Category: cassette

New Canadiana :: Hana Vave – 1992

Hana Vave - 1992

The end of the free age was marked by a house show. When summer faded, Connor Dennehy of Hana Vave put down his guitar and joined Gretchen as a drummer. Together they sank into the deep waters of time, and could have been lost there forever.

But perhaps it is no coincidence that Alex Lavoie and Josh Boguski of another band, whose members once rocked out under different names at that house show four years ago, now stand next to Hana Vave singer Geneva, and next to Connor, while his fingers lay down old patterns to tape. Some things want to upwell. For there is ice over the Bow River tonight—our hope to melt it lies in a certain set of pop songs that have snared the power of a younger summer sun, out of the myth that bore them.

La fin de l’ère libre a été marquée par un spectacle à domicile. Lorsque l’été s’est dissipé, Connor Dennehy, de Hana Vave, a mis sa guitare de côté pour aller jouer avec Gretchen en tant que batteur. Ils ont plongé ensemble dans les eaux profondes du temps, au risque de s’y perdre à jamais.

Mais ce n’est peut-être pas une coïncidence qu’Alex Lavoie et Josh Boguski, d’un autre groupe dont les membres, qui, sous une identité différente, ont auparavant fait chauffer la scène de cette représentation à domicile il y a quatre ans, se retrouvent aux côtés du chanteur de Hana Vave, Geneva, et de Connors, qui crée de ses doigts de vieux accords pour le studio. Quelque chose cherche à jaillir : la rivière Bow est recouverte de glace ce soir, et si nous espérons pouvoir la faire fondre, il faudra faire appel à une certaine série de chansons pop qui, avec le mythe qui les a créées, ont pu saisir le pouvoir d’un jeune soleil d’été.


Hana Vave – The Expedition


Hana Vave – 1992

New Canadiana :: Roberta Bondar – Caustic

Roberta Bondar - Caustic

Two EPs in, Roberta Bondar have already fused nimble noise-rock with an experimental edge. Their latest, Caustic, grinds alt-rock and shoegaze into a sludgy pulp. “Children” opens with a string section that makes Bernard Hermann sound as serene as Brian Eno and features a repeated, mantra-like chorus. “Palm Bay” skids to a near-halt before rising from the dead midway through. The title track feels like a midnight trip through the Greenbelt on peyote. Caustic may slow down Roberta Bondar’s sound, but damn if it won’t stop your heart as well.

À peine deux albums de faits, et Roberta Bondar ont déjà fusionné le noise rock vif et la marge expérimentale. Leur plus récente sortie, Caustic, réduit du rock alternatif et du shoegaze en un amas boueux. Les cordes du premier morceau « Children » donnent à Bernard Hermann une apparence aussi sereine que Brian Eno; sans parler du refrain répété comme un mantra. « Palm Bay » dérape jusqu’à un arrêt presque complet, puis revient d’entre les morts à mi-chemin. La chanson « Caustic » est comme une excursion nocturne dans la ceinture verte sous l’influence de peyotl. Cet album ralentit peut-être le son de Roberta Bondar, mais il va clairement ralentir votre cœur aussi.


Roberta Bondar – Children


Roberta Bondar – Caustic

New Canadiana :: Dada Centauri – III

Dada Centauri - IIIDada Centauri - III

Like twin steamliners heaving through the restless sea, both sides of this tape from Burro bros Andrew Hume and Whitney Ota (on various “modular/mono/poly/synths, electronics, tapes, junk, noise”) simultaneously exude an airy and naturally ominous but overwhelmingly machinistic environment of aquatic immersion. The foggy drones and steam engine beats peak and rise like smooth brushstrokes, vividly conjuring a poly-mod dream where you’re flying but the sunset is nothing more than a sea of trees. In the end, this isn’t music that tells you anything explicitly, feeds you mantras of life and death, nor tries to teach you a lesson. It simply invites you along on its ominous journey; what you learn and take away from the ride is ultimately up to you.

Tel deux paquebots à vapeur identiques fendant les vagues de la mer agitée, les deux côtés de cette cassette concoctée par les Burro bros Andrew Hume et Whitney Ota (à l’aide de différents « modulaire/mono/poly/syntés, électroniques, cassettes, déchets, bruit ») exsudent un spacieux environnement d’immersion aquatique spacieux et naturellement inquiétant, mais aussi excessivement machinal. Les bourdonnements embrumés et les battements de machine à vapeur vont et viennent vers leur apogée tel de fluides coups de pinceau, conjurant avec clarté un rêve poly-modulaire dans lequel vous planez, mais où le coucher de soleil peine à percer la surface d’un océan d’arbres. Finalement, ce n’est pas une musique qui est explicite dans ce qu’elle exprime, qui vous nourrit de mantras de vie ou de mort, ou qui essaie de vous apprendre une leçon. Elle vous invite simplement à faire partie de son périlleux voyage; en fin de compte, ce que vous en retirez dépend de vous.


Dada Centauri – A (excerpt)


Dada Centauri – B (excerpt)

New Canadiana :: Line Traps – Demo

Weird_Canada-Line_Traps-DemoLine Traps - Demo

The high transmitting frequency of the Line Traps channels auditory communication signals to unwanted destinations, resisting the temptations of noise. Tightrope walking ringmasters’ balance on the powerlines of transient bandwidths. The needle of the anarchist’s “lie detector” lingers in the red stretched space of this three-piece punk band’s static shock. Another electric grunge bolt from Victoria’s own Shake! Records.

La haute fréquence de transmission de Line Traps canalise des signaux de communication auditive vers des destinations non désirées, résistant à la tentation du bruit. Des Monsieurs Loyals se tiennent en équilibre sur les lignes à haute tension de bandes passantes éphémères. L’aiguille du « détecteur de mensonges » de l’anarchiste s’attarde dans l’espace rouge étendu du choc statique de ce trio punk. C’est une autre décharge électrique grunge venue tout droit de Victoria et offerte par Shake! Records.


Line Traps – Lie Detector


Line Traps – Are You a Square?

New Canadiana :: She’s – Tape

She's - Tape

Dusky backyard sing-a-longs about life’s mundane minutiae sound so profound through the lens of Montreal’s She’s. Snippets of stoner scripture wisdom shine through the fuzz. Each track reads like a different chapter in The Book of Garage Rock, making easy converts of any listener. Bound together, this tape is an unforgettable tome.

Des chants en choeur d’arrière-cour sombre qui parlent des menus détails de la vie semblent tellement profond vus à travers l’objectif du groupe She’s de Montréal. Des bribes de sagesse tirées du texte sacré des stoners brillent à travers le fuzz. Chaque chanson se lit comme un chapitre du «Livre du rock de garage», convertissant facilement tous les auditeurs. Reliée, cette cassette est un tome inoubliable.


She’s – The Hologram is Dissipating


She’s – Girls Who Don’t Do Drugs

New Canadiana :: Sxa Ormbjüment // Plastic Owl – Seta Strand // Light and Stars

Sxa Ormbjüment // Plastic Owl - Seta Strand / Light and Stars

Isolation from human contact is torture. Consumption of a substance can result in automatic acceptance into a group, into a culture. Addiction gives you life. It can be a substitute life for those who don’t have one. However, it is only temporary relief. Experiencing an aura, coupled with numbness of skin, opens the unseeing eye to oblivion. Will the human mind join the collective consciousness of the Plantae kingdom? Green mind, I’ll handle the old meat. The Universe told me to.

Priver quelqu’un de contacts humains constitue de la torture. L’ingestion d’une substance peut entraîner l’adhésion automatique à un groupe, à une culture. La dépendance donne la vie – une vie de remplacement pour ceux qui n’en ont pas. Mais le soulagement n’est que temporaire. Faire l’expérience d’une aura et d’un engourdissement de la peau permet aux yeux aveugles d’entrevoir l’oubli. L’esprit humain rejoindra-t-il la conscience collective du règne des Plantae? Esprit verdoyant, je m’occupe de la vieille viande. L’Univers m’en a chargé.


Sxa Ormbjüment – Hatchring/Seta Strand/The Grassgrow


Plastic Owl – Light and Stars

New Canadiana :: She Divides – Gold EP

She Divides - Gold EPShe Divides - Gold EP

Silken veils blow inside a cavernous concrete room, revealing and denying in calculated curves. A voice, melted chocolate in viscosity, wafts through, drawing you into the fabric maze of reverbed guitar. Mono synth cuts through, afternoon light obscured by buildings, playfully jumping from window to window. The cityscape of mathematical rhythm remains distant but clear through the layer. The music of She Divides is an imaginary place of mystery and surprise hidden from the eye.

Des voiles soyeux soufflent dans une pièce de béton caverneuse, se révélant et s’opposant dans des courbes délibérées. Une voix qui a la consistance du chocolat fondu flotte, vous attirant dans le labyrinthe tissé par les réverbérations de la guitare. Le synthétiseur se fait entendre alors que les édifices dissimulent la lumière de l’après-midi qui passe ludiquement d’une fenêtre à l’autre. Le paysage urbain de rythmes mathématiques demeure distant, mais se fait toujours entendre clairement. La musique de She Divides est un lieu imaginaire de surprises et de mystères cachés.


She Divides – Revenir


She Divides – Gold

New Canadiana :: ZAUM – Oracles

ZAUM - Oracles

ZAUM is the latest project from a real who’s who, who ties the coasts together in a knot, and has even been known to twiddle a knob for the North’s greatest gift of all time. As sweet as all the maple syrup in Moose Country, this tape’ll pull your face off slower than other face pullers and blow your hair back farther than other hair blowers. Simply put, this is an 11. To my countrypeople: go home and lay down.

ZAUM est le plus récent projet de quelqu’un qui est vraiment quelqu’un, qui relie les deux côtes du pays en un nœud et qui tripote quelquefois des boutons pour le meilleur cadeau que le Nord nous ait offert. Aussi doux que tout le sirop du Pays des Orignaux, cette cassette vous arrachera le visage plus lentement que les autres arracheurs de visages et vous tirera les cheveux plus loin que tous les autres tireurs de cheveux. Tout simplement, c’est un 11. À mes compatriotes: je dis : Allez vous étendre chez-vous.


ZAUM – Zealot


ZAUM – Omen

New Canadiana :: FOAM – Demo

FOAM - FOAM

FOAM are not trying to be pleasant. Listening, you will feel completely righteous and justified in the cynicism and angst that seeps in. You didn’t even know you had such sizable and manifold chips on your shoulder. “Silver Spoon”— what petty and self-indulgent bourgeois problems. Some people truly suffer. “Sludge” — life is a struggle through the quagmire. Today I will complain loudly. “OK, Get Up and Go to Work” — whatever I did last night was because I am unwell and needed to do it, to keep a desperate balance. Get through today with a stylish moan.

FOAM n’essaient pas d’être agréables. En les écoutant, vous vous sentirez vertueux, réconfortés dans le cynisme et l’existentialisme ambiants. Vous n’aviez même pas réalisé que vous aviez quelque chose de si lourd sur le cœur. Et « Silver Spoon »… que des problèmes insignifiants de bourgeois complaisants. Il y a des gens qui souffrent vraiment. « Sludge » : la vie est une lutte constante dans la fange. Aujourd’hui, je vais me plaindre haut et fort. « OK, Get Up and Go to Work » — peu importe ce que j’ai fait hier soir, c’était parce que je n’allais pas bien, et que j’avais besoin de le faire pour maintenir désespérément un certain équilibre. Pour passer à travers cette journée, avec un gémissement affecté.


FOAM – Sludge


FOAM – Ok, Get Up and Get to Work

New Canadiana :: Power Nap – One and Two

Power Nap - One and Two

One and Two is the solo debut from Bradley Davis of Fresh Snow. Engaging on a cerebral tour of drones and synths, “One” begins with the steady chime of a gong. The echo carries into its next chime. A rhythm builds, bringing to mind Ottawa’s iconic doom metal band Buried Inside. “Two” has a more guitar-driven and sinister feel, at one point accompanied by a brief verse that Davis sings himself. Albeit a sweet moment in the transition, it holds bittersweet menace, like the seconds after a nightmarish scene in a David Lynch film. Davis’s technique goes beyond simply adding layers, opting for multi-instrumental and multi-dimensional soundscapes.

One and Two est le début solo de Bradley Davis de Fresh Snow. S’engageant dans une tournée cérébrale de drones et de synthés, « One » commence avec le son régulier d’un gong qui résonne d’un coup à l’autre. Un rythme se crée, rappelant Buried Inside, le groupe ottavien iconique de doom metal. La guitare mène la danse dans « Two », qui a un air plus sinistre et qui, à un certain moment, est accompagné par un bref couplet chanté par David. Ça a beau sembler être un moment tendre incrusté dans la transition, comme les quelques secondes qui suivent une scène cauchemardesque dans un film de David Lynch, c’est aussi un moment rempli de terreur aigre-douce. La technique de Davis va au-delà d’un simple ajout de couches, optant plutôt pour des paysages sonores multi-instrumentaux et multidimensionnels.


Power Nap – Two