Category: 7″

New Canadiana :: Pop Crimes // Willower – Split

Weird_Canada-Pop_Crimes_Willower-Split

This split is a slow, six-legged pull of your belly over the static and hum — before the RGB detonates and sends you into antennae-occupied space. Pop Crimes are brandishing buzzsaws while singer/guitarist Stefan Braun delivers a maniacal monologue of some sick Cronenberg persuasion; Long live the new flesh, and keep running around. Willower is on a modal meditation of what was once west, which winds can be commanded up, and whose waves will wind up on empty shores. The medieval script’s source has yet to be unearthed, but Crosss’ Andy March conjures the b-side all by his lonesome.

Ce split se fait sentir lentement, ses six pattes vous tirant par le ventre au-dessus des parasites vrombissants – juste avant que le RVB n’explose et vous envoie dans l’espace occupé par des d’antennes. Pop Crimes brandissent des scies mécaniques pendant que le chanteur-guitariste hystérique, Stefan Braun, se livre à un monologue tordu à la Cronenberg. Longue vie à la nouvelle chair, qu’elle poursuive son œuvre. Willower s’adonne à une méditation modale sur ce qu’était jadis l’Ouest, sur quels vents peuvent être commandés et sur quelles vagues viendront s’abattre sur le rivage désert. La source de l’écriture médiévale demeure enfouie, mais Andy March, de Crosss, sait évoquer la face B seul.


Pop Crimes – The Fly


Willower – Occident

New Canadiana :: Sightlines // Crystal Swells – Split 7″

Weird_Canada-Sightlines_Crystal_Swells

Erix Axen’s pop rock ’n roll project Sightlines traces a 20/20 vision of shared suffering. “It’s raining and it’s pouring / it’s beautiful and boring,” he sings on “Commiseration”; sympathy can be the devil. On the flipside, Crystal Swells’ twin ursine jammers could serve as opening and closing themes for a cartoon about a hard-drinking Spirit Bear who picks up a surfboard, takes to the waves and shows No Fun City how to party again. Mood-wise, this is a pink vinyl yin-yang. Cold hard tunes for summer’s coming hot days and soft nights.

Sightlines, le projet rock n’ roll pop d’Erix Axen, illustre une vision impeccable de souffrance partagée. « It’s raining and it’s pouring/it’s beautiful and boring » chante-t-il dans « Commiseration »; la sympathie s’allie parfois avec le diable. En revanche, les morceaux ursins du groupe musical Crystal Swells pourraient servir de génériques de dessin animé racontant l’histoire d’un Ours fantôme assez fêtard qui, armé d’une planche de surf, se lance dans les vagues et ramène le party à No Fun City. Côté ambiance, c’est un yin yang vinyle rose; des tounes pures et dures pour les chaudes journées et les douces nuits d’été.


Sightlines – Commiseration


Crystal Swells – Beach Bear

New Canadiana :: Pregnancy Scares – Mind Control EP

Pregnancy Scares - Mind Control

Howled chants hypnotize, rotting into feedback frequencies of confusion. Is the incessant pounding real or just inside your head? It doesn’t matter — anger always takes the bait. Childhood shame rises out the chest, twists for air and collapses into decay upon the expulsion, a doom spit nightmare of desperate delirium. Memories snap their teeth before going in for another bite, proving cerebral hysteria breeds from the inside out. Death may be a terror, but modern life is war.

Des chants hurlés, hypnotisants, qui se décomposent en des fréquences confuses de feedback. Et ce martèlement incessant, il est réel ou juste dans ma tête? Ça ne changerait rien – la colère réagit toujours. De vieilles hontes d’enfance sortent des poitrines, serpentant en cherchant de l’air avant de se transformer en pourriture une fois expulsées : le tragique crachat cauchemardesque d’un délire désespéré. Les souvenirs font claquer leurs mâchoires avant d’arracher une autre bouchée, preuve que l’hystérie cérébrale nait de l’intérieur. La mort soulève peut-être la terreur, mais la vie moderne, c’est la guerre.


Pregnancy Scares – Master Race


Pregnancy Scares – The Bait

New Canadiana :: Toronto Homicide Squad – Slow Burn

Toronto Homicide Squad - Slow Burn

Minimal in construction but maximal in sound, reigning noise champions Toronto Homicide Squad have returned with a towering 7” lathe on Craft Singles. “Slow Burn” and “Revengetarian” are explorations of this polarity: between noise and quiet, rushed and languid, drums and bass (with a monstrous guitar solo thrown in for good measure). These are aggressive statements that take their time— ornery, almost luxurious.

Toronto Homicide Squad, c’est une construction minimale, mais un son maximal. Les rois du noise sont de retour avec un vinyle chez Craft Singles. « Slow Burn » et « Revengetarian » explorent cette polarité entre le bruit et le calme, le brusque et le languissant, la batterie et la basse (avec un solo de guitare monstrueux pour faire bonne mesure). Ce sont des déclarations agressives qui prennent leur temps – ronchonneuses, presque luxueuses.


Toronto Homicide Squad – Slow Burn


Toronto Homicide Squad – Revengetarian

New Canadiana :: Needles//Pins – Out of This Place/Date Night

Needles//Pins - 7"

The Vancouver trio deal out a couple of party anthems for the misfit kids who didn’t get the big invitation. Romantic power-chord portraits of trashy anarchic hangouts. Sing-a-longs about shared cigarettes and police pursuits. These are the best worst days of our lives.

Le trio de Vancouver distribue quelques hymnes de fête à ces ados inadaptés qui n’ont pas reçu la grande invitation. Des accords de puissance peignant des portraits romantiques de squats anarchiques. Des chansons à répondre parlant de cigarettes partagées et de poursuites policières. Ce sont les meilleurs des pires jours de notre vie.


Needles//Pins – Out of This Place

New Canadiana :: The Oblique Mystique – Sweet’in Law

The Oblique Mystique - 7"

Do paintings dream of plastic feet? Madcap multi-disciplinarian Patrick Lundeen lets his freak flag flop on this blues-bothered barge. Ambling rambles, biker bar vamps and no-chops mopes stream underneath answering machine mom-talk of the most friendly variety. Turn off, tune out, drop in…

Est-ce que des toiles rêvent de pieds de plastique? l’artiste multi-disciplinaire de Madcap Patrick Lundeen laisse son côté excentrique ressortir sur cette barge soupçonnée de blues. Des radottements flâneux, des vamps de bars de motards et des lamentations limitées flottent sous la voix familière des plus amicales d’un répondeur. Fermez et débranchez tout…


The Oblique Mystique – Darcelle


The Oblique Mystique – Tune’in with Tiff’in

New Canadiana :: The Poles – Merman / Pest

The Poles - Merman / The Pest

The jury is out on whether 180 gram vinyl sounds better than your standard platter. But in the case of The Poles’ pleasingly hefty debut 7”, there’s a chance the extra weight is necessary to stably support the Vancouver sludgemongers’ crushing grooves. Side A’s barnacled jammer “Merman” breaks up the laments of a shrieking ancient mariner with almost too-pretty atmospheric strumming, the terror culminating in a stinging guitar solo at the bridge. Side B’s “Pest” rides a meaty bassline and red-eyed laments to a conjunctivitic chorus. A spectre is haunting Terminal City. The uprising of the Poletariat is here.

On délibère encore à savoir si les vinyles de 180 grammes ont un meilleur son que les disques ordinaires. Mais dans le cas du premier 7” agréablement lourd de The Poles, il est possible que le surplus de poids soit nécessaire afin de soutenir adéquatement les rythmes dévastateurs de ces vendeurs de Sludge de Vancouver. Sur la face A, la chanson au thème aquatique « Merman » vient rompre les lamentations perçantes d’un vieux marin avec des grattements de guitares atmosphériques presque trop jolis, avant que la terreur ne prenne fin dans un solo de guitare cinglant lors de la transition. Sur la face B, « Pest » se laisse porter par de la basse bien juteuse et se lamente sur un refrain contagieux. Un spectre hante Terminal City. La révolte du « Poletariat » est arrivée.


The Poles – Merman


The Poles – Pest

New Canadiana :: Noro – Nightingale

Noro - Nightingale

Calgary’s Samuel Hoeksema walks with eyes closed as layered vocals emanate from the speakeasy lullaby-mouths of reassuring winds, bringing with them the electronic chirrups of the Nightingale of surrender. Singer/songwriter sensibilities are professed alongside the intimation of vocal and synthetic textures of ambient-folk silhouettes. Worlds collide as plumage ossifies to form a battered armour, personalized by the conflagration of spirit-world meanderings. Weightless sound-steps through the wood pine forests of our back-of-the-mind echoscapes embody the tangential networking of the cracks in our skin; a lucid and zephyric capturing of time personified by the grains of sediment thrown up by the collapse of towering, incorporeal monoliths. Nightingale whispers at the windowpane, its breeze comforting itself in the resonant syntaxes of late dusk night-speakers.

Le Calgarien Samuel Hoeksema marche les yeux fermés. Des voix superposées émanent des berceuses clandestines chantées par des vents rassurants qui amènent avec eux les pépiements électroniques de Nightingale. Les sensibilités du compositeur-interprète sont présentées aux côtés des textures vocales et synthétiques suggérées par la silhouette du folk ambiant. Des mondes différents entrent en collision et des plumages s’ossifient pour former des armures usées, personnalisées par l’embrasement d’un monde spirituel nébuleux. Des bruit de pas légers résonnent dans les forêts de pins qui peuplent nos esprits inconscients et incarnent les réseaux divergents de notre peau craquée, comme une saisie lucide et douce du temps, personnifié par les grains de sédiments qui se soulèvent dans l’effondrement d’immenses monolithes incorporels. Nightingale murmure à la fenêtre, sa brise se réconforte elle-même dans les syntaxes sonores de la nuit tombante.


Noro – For Joy


Noro – Armor

New Canadiana :: John Ward’s Electric Séance – Vol. 1

John Ward's Electric Séance - Vol. 1

John Ward’s presence can be felt all around. His graphic design dots the digital landscape, his posters adorn Montréal’s concert halls and streetlamps, and his music is/will soon be playing in your waking and dreaming brain. These are songs that reflect the big city environments most of us live in, where urban decay is a background to tender sweet nothings, and daylight reveries double as conscious nightmares. It’s the neon glow of the 24-hour corner store where you buy Zappa Snax and Beach Boy brownies. Hungry freaks, Daddy!

On ressent la présence de John Ward partout. Ses designs graphiques parsèment le paysage numérique, ses posters ornent les salles de spectacles et les lampadaires de Montréal, et sa musique joue/jouera bientôt dans votre tête, que vous soyez éveillé ou endormi. Ce sont des chansons qui reflètent la grande ville dans laquelle la plupart d’entre nous vivent, où les mots tendres ont pour arrière-plan le pourrissement urbain et où les rêves éveillés sont cauchemardesques. C’est l’éclat des néons du dépanneur où vous achetez des collations Zappa et des brownies Beach Boy. Vous avez faim?


John Ward’s Electric Séance – Old Hag


John Ward’s Electric Séance – Psychotronic Techniques

New Canadiana :: Student Teacher – Left For Dead

Student Teacher - Left For Dead

Student Teacher dredges in discordant, mournful isolation and indents it on plastic vinyl. Baleful bass guitar paddles the song on a doomed journey, portended by cold iron guitar and omnisciently detached vocals. Kingfisher Bluez continues its run of concisely poignant releases with this magnetic contribution to the label’s single-sided singles series.

Student Teacher drague une dissonante, funèbre isolation, et la projette sur le plastique vinyle. Une guitare basse sinistre pagaie la chanson sur un voyage condamné, annoncé par une froide guitare d’acier et un chant détaché de façon omnisciente. Kingfisher Bluez continue ses sorties poignantes et concises avec cette contribution magnétique à la série de singles à une face de l’étiquette.


Student Teacher – Left For Dead