Category: cassette

New Canadiana :: The Pygmies – Inside Your Mind

The Pygmies - Inside Your Mind

The Pygmies’ newest release is a mesmerizing set of tracks that get inside your mind, tinker around, and leave you dancing. Clean snare snaps break through layered instrumentation in energetic leaps. Thoughts ride on the clean bass and guitar, exploring new sonic spaces glued by smooth vocals and sweeping organ. The effect is total mind control: foot tapping leads extended to full-blown body moving.

La plus récente sortie de The Pygmies est un ensemble de chansons hypnotiques qui pénètrent votre esprit, s’y amusent et partent en vous laissant danser. Des bruits secs nets percent l’instrumentation superposée en bonds dynamiques. Des pensées se promènent sur les basses et les guitares épurées en explorant de nouveaux espaces acoustiques fixés à l’aide de chants doux et d’un organe qui glisse. L’effet manipule complètement votre esprit : les premiers tapements du pied mènent au mouvement du corps tout entier.


The Pygmies – Chain Reaction


The Pygmies – I Can’t Get Out

New Canadiana :: Crabe – Anti-Vague

Crabe - Anti-vague

This Crabe was born from the iterative repercussions of the swell. Running obliquely, his debauched aloofness takes charge, as he tackles the albatross in an embrace of everything and its opposite. Spawning a half-sundae sludge, half-petulant punk beast, it is perched on the horizon, suddenly slanted as if it was your shoulder. This bratty dada creature swallows the Rubicon, leaving only sand to those thirsty on the bank, bringing fire only to those who are willing to follow him in its wake. In this fluid space, the neither-nor reveals the only paths that lead somewhere.

De l’itératif désir pélagique mêlé au compulsif contrecoup de la houle naquit ce Crabe allant à biaise allure, à son tour, frayer avec l’albatros de l’épopée. Dans l’étreinte de tout et son autre, avec des airs de fontaine je ne boirai pas ton eau, la débauche de son quant-à-soi sonne la charge. On y hallucine une bête mi-sundae sludge mi-pétulance punk, grotesque, perchée à l’horizon soudain oblique comme si c’était ton épaule. Ce dada malcommode avale le Rubicon en semant des miettes de sens à ceux qui pêchent par là, portant le feu à ceux qui le suivent dans ce sillagele sais-tu-quoi et le presque-ça disent mieux les chemins qui mènent quelque part.


Crabe – Couteaux d’internet


Crabe – Normal

New Canadiana :: The Marlees – Marlee’s World

The Marlees - Marlee's World

Whether breezily evoking a weary lo-fi Velvets or the Byrds-influenced strand of downer teenage garage, Marlee coats everything in the kind of murk characteristic of the best past and current NZ/Australian imprints. The near-boogie on the last two tracks suggest the tape a sleepier Marc Bolan might have cut for K with Stephen Pastel producing.

Qu’il évoque avec désinvolture un Velvet lo-fi las ou un garage adolescent déprimé sous l’influence des Byrds, Marlee enveloppe tout des traits glauques des meilleurs sons néo-zélandais et australiens du passé et du présent. Les deux dernières chansons, qui inspirent presque la danse, rappellent ce qu’un Marc Bolan légèrement endormi aurait pu enregistrer pour K avec Stephen Pastel à la production.

The Marlees – Caroline

The Marlees – Montego Bay

New Canadiana :: Wizards // The Faps – Split

Wizards // The FAPS - Split

Wizards trade their surfboards for Sabbathisms, asserting themselves among Saskatoon’s lysergic lineage. On this incense-soaked slow burner, the bridge city fivesome orchestrate a grain-bin séance, conjuring some formless colossus of yore. Ex-Moose Javians the FAPS fill their side with the frenetic kenetics and ramshackle shout-sermons they do best. “Atrophy Wife” does some time in a 6/4 schizo-shuffle before busting out into a fuzz-fueled yelling match. On “IWBSTAR”, the blues makes nice with noise-rock like Grinderman with a touch of ADHD. Grip these Saskatunez before it’s too late.

Les Wizards se font une place dans le patrimoine lysergique de Saskatoon en échangeant leurs planches de surf pour des sabbathismes. Avec ce succès en devenir, le quintette de Bridge City orchestre une séance-silo, évoquant un colosse de jadis sans forme. Pour leur part, les FAPS, d’anciens Moose-Javiens, font ce qu’ils font le mieux : cinétique frénétique et sermons fragiles à vive voix sont au menu. « Atrophy Wife » débute avec un rythme 6/4 schizophréné avant de s’engager dans une partie de gueulage pleine de distorsions. Dans « IWBSTAR », les blues vont bien avec le noise rock à la Grinderman avec un brin de TDAH. Mettez la main sur ces Saskatounes avant qu’il ne soit trop tard.


Wizards – Karma


The FAPS – IWBSTAR

New Canadiana :: AT/NU – Psi Grove

AT/NU - Psi Grove

AT/NU is a Montreal-based duo that works like a K-hole excursion to Berghain during a rainstorm that’s more misty than malignant. These psychedelic explorations in off-kilter techno and shimmering soundscapes evoke a particularly vapour-induced vision of a Neptunian dancefloor. “Shift” pop-and-locks under a distant voice beckoning you forward into the digitized flora within, while late-cut “Lodi” takes a more subtle route through organic percussion and lively, digital fauna. The eponymous, two-part suite in the middle is stunning, with its second half providing a melodically satisfying pump that seems to stick to the edges of your headphones as much as it gets stuck in your head.

AT/NU est un duo de Montréal dont la musique rappelle une excursion extracorporelle à Berghain pendant que tombe une pluie torrentielle plus brumeuse que mauvaise. Ces explorations psychédéliques dans le techno tordu et les paysages sonores chatoyants évoquent la vision, sans doute causée par la vapeur, d’un plancher de danse neptunien. «Shift» danse au son distant d’une voix qui vous attire toujours plus loin dans une flore numériséeintérieure, alors que la récente pièce «Lodi» prend un chemin plus subtil à travers des percussions organiques et une faune numérique animée. La suite éponyme en deux parties du milieu est éblouissante, et sa seconde moitié est une injection de mélodies satisfaisantes qui semble coller aux contours de vos écouteurs autant qu’elle vous rentre dans la tête.


AT/NU – Shift


AT/NU – Lodi

New Canadiana :: Samesies – Bastard Kid

Samesies - Bastard Kid

Samesies have us convinced that Rumbletowne doesn’t exist in the Pacific Northwest—rather, it’s alive and well in the North Atlantic. Like the RVIVR (or any of the other Latter-day saints), this St. John’s outfit plays serotonin-drip pop-punk exactly the way it ought to sound: Perfectly imperfect and spilling at the seams with patchwork sing-alongs. Atop racing power chords and yelled-until-our-voice-cracks boy-girl vocals, Samesies construct music that feels unmistakably communal and refreshingly inclusive. The gang vocals on “Sad Sand Song” and “Bastard Kid” aren’t the mechanized military chants of chongocore, but rather, they invite everyone to join in on the participaction. Hal and Joanne would be proud.

Samesies nous ont convaincu que Rumbletowne n’existe pas dans le nord-ouest du Pacifique, plutôt, il prospère dans le nord de l’Atlantique. Comme RVIVR (ou n’importe lequel autre des Saints du Dernier Jour, ce groupe de St-John joue un pop-punk style sérotoninergique dégoulinant exactement comment il devrait être joué : parfaitement imparfait et débordant de chants en chœur qui traversent les coutures d’une mosaïque. À l’aide de vives power chords et d’un chant mixte puissant à en perdre la voix, Samesies fabrique une musique indubitablement communautaire qui est d’une inclusivité rafraichissante. Les passages vocaux en unissons lors de “Sad Sand Song” et “Bastard Kid” sont loin d’être les chants militaires mécanisés du chongocore, ils invitent plutôt tout le monde à prendre participaction. Hal et Joanne seraient fiers.


Samesies – Sad Sand Song


Samesies – Bastard Kid

New Canadiana :: Wolfcow – This Was Wolfcow

Wolfcow - This Was Wolfcow

Greydyn ‘Wolfcow’ Gatti and co. unleash a cacophony of Casio in this cathartic mix of order and catastrophe. Pop melodies are shrouded amidst fuzzy synths as Gatti shout-sings echoing vocals. This is Wolfcow is intentionally clumsy, disjointed and non-thematic, yet linear in style and consistency. Heavy use of reverb makes everything sound slightly out of reach; background sound serving as foreground. The roster of helping hands from Toronto’s finest include Randall Gagne a.k.a. Man Made Hill, Dave Evans of the Soupcans, and Julie Reich of Bile Sister. These 21 tracks in the two-minute range play like a sampling of fuzzy nuggets. Where do they begin? Where do they end? Who is ‘’Old Horrible Hands’’? Where am I?

Greydyn « Wolfcow » Gatti et compagnie produisent une cacophonie de Casio dans ce mélange cathartique d’ordre et de chaos. Les mélodies pop sont enveloppées de synthétiseurs fuzz, et les cris chantés de Gatti résonnent en écho. This is Wolfcow est intentionnellement maladroit, disjoint et sans thème, mais reste pourtant linéaire au niveau du style et de la cohérence. L’utilisation abondante de réverbérations fait que tout semble hors de portée, avec des sons d’arrière-plan au premier plan. L’équipe comprend quelques-uns des meilleurs musiciens et musiciennes de Toronto, dont Randall Gagne alias Man Made Hill, Dave Evans de Soupcans, et Julie Reich de Bile Sister. Ces 21 chansons d’environ deux minutes sont comme un échantillon de pépites fuzz. Où commencent-elles? Où finissent-elles? Qui est « Old Horrible Hands »? Où suis-je?


Wolfcow – Chromes Of Fantasy


Wolfcow – Hot Pooches in Oil

New Canadiana :: Wolfcow – Satanic Vacation

Wolfcow - Satanic Vacation

It turns out the hellish lifestyle is pretty easygoing. Changes of the weather tend to put things in perspective, and down here’s smooth sailing, alright. Nothing to fear, you have all the time in the world starting now to live your desires because reality is a lie. Your guide Wolfcow has wandered through new and occasionally brutal climes—the eternal synth fiend finding you just when you thought it was all over, both of you forming a psychic connection in that instant. Something shimmers in the dark… you’re getting warmer, sinking deeper, and you know the heat source is beneath for there is nothing higher…

Il s’avère que le style de vie d’enfer est assez décontracté. Les changements de météo ont tendance à mettre les choses en perspective, et l’eau est bien calme ici. Mais, vous n’avez rien à craindre : à partir de maintenant, vous avez tout le temps d’accomplir vos désirs, car la réalité est un mensonge. Votre guide Wolfcow a erré dans des cieux nouveaux et parfois brutaux, le démon éternel du synth vous retrouvant lorsque vous pensiez que tout était perdu, formant avec vous une connexion psychique en cet instant. Quelque chose brille dans la noirceur… vous vous sentez plus chaud, vous vous enfoncez plus profondément, et vous savez que la source de chaleur est au-dessous, car il n’y a rien plus haut…


Wolfcow – Take My Hand in Yours


Wolfcow – Cool Animal

New Canadiana :: Lonnie in the Garden // Planet Creature – Split

Lonnie in the Garden // Planet Creature - Split

Lonnie had surely been going in circles. But she’d been careful, tracing the fence with her right hand as she looked around, because that’s what you do when you’re trapped in a maze… which couldn’t explain the familiarity of that sunflower patch, and that’s when the dizzying fear building throughout this endeavour finally cracked – she had been here before and she now knew there was no way out – no way to reconcile the geometry of the place, no big picture, no bird’s-eye view. The birdsong very high up was taunting her, she was falling to her knees… no, it wasn’t a vengeful god, it was an invitation, the first sign of life she could remember, and up til now there was absolutely nothing to remember because the past was dead air. She needed to keep up with the eons and evolve, so she turned right to face the iron pickets and while the gap looked less than a handswidth she melted through it easily.

The new country was clear blue and breathable after the wildness of the maze. She could even sit down here – in fact, that was exactly what she wanted. She looked down from her perch in the sky and watched the shadows move with the sun, watched them for days, every day the same shadows, cycling and recycling hours one through twenty-three and she could see all of them at once, every potential moment in time as it materialized on the ground, and of this she built up a knowledge so intricate and intimate that no one else could ever match her understanding; time was all hers, she knew every movement because she’d watched it happen a million times. The future was never going to change, speaking from very high up…

Lonnie s’était rendue à l’évidence qu’elle tournait bel et bien en rond. Elle avait pourtant fait attention, gardant la main droite sur la clôture en tout temps alors qu’elle examinait ses alentours, parce que c’est la chose à faire lorsqu’on se retrouve prise au beau milieu d’un labyrinthe… ce qui n’expliquait pas pourquoi cette grappe de tournesols lui semblait si familière, et c’est à ce moment-là qu’elle fut submergée par cette peur étourdissante qui grandissait en elle depuis le début de ce voyage. Elle était déjà passée par ici et savait maintenant qu’il n’y avait aucune issue; la géométrie de l’endroit lui était inconnue, elle n’avait ni carte ni moyen d’avoir une vue aérienne des lieux. Le chant moqueur des oiseaux, venant de quelque part bien au-dessus d’elle, la fit tomber à genoux… non, elle n’avait pas attiré la colère des dieux, il s’agissait en fait d’une invitation, le premier signe de vie dont elle ait eu conscience, le reste perdu dans le néant qu’était son passé. Elle devait agripper l’éternité et évoluer avec, alors, d’un quart de tour vers la droite, elle fit face aux barreaux de fer. Bien que l’espace entre ceux-ci semblait à peine plus large qu’une main, elle s’y faufila aisément, tel de l’eau qui s’infiltre.

Cette nouvelle contrée était d’un bleu clair et après la sauvagerie du dédale, elle pouvait enfin respirer calmement. Elle pouvait même s’y asseoir, et elle n’en demandait pas plus. De sa perche au-delà des nuages, elle regardait les ombres bouger avec le soleil des jours durant, répétant un cycle infini partant d’une à vingt-trois heures. Elle pouvait voir chaque heure, chaque moment dans le temps se dérouler simultanément au ras du sol, ce qui lui permit d’acquérir une connaissance si complexe, si intime que personne ne pouvait jamais espérer accoter sa compréhension. Tout ça lui appartenait jusqu’au plus petit détail, qu’elle connaissait par cœur pour l’avoir vu se dérouler un million de fois. L’avenir n’avait aucune intention de changer, elle le savait, du haut de ses nuages…


Lonnie in the Garden – Untitled


Planet Creature – Damn This City

New Canadiana :: No Shoes & One Sock – Meltdown!

No Shoes & One Sock - Meltdown!No Shoes & One Sock - Meltdown!

Longform mood-pieces rise to meet the crescendo of spaced-out galaticisms in this offering from the ever-astral Terrapin Recordings. Elements of post-rock, shoe- and psych-gaze coalesce above the spitting flames of lysergic spirit quests. These are deserts vast and open, air sparse and dry, oases of hallucinogenic fodder flashing and dissipating amidst the spiraling of sights masked as sounds. Chimeric pipe dreams flash with bright lights as dark skies swallow the infinite horizon, marking the great leap to castles in the sky.

De longues chansons atmosphériques s’élèvent pour se mêler à une apogée galactique défoncée dans cette offrande des toujours stellaires Terrapin Recordings. Des éléments post-rock, shoe-gaze et psych-gaze s’unissent au-dessus des flammes étincelantes projetées par des quêtes spirituelles lysergiques. Ce sont des déserts vastes et ouverts où l’air est sec et se fait rare, où des oasis de consommations hallucinogènes apparaissent pour ensuite se dissiper au milieu de visions qui s’élèvent en spirales, déguisées en sons. Des utopies chimériques brillent d’une lumière vive, alors que le ciel noir avale l’horizon sans fin qui marque le grand saut à faire pour atteindre les châteaux qui flottent dans le ciel.


No Shoes & One Sock – Alpha (excerpt)


No Shoes & One Sock – Beta (excerpt)