Category: Ex Libris

Ex Libris :: Jerry Levy – Urban Legend

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In many legends past, we learn of the various misfortunes inflicted by the ever-vigilant and preying monsters, just waiting for a lapse in character or wrong location. Consider the loup garou, the irreligious prey of the devil. These stories are passed along as a guide – don’t do that, live carefully, and you’ll be safe.

Jerry Levy’s urban legends do not just tell of how scary the external world is, but of how scary you can be to yourself. The pain, confusion, and stress endured daily in attempting to navigate this world while judging, pressuring, and at times defeating yourself. Levy draws attention to the ill-examined and scariest monster, the self.

Nombre de légendes du passé racontent les divers malheurs infligés par des monstres alertes guettant leur proie, à l’affût de la moindre erreur de jugement qui la mènerait au mauvais endroit. Le loup-garou est considéré comme la proie irréligieuse du diable. Ces histoires sont transmises comme on transmet de précieux conseils : ne faites pas certaines choses, soyez prudents et vous serez en sécurité.

Les légendes urbaines de Jerry Levy ne montrent pas seulement à quel point le monde extérieur est effrayant, mais également à quel point on peut l’être pour soi. On endure sans cesse la douleur, la confusion et le stress du quotidien tout en tentant de naviguer dans ce monde en jugeant, en se faisant pression et en se décourageant parfois. Levy attire l’attention sur le monstre le plus terrifiant et le moins bien connu, soi-même.

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Ex Libris :: Dumb #4 and #5

Georgia Webber - Dumb #4 and #5

Many conversations right now focus on written and typed words as increasingly common methods of communication. What if those were your only way to communicate every day, for 23 and three-quarter hours? Georgia Webber’s zines Dumb issues 4 and 5 describe her mostly mute life in comics – from treading through bureaucratic bullshit in order to grasp a bit of disability pay to feeling sad that she can’t greet acquaintances on the street. These comics contain fewer words than the earlier issues; images immerse the reader in her life. This gives the comics a dreamy quality and a heavy sense of silence, as if coming up for air while swimming and hearing distorted and distant voices through water-filled ears. Though her hearing is unaffected, her reduced ability to communicate seems to isolate her. Georgia’s images – in red, black and white – are (unsurprisingly) packed with information and cues. The sometimes scribbled-out, often half-obscured text of English with smatterings of French works to focus readers on body language – blushing cheeks, and inexpertly-read lips.

En ce moment, de nombreuses conversations portent sur des moyens de communication de plus en plus communs : les mots écrits et tapés. Et si, 23 heures et trois quarts par jour, c’était votre seul moyen de communiquer? Les numéros 4 et 5 du zine Dumb de Georgia Webber contiennent des bandes dessinées qui jettent un regard sur sa vie essentiellement silencieuse; du cirque bureaucratique qui se dresse entre elle et ses prestations d’invalidité jusqu’à la tristesse qu’elle ressent de ne pas pouvoir saluer ses connaissances lorsqu’elle les croise dans la rue. Ces bédés contiennent moins de mots que les numéros précédents; Georgia se sert des images pour plonger le lecteur dans sa vie. Cela donne aux dessins une qualité onirique et une lourde impression de silence, un peu comme remonter à la surface pour une bouffée d’air lorsqu’on est en train de nager et que les voix autour de nous semblent distantes et déformées à nos oreilles remplies d’eau. Bien qu’elle n’ait pas de problèmes d’ouïe, Georgia semble isolée à cause de ses moyens de communication limités. Ses dessins en rouge, blanc et noir sont remplis d’information et de signes. Le texte, en anglais avec des bouts de français par-ci par-là, est parfois gribouillé et souvent à moitié obscurci afin de guider l’attention du lecteur sur le langage corporel : joues rougissantes et lèvres maladroitement lues.

Georgia Webber - Dumb #4 and #5

Ex Libris :: Chrix Morix – Sometimes We All Fall Apart

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Part chemi-spherical retelling of road-warrior blues, part anthemic overture to the lovely weight of heartstrings, worries, and anxieties, Chrix Morix–resident bass player in Saskatoon’s Slow Down Molasses, the slow-core embodiment of the region’s endless sprawl–recounts his experiences on tour and away from home during his 2012 pilgrimage to the hallowed grounds of Europe’s antiquated countenances in his self-published work, ‘Sometimes We All Fall Apart’.

Lamenting the comforts of home, Morix’s biographical prose shines with the youthful vigor of middle-age. This is not so much a tour diary as it is a decidedly unabashed glimpse at what it means to feel fulfilled and the compromise that oftentimes accompanies such an intricate balance between contentedness and euphoria. Although the context of his retelling is cast in the vestige of trans-continental geo-lovery, these tales draw attention to the importance of the self-valuation of raw experiences as they morph into memories that are immortalized by irrevocable bouts of nostalgia for pang, gut-ache, and torn denim. Like a reverent cartographer tracing the tracks of time across coloured markings on papered histories, Morix maps the sutures of his travels through Belgium, Netherlands, and the United Kingdom all the while remembering that ‘anything truly worth remembering is always a little painful’.

Chrix Morix, bassiste des Slow Down Molasses de Saskatoon- l’incarnation lente de l’étendue infinie de la région, raconte ses expériences en tournée et loin de chez lui durant son pélerinage aux terres bénies des contenances démodées de l’Europe en 2012 dans son travail auto-publié, “Sometimes We All Fall Apart”, en partie adaptation chimio-sphérique de la mélancolie des voyageurs et en partie ouverture comme un hymne au poids charmant des cordes sensibles, des inquiétudes et des angoisses.

En regrettant les conforts de la maison, la prose biographique de Morix brille avec la vigueur juvénile de l’âge mur. Il ne s’agit pas tout à fait d’un journal de tournée mais plutôt d’un clin d’oeil éhontés à ce que cela signifie de se sentir accompli et le compromis qui accompagne souvent cet équilibre complexe entre la satisfaction et l’euphorie. Malgré le fait que le contexte de cette adaptation soit conçu dans le vestige de l’amour-géo transcontinental, ces récits attirent l’attention sur l’importance de l’estimation par soi-même des expériences pures lorsque celles-ci se transforment en souvenirs immortalisés par coups irrévocables de nostalgie pour les crampes, les maux d’estomac et le denim déchiré. Comme un cartographe respectueux qui trace les empreintes du temps à travers les marques colorées des histoires en papier, Morix désigne les sutures de ses voyages à travers le Belgique, les Pays-Bas et le Royaume-Uni tout en se souvenant que “les choses qui valent la peine de s’en souvenir sont toujours un peu pénibles”.

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Ex Libris :: Dean Garlick – Chloes

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We often have the sensation of feeling as though we did not actually do something. Our memory recalls a person that is apparently ourselves, the facts we have more or less converge on it being us but nevertheless it feels as though it was a different person altogether. I couldn’t have done that?

Dean Garlick poses this question in Chloes. A Montreal bank clerk, Chloe Fortin is forced to experience herself in the present, while grasping what it is to be connected to your former self. With the arrival of a parakeet and the departure of a person, Chloe moves from past to present reconciling what it means to be oneself in flux. Accompanied by illustrations by Nicole Legault, Garlick weaves the narrative of an individual understanding the nature of the self as fractured but connected through the continuation of one’s body.

On a souvent le sentiment d’avoir fait quelque chose sans pourtant l’avoir faite. Une personne qui est supposément nous-même nous revient en mémoire, avec les faits de la chose qui convergent et démontrent qu’il s’agit bien de nous et pourtant, quelque chose indique que c’était quelqu’un d’autre. J’ai pas vraiment fait ça, moi?

Dean Garlick pose cette question dans Chloes. Commis dans une banque montréalaise, Chloe Fortin est confrontée à son soi présent tout en essayant de comprendre ce que c’est d’être connecté avec la personne qu’elle était auparavant. Avec l’arrivée d’une perruche et le départ d’une personne, Chloé passe du passé au présent, conciliant ce que ça signifie d’être soi-même dans un même flux. Agrémenté des illustrations de Nicole Legault, Garlick tisse le récit d’une compréhension individuelle de la nature du soi fracturée, mais connectée à travers la continuation corporelle.

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Ex Libris :: Claire Lacey – Twin Tongues

Claire Lacey - Twin TonguesClaire Lacey - Twin Tongues

A Western teacher far in the Eastern hemisphere. She is unprepared for the monsoon season, for her skin getting all sticky with humidity, for the betrayal of her umbrella. A strange lost bird in her apartment – a crow – mocks the very concept of the teacher’s teachings with relentless “Fuck you! I’m a crow! Fuck you! I’m a Crow! Fuck you! I’m a crow!…” Twin Tongues is a tale of English the colonist, the alien species that eradicates the native fauna only to discover its own alienness.

English is pervasive; it is easy to take its reach even to the most remote corners of the world for granted. Sometimes we vilify the tongue and blame its evil nature for the death of other languages. At other times we feel aggravated that not everyone in the world speaks English when we try and talk at them. How should one feel about this language? It’s so confusing!

Twin Tongues – a chaotic blend of fragmented narration and poetry – personifies this confusion. English becomes a thoroughly well-intentioned lady who is on a mission to teach the tongue in Papua New Guinea, where Tok Pisin, a pidjin derivative of English, is already the primary lingua franca (By the way, Papua New Guinea has more indigenous languages than any other country – over 820. We learn that the conception of Tok Pisin helped the local population retain its own identity in the time of colonization. Now English is diluting this identity yet again).

But back to our nice lady – she is doing the best that she can. She is nursing a cursing crow back to health. The bird’s repetitions of the heroine’s native phrases sound ridiculous and arbitrary. You know that feeling when you say a word over and over until you are unsure if that word has any meaning? How bizarre that we have collectively agreed to call particular combinations of sounds English. Does it even matter that in its dreams the local crow speaks English?

La langue anglaise étant omniprésente, il est facile de la voir étendre ses tentacules dans les recoins les plus éloignés de la planète. Nous jetons parfois le blâme sur celle-ci lorsque vient le temps de trouver un coupable responsable de la disparition d’autres langues. Il nous arrive parfois de sentir un certain agacement lorsque les interlocuteurs anglais sont aussi rares qu’une pluie dans le désert. Être ou ne pas être anglophone? Que de confusion.

Twin Tongues, un amalgame chaotique de prose et de poésie, personnifie cette confusion qui nous envoûte. Dans les pages de cet ouvrage, la langue anglaise prend les traits d’une vieille dame, pleine de bonnes intentions, partant propager la bonne parole en Papouasie Nouvelle-Guinée. Dans cette île du Sud se parle déjà un dérivé de l’anglais, le Tok Pisin, considéré comme la lingua franca du lieu. D’ailleurs, on compte 820 langues indigènes en Papouasie Nouvelle-Guinée, un nombre beaucoup plus important qu’ailleurs. Là-bas, le Tok Pisin était un moyen d’assurer la défense de l’identité locale, lors de la colonisation du territoire. On assiste aujourd’hui à un nouvel épisode d’anéantissement identitaire, sous l’égide de l’anglais.

Mais revenons à notre dame. Elle survit du mieux qu’elle peut. Elle offre des soins à un corbeau ayant perdu toute reconnaissance. Les mots de l’héroïne sonnent ridicules et arbitraires lorsqu’ils sortent de la bouche de l’animal. Avez-vous déjà eu le sentiment de répéter un mot ad nauseam, pour ensuite ne plus savoir s’il avait une quelconque signification? Le fait que la collectivité ait donné le nom d’anglais à un groupe de combinaisons sonores est bizarre. Dans ses rêves, le corbeau local est anglophone. Et alors?

Claire Lacey - Twin Tongues

Ex Libris :: Geneviève Castrée – Susceptible

Genevieve Castree - SusceptibleGenevieve Castree - Susceptible

Pause in between each of Geneviève Castrée’s illustrations in Susceptible; otherwise, you will miss just how deeply they can permeate. Perceiving another’s childhood through illustration enables an empathic account, how much easier to project into the other when you can see the visions entrenched upon their eyes. Visions of their formulation, a process wholly incomplete.

Our formation is mentally and physically encumbered by what happened in the past. This isn’t necessarily a bad thing since our accident of entering into the world does not mean that our ties in it are any the less valuable. When saying, “oh I got that from Mom” or “this seems like something my father would do,” we are placing ourselves by some of the only references we know. However, doing so becomes much more difficult when our familial points of reference do not speak our language or share our values. Castrée shows the cognitive dissonance created between wanting our vision of the perfect family and admitting that reality is often far off, creating a tragedy. We subsequently ask: what does the (m)other want?

Prenez le temps de bien regarder chacune des illustrations de Geneviève Castrée en feuilletant Susceptible, sinon vous ne réaliserez pas à quel point elles peuvent s’imprégner dans votre être. Percevoir l’enfance de quelqu’un à l’aide du dessin permet d’adopter un point de vue empathique; il est tellement plus facile de s’identifier à une personne lorsque l’on peut voir à travers ses yeux. Des bribes de la formation de son être, un processus entièrement incomplet.

Notre formation est mentalement et physiquement encombrée par notre passé. Ce n’est pas nécessairement une mauvaise chose puisque l’accident qu’est notre entrée dans ce monde ne diminue en rien la valeur de nos liens avec celui-ci. Lorsque l’on dit « oh, je tiens ça de ma mère » ou « on dirait quelque chose que mon père ferait », on se situe à l’aide des seules références que l’on connaît. Cela devient beaucoup plus difficile lorsque notre point de référence ne parle pas notre langue ou ne partage pas nos valeurs. Castrée illustre la dissonance cognitive causée par le fait d’avoir une vision de vie familiale parfaite, et en même temps d’admettre que la réalité est rarement comme on la souhaite, ce qui est tragique. On se demande ensuite : que veut donc la m(autre)iarche?

Genevieve Castree - SusceptibleGenevieve Castree - Susceptible

Ex Libris :: Late Cuts II

Late Cuts II

With the goal of showcasing Vancouver artists and musicians working in the visual arts, Late Cuts II embodies the spirited vigor of dancing fingers on frayed paper; of celestial pitter-patterings traced as screened images on worn yet ennobled newspaper stock; of tumbling turnings of tongue twisting twirling prose in the dividends of suburban archways. These limited run releases—each of which is published in a different format—embodies the creative mentality of curators basking in the illumination of self-generating artistries, the incarnations of which are unique in their own methods of sentiment, conveyance, and delivery. With the demarcation between various art forms becoming increasingly intertwined, Late Cuts II exemplifies the power of multi-formative communication: of speaking through design and aesthetic; of absorbing through sight and touch. And we, the proud denizens of brightly zealous artscapes, are made that much more so by virtue of the aesthetic deliveries from the curators of this heartfelt community-oriented gallery of ink-laden loveforms.

Dans le but d’exposer des artistes et des musiciens vancouvérois du domaine des arts visuels, Late Cuts II incarne la vigueur pleine d’esprit de doigts dansant sur du papier usé; du tambourinement céleste tracé comme des images encadrées sur des piles de papier journal usé, mais anobli; de tours trébuchants de prose virelangue virevoltante dans les dividendes des voûtes de banlieue. Ces éditions limitées, chacune publiée dans un format différent, incarnent la mentalité créative des conservateurs se complaisant dans l’illumination des talents qui s’autogénèrent et dont les incarnations sont uniques dans leurs méthodes de sentiment, de communication et de distribution. Alors que les différentes formes d’art s’entrelacent de plus en plus, Late Cuts II exemplifie le pouvoir de la communication multiforme : celle-ci permet de parler à travers le design et l’esthétique; d’absorber à travers la vue et le toucher. Et nous, fiers habitants de paysages artistiques brillamment zélés, le sommes encore plus grâce aux livraisons esthétiques des conservateurs de cette touchante galerie de formes d’amour chargées d’encre axée sur la communauté.

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Ex Libris :: Michael Trussler – A Homemade Life

Michael Trussler - A Homemade LifeMichael Trussler - A Homemade Life

A Homemade Life is a set of 12 mnemonic “photo poems” assembled any way you want to create meaning and stimulate memories out of this free association. The photographs are half-staged and half-improvised (homemade), and are assembled with the poems into a sequence (life). This reflects on the mutability of memory and perception, how seemingly idiosyncratic events can be eerily universal, and also acts as an existential query. I see a dinosaur in that cloud, some people just see a cloud. But also, behind it all are the stars, far-away-barely-perceptible galaxies, and an untold amount of people looking back us and wondering the same thing, seeing how they stack up.

A Homemade Life est un ensemble de 12 « photo-poèmes » mnémoniques qu’on peut assembler de la façon qu’on veut pour en soutirer un sens. Cette association libre nous permet même de l’utiliser pour remuer notre mémoire. Les photos sont à moitié organisées et à moitié improvisées (faites maison), et peuvent être assemblées en une séquence en conjonction avec les poèmes, ce qui leur donne vie. Ces images, en plus de susciter des questions existentielles, font contempler et réfléchir à la mutabilité de la mémoire et de la perception, et à l’étrange universalité des évènements, qui peuvent sembler idiosyncrasiques. Je peux voir un dinosaure se former dans les nuages, tandis que d’autres ne voient qu’un nuage, mais dirigent leur regard plus loin encore et trouvent les étoiles et les galaxies, qui sont à peine perceptibles tellement elles sont lointaines, ainsi qu’une quantité innombrable de gens qui nous relancent, qui pensent à la même chose, en se questionnant sur leur position dans l’univers.

Michael Trussler - A Homemade LifeMichael Trussler - A Homemade Life

Ex Libris :: David Proctor – Gross

David Proctor - GrossDavid Proctor - Gross

You are sick. Maybe everyone is sick. Maybe our culture is sick, or maybe our culture is the sickness. All consumed, all consuming. And if consumerism is the sickness, then what is the cure? If the crucified working class can’t rub the sleep from its eyes, who can? And if David Proctor’s Gross never completely restores sobriety to our inebriation, in a moment worthy of Proust, it nevertheless shines a beacon of light, indicating the redemptive power of art as our generation’s only hope. Proctor performs a post-mortem on western culture, opening us up, putting our hopes, fears, and values on display. Take a look at what you consume.

Vous êtes malade. Peut-être que tout le monde, ou même notre culture l’est. Ou peut-être que la maladie est notre culture elle-même. Tarie par la consommation, elle est elle-même voracement consommatrice. Et si le consumérisme est la maladie, existe-t-il un traitement? Si la classe ouvrière lasse ne peut s’enlever la fatigue des yeux, qui pourra le faire? Et si Gross, de David Proctor, ne nous tire jamais complètement de notre état d’ébriété pour nous ramener vers la sobriété, dans un moment digne de Proust, il projette néanmoins la lumière d’un brillant fanal indiquant le pouvoir rédempteur de l’art en tant que seul espoir de notre génération. Proctor effectue une autopsie sur la culture occidentale, allant chercher en nous nos peurs, nos valeurs et nos espoirs pour les exposer. Regardez bien ce que vous consommez.

David Proctor - Gross

Far Shores // Ex Libris :: The Zine Tree Project

Zine TreeZine Tree

The leaves of Amelia Merhar’s tree are mini-zines that range in topic from crushing on the falafel guy to how to properly weigh your own breasts. Nestled in the branches is an electronic bird that chirps each time someone in the world writes a tweet about zines. The tree is growing northernly culture, and these zines written entirely by Yukoners are traveling to Toronto for Canzine on November 1st.

Amelia Merhar a créé un arbre : ses feuilles sont des mini-fanzines aux sujets variés, allant de la bonne façon de se peser les seins aux papillons causés par le gars qui vend des falafels au centre-ville. Le gazouillis d’un oiseau électronique posé sur l’arbre se fait entendre chaque fois que quelqu’un – dans le monde – écrit un tweet à propos de fanzines. L’arbre fait croître la culture nordique du fanzine, et ces revues écrites par des Yukonnais seront de passage à Toronto le 1er novembre pour le festival Canzine.

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