Category: cassette
New Canadiana :: Krang – Rats Flying Planes
- Krang
- Rats Flying Planes
- (Self Released)
- Edmonton, AB
- ::web/sounds::
From the hot pants of Christopher Laramee:
Full disclosure: I’ve played a few shows with these fellows and had some great times with ’em. They’re some of the finest gents you’ll ever have the pleasure to meet! Now that that’s out of the way, let’s get to the meat of the matter: two long jams on this tape recorded by one Renny Wilson last October in ye olde Edmonton town (he slams some keys here as well). The first banger “Deeper Purple” ( ! ) creeps in from the cold streets and lays hands before raging out in a Duane Allman fronting Hawkwind vibe. Killer. The second pot-boiler “Unnamed” states the case for these dudes being one of Canada’s finest live bands. Amazing interplay between all involved, they aim for the heart of the sun and attain o-mind gravity easily. Psychedelic blooz? All that and more, my friends. Keep an eye and an ear peeled. Y’all remember rock, don’t cha? Welcome home…
Des culottes chaudes de Christopher Laramee:
(Traduit par la loi de la gravité de Stéphanie Trottier)
Divulgation entière : j’ai joué quelques shows avec ces jeunes bougres et j’ai passé de bons moments avec eux. Vous verrez que ce sont de vrais gentilshommes, si vous avez la chance de les rencontrer! Maintenant que tout ça a été dit, passons au cœur du sujet : deux longues pièces enregistrées par un certain Renny Wilson (qui y va aussi de quelques coups de clavier) en octobre dernier dans le vieux Edmonton. Le premier pétard « Deeper Purple » ( ! ) se faufile hors des rues sombres et s’étire les bras avant de s’écrier tel un Duane Allman à la tête de Hawkwind. Ça tue. La deuxième œuvre bouillante, « Unnamed », établit que ces mecs sont l’un des meilleurs groupes live au Canada. Il y a une réciprocité incroyable entre les membres, qui visent le cœur du soleil et atteignent facilement la gravité zéro de l’esprit. Le blooz psychédélique? Tout ça et bien plus, les amis. Ouvrez vos yeux et vos oreilles et restez à l’affut. Vous vous souvenez du rock, n’est-ce pas? Bienvenue chez vous…
New Canadiana :: Cold Warps – Tour Demos
- Cold Warps
- Tour Demos
- (Bruised Tongue)
- Halifax, NS
- ::web/sounds::
From the bottle-cap collection of Johnnie Regalado:
Imagine this: Amplifiers wrestling PAs. XLRs constricting mic stands. Gear and guitar boxes shoved against the far end of a cleared out living room. A swarm of sweaty tattooed shoulders huddled around a few dirty couches. Room temperature beers fished out of a communal cooler, capped and passed. Then the tuning twang and mic check feedback snap the room to attention. Sure, this could be the stage for any shithole basement DIY show. But, what band could capture this euphoria on a five-track cassette tape? Cold Warps of course. A group who managed to tattoo their name onto my ear drums with a chance concert encounter at a radio conference in Kingston, ON. I’ve been a diehard dip tripper ever since. Who knew power pop could be so unforgettable? These songs can transform anyone into a toe-tapping bobble-head.
De la collection de capsules de bouteille de Johnnie Regalado:
(Traduit par la tête branlante de Stéphanie Trottier)
Imagine-toi des amplificateurs combattant des systèmes de son. Des fils XLR se resserrant sur des pieds de micro. Des boîtes d’équipement et de guitares empilées de l’autre côté d’un salon vide. Une marée d’épaules tatouées et suantes rassemblées autour de quelques divans sales. Des bières tièdes sorties d’une glacière commune, décapsulées et distribuées. L’accord nasillard et le feedback du réglage du micro rappellent la pièce à l’ordre. Ceci pourrait certes décrire n’importe quel concert maison dans un sous-sol miteux. Mais quel groupe serait capable de capter telle euphorie sur une cassette à 5 pistes? Cold Warps, bien sûr. Un groupe qui a réussi à tatouer son nom sur mes tympans grâce à une rencontre fortuite lors d’un concert à une conférence radio à Kingston, ON. Depuis, je suis un dip tripper fini. Qui eût su que le power pop pouvait être si inoubliable? Ces chansons peuvent transformer qui que ce soit en une poupée à tête branlante qui tape du pied.
New Canadiana :: Lié – Lié
- Lié
- Lié
- (Function Operate)
- Vancouver, BC
- ::web/sounds::
From the nic-fit of Bryce Warnes:
No lies: the first physical testament from all-female trio Lié is a slab of midwinter permafrost. The temperature in Vancouver rarely drops below freezing; Lié compensate with blackened punk aggression and icy gothic elegance. “Fossoyeur”‘s bassline grabs your pelvic bones and shakes them to a rhythm banged out by shovels on casket lids. And if the Delphic Oracle broke curfew, started painting her nails black and formed a band, she would sing lead on “Muse.” It all ends with the nicotine-jittery “Pressure” followed by “Overtime”‘s feedback loop of paranoia. Word is that the Vancouver edition of this tape is sold out, so if you want a meatspace copy you’ll have to order it from Lié’s US label. But it’s totally worth it for a trip into the heart of the darkness this trio conjures. Beware of black ice.
Du besoin de nicotine de Bryce Warnes:
(Traduit par le cerveau splitté de Justine Gabias)
Pas de mensonges : le premier testament musical tangible du trio féminin Lié est un bloc de permafrost en plein coeur de l’hiver. La température de Vancouver tombe rarement sous zéro, mais Lié compense avec une agression punk noircie et une élégance gothique verglacée. La basse sur « Fossoyeur » s’empare de ton pelvis et le secoue à un rythme qui frappe comme des coups de pelle sur des cercueils. Et si l’oracle de Delphes manquait le couvre-feu, peinturait ses ongles d’une couche de vernis noir et partait un band, elle serait assurément la chanteuse principale sur « Muse ». L’album se termine avec la tremblotte de nicotine de « Pressure » suivie par le feedback paranoïaque en boucle de « Overtime ». Le bruit court que toutes les copies de l’édition vancouvéroise seraient déjà toutes vendues, alors si tu veux une copie physique, tu devras la commander de l’étiquette américaine de Lié. Mais le voyage au coeur de la noirceur avec ce trio en vaut vachement la peine. Attention à la glace noire.
New Canadiana :: Fresh Snow – I
- Fresh Snow
- I
- (Reel Cod)
- Toronto, ON
- ::web/sounds::
From the methadone serenity of Trevor Blumas:
I’m unsure whether the dudes in Fresh Snow conceived of an over-arching narrative for their debut album, but I certainly read it that way. Cassette-exclusive opener “French Horse Hall of Fame” lets you know immediately what kind of wild ride you’ll be embarking on. Upon my first listen, I suddenly felt a sensation similar to that moment in the dentist chair, when the wonderfully numbing drugs begin to take over your body and the instruments of destruction start to mangle your teeth like a demolition site. The blissful screaming of the feedback symphony, which unrelentingly churns like an infinitely hollow stomach, only dissipated at moments to allow some genuinely groovy rhythms to carry me into a buzzsaw of enlightenment. I found myself in Nirvana, and it actually happened to look a lot like ’70s era Berlin. Methadone serenity at times, stick-up at Checkpoint Charlie the rest.
De la sérénité de méthadone de Trevor Blumas:
(Traduit par les instruments de la destruction de Vincent Rondeau)
Je ne sais pas si les gars de Fresh Snow ont pensé à une histoire centrale pour leur premier album, mais c’est comme ça que je l’interprète. Le premier morceau (format cassette seulement) « French Horse Hall of Fame » donne immédiatement le ton de l’aventure effrénée qui suit. En l’écoutant pour la première fois, je me suis senti comme dans la chaise du dentiste, quand les analgésiques enveloppent peu à peu le corps tandis que les instruments de la destruction commencent à broyer les dents. Le cri bienheureux du feed-back symphonique bouillonnant comme un estomac infiniment creux se dissipe momentanément et des rythmes accrocheurs vous mènent vers le nirvâna des scies mécaniques. Oui, j’ai connu l’illumination, et ça ressemblait beaucoup à Berlin dans les années 70. Un peu de sérénité à la méthadone, beaucoup de hold-up à Checkpoint Charlie.
Fresh Snow – Your Thirst For Magic Has Been Quenched By Death!
New Canadiana :: Home Alone – Teddybears & Weed
- Home Alone
- Teddybears & Weed
- (Orchid Tapes)
- Mississauga, ON
- ::web/sounds::
From the terminal suburbia of Pavan Brar:
Home Alone’s Teddybears & Weed moves with a hazy fluidity through the cycles of sleep. Soundwaves map out like shifting EEG patterns throughout the tape’s progression, each song emanating a synesthesiastic glow as every neural pulse reverberates with warm splashes of vibrant colors. Shoegazery and dream-pop tendencies collide and construct soundscapes of obscured vocals and delicate melodic riffs. A soundtrack equally suitable for sleeping in, or deprivation thereof.
De l’angoisse banlieusarde en phase terminale de Pavan Brar:
(Traduit par la synesthésie qui pique du nez de Hugo Hyart-Dauvergne)
Teddybears & Weed de Home Alone se glisse avec une fluidité brumeuse à travers les cycles du sommeil. Les ondes sonores oscillent comme des tracés d’EEG tout au long de la progression de la bande, chaque chanson émettant son aura synesthétique d’impulsions nerveuses résonnant en touches chaudes de vibrantes couleurs. Les tendances dream pop et shoegazières se rencontrent et construisent des paysages sonores de voix obscurcies et des riffs mélodiques délicats. Une bande-son aussi adéquate pour la grasse matinée que pour le manque de sommeil.
New Canadiana :: Highway X – Highway X
- Highway X
- Highway X
- (Self Released)
- Victoria, BC
- ::web/sounds::
From the eternal throb of Christopher Laramee:
Andy from Victoria BC’s killer Babysitter lets one waft up to the ceiling in a full-blown drift study of wide and sky high proportions. Seven untitled parts slither into yer cortex and shake some serious dust from a bro’s bootheels. The first near 11-minute epic sounds like being dragged underneath an 18-wheel semi trailer while some smartass trickles cough syrup and laughter on your forehead. Some dub shadows get thrown on the second track, Twin Peaks-stylee. Did I say this thing SLITHERS? Oh yeah, I did. For fans of strange late night pizza spots, tailpipes, fine cinema and even finer wine, throwing beers at buses and that thing that hurts so much, yet remains nameless. The second half of this fucker gets creepy quick, so make sure no Huns are present. We straight?
De l’éternel battement rythmique de Christopher Laramee:
(Traduit par Julie Forget)
Andy, du prodigieux groupe Babysitter (Victoria, C.-B.), vous fait flotter jusqu’au plafond dans une expérience complètement exaltante atteignant des proportions vertigineuses. Sept compositions sans titre se glissent dans votre cortex en soulevant brutalement la poussière de vos talons de chaussures. La fabuleuse première piste de presque onze minutes semble être traînée sous un 18-roues pendant qu’un petit malin fait dégouliner des gouttes de rire et de sirop contre la toux sur votre front. On reconnaît des traces de dub dans le deuxième morceau, Twin Peaks-stylee. J’ai dit se GLISSE? Oui, c’est bien c’que j’ai dit. Pour les fans d’étranges petites places à pizza de fin de soirée, de tuyaux d’échappement, de bons films et de vins encore meilleurs, pour ceux qui aiment lancer des bières aux autobus et cette chose qui fait si mal, mais qui demeure sans nom. La deuxième partie ne tarde pas à donner des frissons; il est déconseillé de l’écouter en famille. Vous m’comprenez?
New Canadiana :: Organ Eyes – Multibody
- Organ Eyes
- Multibody
- (Bruised Tongue)
- Ottawa, ON
- ::web/sounds::
From the marmalade mind of Alex Bourque:
Ottawa space-case trio Organ Eyes’ Bruised Tongue debut is a stack of fuzzancholic ethereal pop jams. Sam Secord’s hauntingly shimmery vocals float over thick chunks of bass-fuzz and electronic drum patterns to create an expanse of echo-y avant-grunge ambience. Something’s cooking in the nation’s capital, and we’re hungry.
De l’esprit mêlé d’Alex Bourque Alex Bourque:
(Traduit par le cerveau troublé de Dominic Mpilé)
Les débuts du trio ottavien aux frontières du réel Organ Eyes, sur l’étiquette Bruised Tongue, se manifestent par une abondance de tubes pop excessivement flous et éthérés. La voix envoûtante et chatoyante de Sam Secord domine la basse distortionnée et la batterie électronique pour créer un écho qui se répand dans une ambiance grunge avant-gardiste. Quelque chose se prépare dans la capitale, et nous avons hâte.
New Canadiana :: Toddler Body – 2 Cool 2 Hate / Toblerone Boys
- Toddler Body
- 2 Cool 2 Hate / Toblerone Boys
- (Healing Power)
- Toronto, ON
- ::web/sounds::
From the MTV-infatuated childhood of Roxanne Navai:
Toddler Body’s 2 Cool 2 Hate / Toblerone Boys cassette is a beautiful abyss. This collab featuring two of Toronto’s finest musical offerings, Greydyn Gatti (a.k.a. Wolfcow) and Randy Gagne (a.k.a. Man Made Hill), redefines synth-crafted expression. Their sound walks a thin line between noise rock, warped pop and zorched electro, but hits the perfect medium. Even the song titles resemble quasi-teenage inspirations and nostalgia, between “Dinobot 90210”, “Bad Beavis Impression”, and my personal favourite, “Dr. Bitch”. It makes my heart smile and cringe at the same time.
De l’enfance imprégnée de MTV de Roxanne Navai:
(Traduit par Audrey Roy)
La cassette 2 Cool 2 Hate / Toblerone Boys de Toddler Body est un magnifique abîme qui redéfinit l’expression synthétique, né de la collaboration entre deux excellents musiciens de Toronto : Greydyn Gatti (alias Wolfcow) et Randy Gagne (alias Man Made Hill). À cheval entre le noise-rock, la pop déjantée et l’électro tordu, le son parvient à atteindre un juste milieu. Même les titres de leurs chansons évoquent une inspiration nostalgique ou gamine, notamment « Dinobot 90210 », « Bad Beavis Impression » et ma préférée, « Dr. Bitch », qui enchante mon cœur tout en me faisant grincer des dents.
New Canadiana :: This Mess – States
- This Mess
- States
- (Self Released)
- Toronto, ON
- ::web/sounds::
From the never ending script of Shelby Monita:
Hailing from the land of Toronto, This Mess will have even the most sedated soul screeching, jumping, bumping and punching. States is jam-packed with murderous riffs that will turn your brain into a smoothie. Add in some nostalgic scenes of being a rebellious teen, an ode to Imelda and amps cranked to infinity, and you have yourself one hell of an album.
Du script sans fin de Shelby Monita:
(Traduit de la plume grinçante de Dominic Mpilé)
Originaire de la lointaine contrée de Toronto, This Mess fera grincer des dents, sauter sur place et frapper dans le vide l’âme la plus apathique qui soit. States est bourré de riffs ravageurs à vous en liquéfier le cerveau en slush. Ajoutez à cela quelques scènes nostalgiques d’adolescence rebelle, une ode à Imelda et des amplis montés à l’infini, et vous aurez un maudit bon album.
New Canadiana :: Brodie West – The Law of the Meander
- Brodie West
- The Law of the Meander
- (Healing Power)
- Toronto, ON
- ::web/sounds::
From the savoured tone of JT Stephenson:
Brodie West’s The Law of the Meander is the audio equivalent of stream of conscious poetry: flowing without the slightest indication of an end goal, but savouring each tone along the way. Human growls interrupt short phrasings in “Everyday Friday”, and the high-register whole notes of “My Cousin Lives in Kyoto” waver with each breath like drifting thought. It’s the starkness of the recording that emphasizes West’s intimate knowledge of the alto, and the infinite creativity embedded in these avant-garde ramblings. It’s been a while since Canada has heard free jazz sax this good.
Du délectable ton de JT Stephenson:
(Traduit par le saxomophone de Audrey Roy)
The Law of the Meander est l’équivalent auditif d’un monologue intérieur poétique, une musique qui coule sans la moindre indication d’un but final, et qui savoure chaque intonation en cours de route. Des grondements sourds ponctuent les courts phrasés d’« Every Friday », et les longues notes aiguës de « My Cousin Lives in Kyoto » ondulent au rythme du souffle telles des pensées à la dérive. La connaissance approfondie qu’a West de l’alto, ainsi que l’infinie créativité dont témoignent ces sons avant-gardistes sont mises de l’avant par le dépouillement de l’enregistrement. Il y avait longtemps qu’on n’avait pas entendu de sax free jazz aussi bon au Canada!













