verdue

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At arms, brothers and sisters. The intruder is closing in. Clouds besiege the city, but the rain refuses to fall. Muffled explosions leak from some. Heavy air glides like lead in the deserted streets, while sad cries escape from portholes. The enemy lingers, but the time to conquer all has come. The living will be missed as the soldiers slay one another. And when all is dead, the rain will wash away the waste and will restore the flora and fauna. A prophet of misfortune, Big Brave proclaim their Earth-shattering return. A brutal and primitive requiem for civilization in damnation.

Aux armes, frères et sœurs. L’envahisseur approche. Les nuages assiègent la cité, mais la pluie refuse de tomber. Seules éclatent quelques sourdes déflagrations. L’air lourd plane comme un parfum de plomb dans les rues désertes, alors que des chants tristes s’échappent des soupiraux. L’ennemi tarde, mais le temps vient à bout de tout. Les vivres viendront à manquer, les soldats, à s’entre-tuer. Et quand tous seront morts, la pluie nettoiera les décombres et, avec elle, reviendront les bêtes et les végétaux. Prophète du malheur des uns, Big Brave annonce ce retour forcé à la terre. Requiem brutal et primitif pour civilisation en perdition.


Big Brave – A Song for Foxes


Big Brave – Feral Verdure

New Canadiana :: Taylor Thom Hyde Bransfield – 4:00 AM

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Taylor Thom Hyde Bransfield can only stare out the window at 4:00 a.m. for so long. In this mockery of a morning, sorrow is king and you its unwilling jester. On sleepless nights we stare at places we loathe and wish that we were naught. Rain pulses on our windows and tin roofs. It lulls us to sleep, it is the score of life. Toss and turn violently, thrash in your sleep and bolt awake. We return to our post-slumber state, absorbing rays of celestial light, emerging from a darkened apartment. Jubilation! We return into the dark underground of our hearts, embodying sunlight. We are not bleak cityscapes, we crumble bleak cityscapes.

Il y a une limite à laquelle Taylor Thom Hyde Bransfield peut, à 4 heures du matin, s’obstiner à scruter l’aube de sa fenêtre. Lors de ce matin qui passe pour une joke, le chagrin est roi et fait de toi son bouffon de service. Pendant ces nuits où le sommeil nous échappe, nous passons un mauvais moment, au point de vouloir arrêter d’exister. La pluie nous endort en tambourinant contre nos fenêtres et nos toits de fer. C’est la musique de notre vie. Réveillez-vous en sursaut après un sommeil agité. Nous revenons à notre état postsommeil, émergeant d’un appartement assombri et absorbant des rayons de lumière céleste. Jubilation! Nous retournons dans le sombre souterrain de notre coeur, incarnant la lumière du soleil. Nous ne sommes pas des paysages urbains glauques, nous les réduisons en décombres.


Taylor Thom Hyde Bransfield – Steps


Taylor Thom Hyde Bransfield – Under Milky Way

New Canadiana :: Chocolat – Tss Tss

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All kids love chocolate, sugar, the innocent and comforting taste of Caramilk – perfect for balancing out a daily Ritalin intake. But with age, tastebuds develop and palettes refine. New bitter desires emerge. What we thought was immutable and childlike becomes convoluted with sweet, aphrodisiac flavors, making the senses move beyond repeated riffs and “Montagnes Sacrées.”.JPG) Fluttering eyelids, dribble on the chin, the chocoholic nod of the head in a hypnotic trance. A subtle aftertaste of peyote you say? As soon as it starts, the piece is devoured. Watch out, physical dependance on Chocolat is a scientifically proven fact!

Tous les enfants aiment le chocolat, le sucre, le goût innocent et réconfortant d’une bonne caramilk, parfaite pour contrebalancer le ritalin quotidien. Mais en vieillissant, les papilles se développent, le palais se raffine. De nouveaux désirs d’amertume apparaissent. Ce qu’on croyait unidimensionnel, immuable et réservé aux gamins se complexifie d’arômes suaves et aphrodisiaques, fait voyager les sens par-delà les notes répétées et les montagnes sacrées.JPG). Les yeux révulsés, un filet de bave au menton, le cacaomane dodeline de la tête en pleine transe hypnotique. Subtil arrière-goût de peyotl, vous dîtes? Aussitôt entamée, la tablette est engloutie. Attention, la dépendance physique à Chocolat est un fait scientifique avéré!


Chocolat – Tss Tss


Chocolat – Fantôme

New Canadiana :: Jesuslesfilles – “Le grain d’or”

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“Eat your crust if you want to grow up.” Mother’s advice was taken by Jesuslesfilles. Stuffed with growth hormones the band of lost children has built muscle to their sound since their last feast: creatine-doped production, protein guitar riffs and melodic milkshakes, the fat percentage on this new body is next to nothing, while their prepubescent voices still haven’t broken. Do Jesuslesfilles hold the secret to eternal youth? The essence of juvenility in a pill, “Le grain d’or” helps maintain a healthy immaturity.

« Mange tes croûtes si tu veux être grand plus tard. » Les conseils de môman, Jesuslesfilles les a écoutés. Gavé aux hormones de croissance accélérée, le son de la troupe d’enfants perdus a pris du muscle depuis son dernier banquet : production dopée à la créatine, riffs de guitare protéinés et shakes de concentré mélodique, l’indice de masse grasse de ce nouveau corps frôle le zéro, mais les voix prépubères des bambins devenus colosses n’ont toujours pas mué. Jesuslesfilles détiendrait-il le secret de l’adolescence éternelle? Eau de jouvence en comprimé, “Le grain d’or” contribue au maintien d’une saine immaturité.


Jesuslesfilles – Helena


Jesuslesfilles – Fille à fille

Screening Room // New Canadiana :: Living Room – Stasis

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One-man prairie dreamscape machine Alex Stooshinoff conjures hushed hymns and honeyed drone-worlds as Living Room. On “Severed”, stereophonic nü age vocal strata are paired with lush aquiline projections. Elsewhere, arboreal visions intersect with polychromatic mutations. Throughout the audio-visual experience of Stasis, the abstract and concrete are woven together to form a resplendent multisensory tapestry.

Sous le nom de Living Room, l’homme-machine solo provenant du paysage onirique des Prairies, Alex Stooshinoff, évoque par des murmures hymniques des mondes de bourdonnement mielleux. Dans « Severed », des couches de voix stéréophoniques de type nü age se joignent à de délicieuses projections incurvées. Ailleurs, des visions arboricoles croisent des mutations polychromatiques. Tout au long de l’expérience audiovisuelle de Stasis, l’abstraction et le réel sont entremêlés jusqu’à former une tapisserie multisensorielle resplendissante.

Living Room – Stasis from Living Room on Vimeo.

New Canadiana :: Curity – Imaginary Demo

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Small town Ontarian Colin Wallis had been hoarding his compositions for a while. His fever dream pop sound was revealed to a select few recently, when he humbly distributed six, hand-decorated copies of the Curity demo at a show in London, Ontario. The swirling soundtracks are dappled with intimate vocals one could picture being recorded under a blanket fort in the artist’s bedroom studio. The tracks sound like the past sped up or the future slowed down, and all headspaces in between.

Collin Wallis, d’une petite ville ontarienne, avait accumulé ses compositions depuis un certain temps. Son style pop onirique et enfiévré a été révélé récemment à quelques privilégiés quand il a distribué humblement six exemplaires décorés à la main de la démo «Curity» lors d’un spectacle à London, en Ontario. Les bandes sonores tourbillonnantes sont mouchetées avec les voix intimes qu’on pourrait imaginer être enregistrées sous une cabane de couvertures dans la chambre de l’artiste. Les titres sonnent comme le passé accéléré ou l’avenir ralenti et tous les espaces libres entre les deux.


Curity – Jump on the Spring


Curity – From the Acid Oven

New Canadiana :: Bad River – Button Battery Syndrome

Bad River - Button Battery Syndrome

Pulsating mounds of thought gravel. Strands of consciousness reverberating infinitesimally. Thom Huhtala and his compatriots sit in a circle of vine-covered thrones to beam psychic waves toward a focal point. A jewelled jewel case appears, rattling to the floor. Smoked psych, smouldering from the recent hail of meteors, stands like marble hero in a cataclysmic wasteland. Radioactive eyeball plants curl up from the loam and emit frequencies not unlike these songs.

Des monticules pulsant de pensées minérales. Des fils de conscience, résonnant de façon infinitésimale. Sur des trônes détrempés de vin, Thom Huhtala et ses compatriotes envoient des ondes psychiques vers un même point. Un boitier serti de joyaux apparait en raclant le sol; psyché fumante toujours rougeoyante du dernier passage de météores, héros de marbre dans un dépotoir cataclysmique. Des plantes oculaires radioactives se déroulent depuis le sol, émettant des fréquences qui ressemblent étrangement à ces chansons.


Bad River – Freedom 14


Bad River – Migrate