Category: cassette

New Canadiana :: The Spirit Crumplers – Tarnation

The Spirit Crumplers - Tarnation

The Spirit Crumplers define themselves as two vegan brothers playing garage-pop. And that they are, yet there’s much more within their premiere release, Tarnation. There’s a lot of spirit within their songs, and a strong sense that the brothers MacNeil poured their hearts and souls into this project. They even include their own zine with each cassette.

A certain sense of humbleness comes from the band’s choice to open with a cover of the Daniel Johnston song ‘‘Chord Organ Blues’’. The MacNeils offer a beautiful rendition that does the original justice while simultaneously setting the tone for their own lo-fi sound. A comparison can be drawn between the higher pitched vocals of Johnston and singer-guitarist Wesley MacNeil (plus a little bit of John K. Samson of The Weakerthans). The Spirit Crumplers stick to an organic mix of guitar, drums and vocals, giving them a lot of room to toy with their sonic style. Tarnation tugs at your heartstrings, if not from the adorable lyrics, then maybe from the teeny guitar solo at the end of ‘‘Glasses’’.

The Spirit Crumplers se définissent comme deux frères végétaliens qui jouent du garage pop. Et ils le sont. Toutefois, il y a davantage de contenu dans Tarnation, leur première parution. Il y a beaucoup d’esprit au sein de leurs chansons et il nous reste un fort sentiment que les frères MacNeil ont versé corps et âme dans ce projet. Ils accompagnent même chaque cassette de leur propre zine.

On sent une certaine humilité dans leur choix d’une reprise de « Chord Organ Blues » de Daniel Johnston comme pièce d’ouverture. Les MacNeil offrent une interprétation magnifique qui rend justice à la version originale, tout en gardant le ton de leur son lo-fi. Une comparaison peut être faite entre le chant aigu de Johnston et celui du chanteur-guitariste Wesley MacNeil (avec aussi un peu de John K. Samson de The Weakerthans). The Spirit Crumplers construisent un mélange organique de guitare, batterie et chant, laissant beaucoup d’espace pour explorer leur style sonique. Tarnation atteindra les cordes sensibles de votre coeur. Si ce n’est pas grâce aux adorables paroles, alors peut-être que ce sera grâce au petit solo de guitare clôturant « Glasses ».


The Spirit Crumplers – Glasses


The Spirit Crumplers – Untitled

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New Canadiana :: Bile Sister – Faucet

Bile Sister - Faucet

Julie Reich a.k.a. Bile Sister a.k.a. DJ Garbage Body is the shades-clad cortex of a circuit-fried storm. Jacked in to the mutated matrix of dancefloor declassification, she channels her inner Chandra with the puckered pluck of half machine lip moves. These Casiotone clone killers are now in the process of full band re-make/re-model, so keep an eye on the blockspace and seize the steeze.

Julie Reich alias Bile Sister ou encore DJ Garbage Body est l’œil d’une tempête en furie qui se serait dissimulé derrière des lunettes de soleil. Connectée à la matrice mutante d’une musique dansante sans genre ni forme clairement défini, elle canalise son Chandra interne grâce à un mouvement des lèvres nerveux digne de l’album half machine lip moves. Ces adeptes du Casiotone sont passés d’un projet solo à un groupe proprement dit, alors gardez un œil sur ce qui se passe dehors et laissez-vous porter par le courant.


Bile Sister – Wasted Crochet


Bile Sister – See Breezes

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New Canadiana :: Veneers – Light Movement

Veneers - Light Movement

Cut from the jagged edges of the rock and now based in Toronto, Veneers travel even further west with their latest batch of songs. High wire guitars walk through darkened canyons, following each slip in the terrain and letting themselves tumble down when needed. A voice talks to the vacancy in the ravine, growling out an unrequited monologue. Sleepwalking footsteps find balance in their off-kilter cadence, booming into the distance with the softest of movements. Distant stars illuminate a knotted trail that cuts through the wilderness and out towards the light. The sudden exposure does nothing to deter the power of these jams. Don’t miss this grip.

Découpé des pointes acérées du rocher et désormais basé à Toronto, le groupe Veneers se déplace encore un peu plus vers l’ouest avec ce nouveau lot de chansons. Les guitares survoltées trouvent leur chemin à travers des canyons obscurcis, en suivant chaque cavité du relief et en y trébuchant au besoin. Une voix s’adresse à cette zone dans le ravin, grognant un monologue non partagé. Les pas d’un somnambule trouvent leur équilibre dans un rythme insensé qui retentit au loin en un mouvement des plus doux. Des étoiles lointaines illuminent une piste nouée qui coupe à travers les régions sauvages pour ressortir vers la lumière. Cette soudaine révélation n’altère en rien les pouvoirs de ces jam sessions. Ne manquez pas cette prise!


Veneers – Les Carabiniers


Veneers – Light Motif

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New Canadiana :: Dreamsploitation – Jupiter Flight // You’ll Never Get To Heaven – Adorn

Dreamsploitation // YNGTH

The instrumental engine of YNGTH streamed under most radars with Jupiter Flight in 2012. For those who missed this solo voyage from Chuck Blazevic, the crackled atmospherics, battering beatscapes and electronic chimes remain every bit as enveloping as his work with vocalist Alice Hansen. If stray copies still float in the void, reach out and grip.

The star-crossed pair return in spring 2014 with the launch of a label and six new songs of slow-motion breath-stop. Adorn drifts down dreamier rivers with lush, string-draped synth-pop lingering between moments of picturesque pause and Badalamenti lament. The duo adds ghostly and gorgeous ornamentation to any rooms they inhabit.

L’engin instrumental de YNGTH est passé sous la plupart des radars en 2012 avec la parution de Jupiter Flight. Pour ceux et celles qui auraient manqué le voyage solo de Chuck Blazevic, ses atmosphères qui crépitent, ses paysages de pulsations et ses carillons électroniques vous envelopperont tout autant que lorsqu’il est accompagné par la chanteuse Alice Hansen. Si quelques copies errantes flottent encore dans le vide, assurez-vous de mettre la main dessus.

Au printemps 2014, le tandem séparé par les étoiles nous revient avec le lancement d’une étiquette et de six nouvelles chansons langoureuses à couper le souffle. Luxuriante pop synthétique drapée de cordes, Adorn s’écoule le long des rivières oniriques, tanguant entre moments de répit pittoresque et lamentations à la Badalamenti. Peu importe la chambre qu’il occupe, le duo la pare de sublimes ornements spectraux.


Dreamsploitation – Jupiter Flight


You’ll Never Get To Heaven – Caught in Time, So Far Away

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New Canadiana :: Best Fiends – Best Fiends

Best Fiends - Best FiendsBest Fiends - Best Fiends

Lo-fi Haligonians Best Fiends are straight from the garage, one located squarely on a beach. The masterful blending of surf riffs with rugged instrumentation creates a distinctively East Coast sound, embodying the laid back but resilient Maritime attitude. This six-song cassette carries an energy that is second to none, leaving the listener grooving in an ecstatic frenzy.

Les Haligoniens lo-fi Best Fiends sortent tout droit du garage, un garage situé carrément sur une plage. Le mélange magistral de riffs surf combinés à une instrumentation robuste créent un son distinctement Côte Est incarnant l’attitude relax mais résistante des Maritimes. Cette cassette de six chansons transporte une énergie surpassant tout et laissant l’auditeur plongé dans une frénésie extatique.


Best Fiends – Sun Fried


Best Fiends – Lil’ Izzy

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New Canadiana :: Black Baron – Divine Chains

Black Baron - Divine ChainsBlack-Baron_Divine-Chains-thumb

From the second the drumsticks count the time in, you’re swept into the underworld of Black Baron’s Divine Chains. This tape is full of gloomy, droning vocals, atmospheric swells and thick, chunky drums that romanticize loaded subjects such as self-loathing and self-awareness. Each catchy, guitar-slathered song bleeds seamlessly into the other, as we are invited into their unspeakable journal entries. “The Cold Fluorescent Lights of Blinding Shame” combines speedy picking, barely-there bass and urgent drumming, giving a summery feel to the foreboding lyrics. The title track employs that same hornet-esque sound but slows it down, giving more priority to the dreamy guitars, passionate drumming and sombre lyrics of being trapped and trying to escape from pain.

This four-song tape ends as fast as it begins, which is incredibly necessary. Its purpose is to take you through the emotions you push deep down inside you, the ones you ignore. Black Baron reminds you that it’s necessary to bring out your demons in order to understand yourself.

Dès le moment où les baguettes commencent battre la mesure, on est emporté vers le monde souterrain de Divine Chains par Black Baron. Cette cassette est pleine de chants sombres et ronronnants, de vagues d’ambiance et d’une batterie aux sonorités épaisses, idéalisant des sujets chargés comme la haine de soi et la conscience de soi. Chaque chanson entraînante est enduite de guitares qui se dissolvent les unes dans les autres pendant que nous sommes invités à consulter des extraits épouvantables de leurs journaux intimes. « The Cold Fluorescent Lights of Blinding Shame » est un mélange de picking rapide, de basse à peine audible et de batterie urgente, donnant un air estival aux paroles inquiétantes. La chanson-titre utilise le même son frelonesque mais le ralentit, donnant plus de priorité aux guitares chimériques, à la batterie passionnée et aux paroles sombres qui décrivent la sensation d’être pris au piège en tentant d’échapper à la souffrance.

Cette cassette de quatre chansons se termine aussi vite qu’elle a commencé, ce qui est absolument nécessaire. Elle a pour but de te guider à travers tes émotions refoulées, celles que tu ignores. Black Baron te rappelle que c’est nécessaire de faire ressortir tes démons afin de te connaître toi-même.


Black Baron – The Cold Fluorescent Light Of Blinding Shame


Black Baron – Divine Chains

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New Canadiana :: Baked Goods – The Bastard

Baked Goods - The Bastard-web

Getting something of substance across with limited materials seems to be a hallmark of Baked Goods. Their latest release is a stripped-down, bluesy affair with the ambience, loops and effects of previous releases taking a back seat to more structured, gritty rock and roll reverie. The Bastard tells tales of wear and tear, bringing listeners into a world where love is not what it seems. Pop sensibilities left in the street for passers-by, only to be found again — weathered but still working — are all over this tape.

Créer quelque chose de substantifique à partir de peu de matière semble être la marque de commerce de Baked Goods. Leur dernier album est une aventure bluesy dépouillée qui fait passer l’ambiance, les loops et autres effets conjurés sur les précédents efforts sur la banquette arrière à la faveur d’une rêverie rock n’ roll rauque plus structurée. The Bastard raconte l’usure et la fatigue, invite l’auditeur dans un monde où l’amour est faux-semblant. Cette cassette est traversée d’une sensibilité pop laissée à l’abandon en pleine rue, érodée mais toujours agissante, attendant d’être retrouvée par un passant.


Baked Goods – Holy Ghost


Baked Goods – Dyin’

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New Canadiana :: Beard Closet – Latin

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The first funereal tone of this two-song cassette by Toronto’s Beard Closet implies that you are about to enter a restful space, but it’s an unsettled calm. Vocal disharmony and warbling guitar drift helplessly into a chasm, nudged along by the indifferent repeating drone. There’s a drowsy hesitance to the guitar arrangements, broken up by fuzzed-out passages and incidental noise, but there’s succor here, too. The bells chime, softening your hypnagogic stupor. This is new age music for the eternally hopeless.

Avec la première tonalité lugubre de cette cassette de deux chansons par le groupe torontois Beard Closet, vous vous apprêtez à entrer dans un espace paisible, mais c’est un calme perturbant. Une dissonance vocale et un chant de guitare dérivent désespérément dans un gouffre, poussés par l’indifférent bourdonnement répété. On remarque une certaine hésitation somnolente dans les arrangements de guitares, brisée par des passages brouillés et des interférences noise, mais il y a aussi quelque chose d’apaisant. Les cloches sonnent, adoucissant votre stupeur hypnagogique. De la musique nouvel âge pour les éternels désespérés.


Beard Closet – I

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New Canadiana :: The Lee Harvey Oswalds – Hollowbody

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Wandering around different cities can sometimes give you a lysergic impression of déjà vu, where the space-and-time train seems to have momentarily jumped the rails onto another track. Places almost familiar, but steeped in a light gauzy haze of otherness, are also comfortingly foreign, like a good acid flashback. Transcendent moments like these dot the horizon of Hollowbody, where melodies and harmonies tumble together against sitar drones, backwards guitars and reverse freak-outs echo alongside steady percussions. At once familiar and off-set, we’re bird’s-eye view zooming through the sky with a tether to the ground. Featuring a cover of lo-fi Haligonian songster Craig Currie, this nugget’s worth the trip, captain.

Errer dans différentes villes peut parfois donner une impression lysergique de déjà vu, où le train espace-temps semble avoir momentanément sauté des rails pour se diriger dans une autre voie. Des endroits presque familiers, mais remplis d’une légère et vaporeuse brume d’altérité, sont aussi étrangers de façon réconfortante comme un bon flashback d’acide. Des moments transcendants comme ceux-ci parsèment l’horizon de Hollowbody, où les mélodies et les harmonies tombent ensemble contre des bourdonnements de sitar, des guitares renversées et flips inversés résonnent à côté de percussions constantes. À la fois en terrain connu et à l’écart, nous zoomons dans le ciel comme l’œil d’un oiseau avec une attache au sol. Comprenant une reprise du chanteur haligonien lo-fi Craig Currie, ce bijou vaut le détour, capitaine.

The Lee Harvey Oswalds – High, How Are You?

The Lee Harvey Oswalds – Looking Out My Window

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New Canadiana :: Mold Grows on Baby – Mold Grows on Baby

Mold Grows on Baby - Mold Grows on Baby

Mold Grows on Baby elicits several unpleasant images in my head. As a band name, it’s the kind of unfriendly warning that filters out nonchalant listeners. Listening to the first second of opener “Red”, you’ll know exactly what I mean. Other song titles pull from colours but also reach into evocative words like “Wet”, “Fracture” or “Buzz”. The duo of Matthew Read and John Brennan avoid structure with searing improvised saxophone and drum play. Imagine an untamed Colin Stetson / Zach Hill combo that can’t get along but know exactly what the other member is doing. Both seem to be playing cathartic jams by themselves. It’s the kind of music that might be best experienced in a stifling hot jazz cafe with a couple of beers in you.

Mold Grows on Baby provoque plusieurs images désagréables dans mon esprit. Comme nom de groupe, on peut dire que c’est le genre d’avertissement inamical qui filtre les auditeurs nonchalants. En écoutant la première seconde de « Red », la première pièce, vous saurez exactement de quoi je parle. D’autres titres de chansons évoquent des noms de couleurs, mais aussi un vocabulaire évocateur comme « Wet », « Fracture » ou « Buzz ». Ce duo formé de Matthew Read et de John Brennan évite les structures figées grâce à de perçants passages improvisés de saxophone et de drum. Imaginez un sauvage combo Colin Stetson/Zach Hill qui n’arrive pas à s’entendre, mais qui sait exactement ce que l’autre membre fait. Chacun semble jouer des jams cathartiques. C’est le genre de musique qu’il vaut mieux expérimenter dans un café jazz à la chaleur étouffante après avoir bu quelques bières.

Mold Grows on Baby – Red

Mold Grows on Baby – Wet

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